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177.4 Morale de l’apparence personnelle (outrage à la pudeur, tenues ostentatoires)

« Cette affection même de la honte ou pudeur ne va pas bien à tous les âges. Elle ne sied guère qu’à la jeunesse. Si, dans notre opinion, il est bon que les jeunes cœurs soient très susceptibles de cette affection, c’est que, vivant à peu près exclusivement de la passion, ils sont exposés à commettre beaucoup de fautes et que la pudeur peut leur en épargner un bon nombre. »

Aristote, Éthique à Nicomaque, IV, 9, §3 (traduction de Jules Barthélemy Saint-Hilaire, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche », 1992 [édition 1994], p. 189).

« La pudeur et la chasteté sont des chaînes d’or et des colliers. De tels bijoux, c’est Dieu qui en est l’orfèvre. »

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, II xii 129 1 (traduction de Claude Mondésert, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes » [n. 108], 1965, p. 241).

« Si la pudeur est le compas de la conscience et le fil à plomb de la personne, l’impudeur est le signe de sa corruption. »

Florensky (Paul), La colonne et le fondement de la vérité. Essai d’une théodicée orthodoxe en douze lettres, traduit du russe par Constantin Andronikof, Lausanne, L’Âge d’Homme, collection « Slavica », 1975, p. 124.

« […] la pudeur, cet épiderme de l’âme […] »

Hugo (Victor), Les Misérables, III, 8, 5 (Paris, Librairie Générale Française, « Le Livre de poche classique », 1998, p. 1020).

« Rara est adeo concordia formae atque pudicitiae. »

(Il est si rare que beauté et pudeur aillent ensemble !)

Juvénal, Satires, X, 297-298 (traduction par Pierre de Labriolle et François Villeneuve, Paris, Les Belles Lettres, collection des Universités de France, 1921, p. 135).

« Autrefois on disait […] : “Elles rougissent de honte” ; on devrait dire maintenant de certaines : “Elles ont honte de rougir”. »

Luciani (Albino), Humblement vôtre, traduit de l’italien par Michel Pochet, Paris, Nouvelle cité, 1978, p. 144.

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir. »

Molière, Tartuffe, III, 2, v. 860 (Paris, Diderot, collection « Classiques français et étrangers », 1945, p. 70).

« La pudeur, c’est le sentiment qu’a la personne de n’être pas épuisée dans ses expressions et d’être menacée dans son être par celui qui prendrait son existence manifeste pour son existence totale. La pudeur physique ne signifie pas que le corps est impur, mais que je suis infiniment plus que ce corps regardé ou saisi. La pudeur des sentiments, que chacun d’eux me limite et me trahit. L’une et l’autre que je ne suis le jouet ni de la nature, ni d’autrui. Je ne suis pas confus d’être cette nudité, ou ce personnage, mais de paraître n’être que cela. Le contraire de la pudeur est la vulgarité, le consentement à n’être que ce qu’offre l’apparence immédiate, à s’étaler sous le regard public. »

Mounier (Emmanuel), Le personnalisme, Paris, Presses Universitaires de France, collection « Que sais-je ? » (n. 395), 1949 (9e édition : 1965), p. 54.

« Les enfants n’ont pas de pudeur ; les adolescents, jusqu’à la puberté, fort peu. De toutes les vertus, c’est celle qui arrive le plus tard et qui exige le plus grand développement intellectuel et moral, la plus longue éducation. »

Proudhon (Pierre-Joseph), De la justice dans la Révolution et dans l’Église, 11e étude, ch. I, xv (réédition : Paris, Fayard, collection « Corpus des œuvres de philosophie en langue française », 1990, t. IV, p. 1979).

« Ôtez à la jeunesse la pudeur et l’amour, donnez-lui en échange la luxure ; elle perdra bientôt jusqu’au sens moral : ce sera une race vouée à la servitude et à l’infamie. »

Proudhon (Pierre-Joseph), De la justice dans la Révolution et dans l’Église, 11e étude, ch. III, xxxvi (réédition : Paris, Fayard, collection « Corpus des œuvres de philosophie en langue française », 1990, t. IV, p. 2078).