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220.13 Inspiration de la Bible (autorité de la Bible considérée comme Révélation, Parole de Dieu)

« Les réalités divinement révélées, que contiennent et présentent les livres de la Sainte Écriture, y ont été consignées sous l’inspiration de l’Esprit Saint. Notre sainte Mère l’Église, de par la foi apostolique, tient pour sacrés et canoniques tous les livres tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, puisque, rédigés sous l’inspiration de l’Esprit Saint, ils ont Dieu pour auteur et qu’ils ont été transmis comme tels à l’Église elle-même. Pour composer ces livres sacrés, Dieu a choisi des hommes auxquels il a eu recours dans le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens, pour que, lui-même agissant en eux et par eux, ils missent par écrit, en vrais auteurs, tout ce qui était conforme à son désir, et cela seulement.

« Dès lors, puisque toutes les assertions des auteurs inspirés ou hagiographes doivent être tenues pour assertions de l’Esprit Saint, il faut déclarer que les livres de l’Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées pour notre salut. C’est pourquoi “toute Écriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice, afin que l’homme de Dieu se trouve accompli, équipé pour toute œuvre bonne” (2 Tm 3 16-17 grec). »

Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique De Divina Revelatione, n. 11.

« Le charisme de l’inspiration permet de dire que Dieu est l’auteur de la Bible, d’une manière qui n’exclut pas l’homme en tant que véritable auteur lui-même. En effet, à la différence d’une dictée, l’inspiration n’élimine ni la liberté ni les capacités personnelles de l’écrivain, mais elle les éclaire et les suscite. »

« La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église », Instrumentum laboris de la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, 11 mai 2008, n. 15c (La Documentation catholique, n. 2406, 20 juillet 2008, p. 681).

« Audeo dicere, fratres mei, forsitan nec ipse Ioannes dixit ut est, sed et ipse ut potuit; quia de Deo homo dixit: et quidem inspiratus a Deo, sed tamen homo. Quia inspiratus, dixit aliquid; si non inspiratus esset, dixisset nihil: quia vero homo inspiratus, non totum quod est dixit; sed quod potuit homo, dixit. »

« Je me hasarderai à le dire, mes frères, peut-être Jean lui même n’a-t-il pas dit ce qu’est [le Verbe], et s’est-il borné à en parler de son mieux, puisqu’il n’était qu’un homme et qu’il parlait de Dieu ? Il était, à la vérité, inspiré d’en haut ; mais, en définitive, il était homme ; parce qu’il était inspiré, il a parlé ; s’il ne l’avait pas été, il n’aurait rien dit ; parce qu’il était inspiré, mais homme, il n’a pas dit tout ce qui est ; mais ce que l’homme peut dire, il l’a dit. »

S. Augustin d’Hippone, In Joannis Evangelium tractatus, I, 1 (Patrologiæ Latinæ, 35, 1379-1380 ; traduction : Œuvres complètes, Bar-le-Duc, Guérin, 1864-1873, tome X, p. 315).

« Rien ne nous oblige à penser que l’assistance du Saint-Esprit suffit à faire enfanter des chefs-d’œuvre. »

Lubac (Henri, de), Entretien autour de Vatican II. Souvenirs et réflexions, Paris, France catholique/Cerf, collection « Théologies », 1985, p. 45.