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128.5 La mort

« Ne te réjouis pas de la mort d’un homme, souviens-toi que tous nous devons mourir. »

Si 8 7

« Ne vante le bonheur de personne avant la fin, car c’est dans sa fin qu’on se fait connaître. »

Si 11 28

« Plutôt la mort qu’une vie chagrine, l’éternel repos qu’une maladie persistante. »

Si 30 17

« Mon fils, répands tes larmes pour un mort, pousse des lamentations pour montrer ton chagrin, puis enterre le cadavre selon le cérémonial et ne manque pas d’honorer sa tombe.
« Pleure amèrement, frappe-toi la poitrine, observe le deuil comme le mort le mérite un ou deux jours durant, de peur de faire jaser, puis console-toi de ton chagrin.
« Car le chagrin mène à la mort, un cœur abattu perd toute vigueur.
« Avec le malheur persiste la peine, une vie de chagrin est insupportable.
« N’abandonne pas ton cœur au chagrin, repousse-le. Songe à ta propre fin.
« Ne l’oublie pas : il n’y a pas de retour, tu ne servirais de rien au mort et tu te ferais du mal.
« “Souviens-toi de ma sentence qui sera aussi la tienne : moi hier, toi aujourd’hui !”
« Dès qu’un mort repose, laisse reposer sa mémoire, console-toi de lui dès que son esprit est parti. »

Si 38 16-23

« Ô mort, quelle amertume que ta pensée pour l’homme qui vit heureux au milieu de ses biens, pour l’homme arrivé à qui tout réussit et qui peut encore goûter la nourriture.
« Ô mort, ta sentence est la bienvenue pour l’homme misérable et privé de ses forces, pour le vieillard usé, agité de soucis, révolté et à bout de patience.
« Ne redoute pas l’arrêt de la mort, souviens-toi de ceux d’avant toi et de ceux d’après toi.
« C’est la loi que le Seigneur a portée sur toute chair ; pourquoi se révolter contre le bon plaisir du Très-Haut ? Que tu vives dix ans, cent ans, mille ans, au shéol on ne te reprochera pas ta vie. »

Si 41 1-4

« Mort, exil, tout ce qui paraît terrible : qu’ils soient devant tes yeux chaque jour, avant tout la mort ; et tu n’auras jamais rien de bas dans l’esprit ni aucun désir excessif pour quoi que ce soit. »

Arrien de Nicomédie, Manuel d’Épictète, XXI (traduction par Emmanuel Cattin, Paris, Flammarion, 1997, p. 71).

« Vivez comme si vous deviez mourir chaque jour. »

S. Athanase d’Alexandrie, Vie d’Antoine, 91, 3 (traduction par Gerard J. M. Bartelink, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes », 2004, p. 369).

« On peut se mettre en sûreté contre toutes sortes de choses mais, en ce qui concerne la mort, nous habitons tous, tant que nous sommes, une cité sans défense. »

Épicure, Sentences vaticanes, 31 (traduction de Maurice Solovine, Paris, Nathan, collection « Les Intégrales de Philo », 1998 [édition 2001], p. 116).

« Tous les hommes sont redevables à la mort,
« et il n’en est aucun qui sache seulement
« si demain il vivra encore. […]
« Tiens-toi en joie, enivre-toi et vis le jour présent,
« le seul qui soit à toi. Inscris le reste au compte du destin. »

Euripide, Alceste (Tragédies, traduction par Marie Delcourt-Curvers, Paris, Gallimard, collection « Le Livre de poche classique », 1969, p. 70).

« Nous sommes tous égaux, quand le moment de mourir est venu. »

Sénèque, Questions naturelles, VI i 8 (traduction par Paul Oltramare, Paris, Les Belles Lettres, collection des Universités de France, 1961, p. 250).

« Brutus – Nous savons que nous mourrons ; ce n’est que l’époque et le nombre des jours qui tiennent les hommes en suspens.
« Cassius – Aussi, celui qui soustrait vingt ans à la vie, soustrait autant d’années à la crainte de la mort.
« Brutus – Reconnaissez cela, et la mort est un bienfait. Ainsi nous sommes les amis de César, nous qui avons abrégé son temps de craindre la mort. »

Shakespeare (William), Jules César, III, 1 (Le Théâtre complet de William Shakespeare, t. VII, traduction de François-Victor Hugo, Paris, Garnier, 1961-1964, p. 443).