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201 Religion comparée (écrits religieux syncrétistes de personnes exprimant leur point de vue personnel sans vouloir fonder une nouvelle religion ou représenter une ancienne religion ; ouvrages traitant de différentes religions ou de sujets religieux non appliqués aux religions particulières ; sacré)

« La religion est […] une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l’intelligence. »

Bergson (Henri), Les deux sources de la morale et de la religion, Paris, Presses universitaires de France, 1932 (9e édition : 2006, collection « Quadrige »), p. 127.

« La religion est une réaction défensive de la nature contre la représentation, par l’intelligence, de l’inévitabilité de la mort. »

Bergson (Henri), Les deux sources de la morale et de la religion, Paris, Presses universitaires de France, 1932 (9e édition : 2006, collection « Quadrige »), p. 137.

« Les représentations religieuses […] sont des réactions défensives de la nature contre la représentation, par l’intelligence, d’une marge décourageante d’imprévu entre l’initiative prise et l’effet souhaité. »

Bergson (Henri), Les deux sources de la morale et de la religion, Paris, Presses universitaires de France, 1932 (9e édition : 2006, collection « Quadrige »), p. 146.

« [La religion] est une réaction défensive de la nature contre ce qu’il pourrait y avoir de déprimant pour l’individu, et de dissolvant pour la société, dans l’exercice de l’intelligence. »

Bergson (Henri), Les deux sources de la morale et de la religion, Paris, Presses universitaires de France, 1932 (9e édition : 2006, collection « Quadrige »), p. 217.

« La religion est au mysticisme ce que la vulgarisation est à la science. »

Bergson (Henri), Les deux sources de la morale et de la religion, Paris, Presses universitaires de France, 1932 (9e édition : 2006, collection « Quadrige »), p. 253.

« [La religion] fournit une réponse aux trois menaces qui pèsent sur toute vie humaine : la souffrance, l’ignorance et l’injustice. »

Meslin (Michel), L’expérience humaine du divin. Fondements d’une anthropologie religieuse, Paris, Cerf, collection « Cogitatio Fidei » (n. 150), 1988, p. 23.

« On [distingue] cinq sens principaux du mot religion.

« – Un sens général, proche de la notion antique de religio : la religion est définie comme un système de croyances et de pratiques. Quand nous parlons de la religion chrétienne, de la religion musulmane, nous désignons ainsi un système organisé de croyances et de rites qui constitue une expérience religieuse collective insérée dans un temps et un espace donnés.

« – Le deuxième sens est complémentaire du premier. Il ne connote plus une expérience religieuse historique parmi d’autres, mais il désigne la valeur idéale que constitue pour ses propres fidèles la “vraie” religion, qui est celles qu’ils pratiquent. Celle-ci apparaît comme un système exclusif, auquel ils se réfèrent et à l’aune duquel ils jugent les autres religions.

« – Le troisième sens est fortement sociologique : la religion, c’est tout le complexe des activités humaines informées par une foi. La religion remplit alors une fonction de légitimation qui permet de rattacher le monde et la société construite par l’homme, et qui forment son réel quotidien, à une réalité dernière, universelle et sacrée. La religion remplit alors une “fonction de cosmisation” […].

« – Le quatrième sens est plus personnel et désigne une piété qui implique non seulement des actes de dévotion envers Dieu mais aussi des actions envers les autres hommes. C’est ainsi que la définit l’apôtre Jacques : “La religion pure et sans souillure auprès de Dieu le Père la voici : visiter les orphelins et les veuves dans l’affliction et se garder sans tache loin du monde” (Jc 1 27).

« – Le cinquième sens, enfin, est d’ordre existentiel, justifiant les attitudes et les actions d’une vie humaine. La religion, “ce sont les impressions, les sentiments et les actes de l’individu livré à la solitude, pour autant qu’il se considère comme étant en rapport avec ce qui lui apparaît comme divin” […]. “La religion est ce pour quoi un homme vit ; un homme peut vivre pour le whisky ou pour des dividendes, pour sa femme et ses enfants ou pour la nouvelle Jérusalem : c’est cela sa religion”. »

Meslin (Michel), L’expérience humaine du divin. Fondements d’une anthropologie religieuse, Paris, Cerf, collection « Cogitatio Fidei » (n. 150), 1988, pp. 43-44.

« Dans toutes les religions, l’homme […] est délivré du poids de sa propre vie. »

Camus (Albert), Le Mythe de Sisyphe. Essai sur l’absurde, Paris, Gallimard, collection « Idées », 1942 (édition 1962), p. 184.

« Une religion est un dispositif idéologique, pratique et symbolique par lequel est constituée, entretenue, développée et contrôlée la conscience (individuelle et collective) de l’appartenance à une lignée croyante particulière. »

Hervieu-Léger (Danièle), La religion pour mémoire, Paris, Cerf, collection « Sciences humaines et religions », 1993, p. 119.

« Presque toutes les religions gravitent autour du problème de l’expiation ; elles surgissent de la conscience que l’homme a de sa culpabilité devant Dieu ; elles constituent une tentative pour mettre fin à ce sentiment de culpabilité, pour surmonter la faute par des œuvres d’expiation que l’on offre à Dieu. L’œuvre d’expiation par laquelle les hommes essayent d’apaiser la divinité et de la rendre favorable est au cœur de l’histoire des religions. »

Ratzinger (Joseph), La foi chrétienne hier et aujourd’hui, traduit de l’allemand par Eugène Ginder et Pierre Schouver, Paris, Cerf, 1985 (édition 1996), p. 198.