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231.74 Révélation

« [Dieu] nous a fait connaître le mystère de Sa volonté, ce dessein bienveillant qu’Il avait formé en Lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres. »

Ep 1 9-10

« Au fil des siècles il y a eu des révélations dites “privées”, dont certaines ont été reconnues par l’autorité de l’Église. Elles n’appartiennent cependant pas au dépôt de la foi. Leur rôle n’est pas d’“améliorer” ou de “compléter” la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire. Guidé par le Magistère de l’Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ ou de ses saints à l’Église.

« La foi chrétienne ne peut pas accepter des “révélations” qui prétendent dépasser ou corriger la Révélation dont le Christ est l’achèvement. C’est le cas de certaines religions non-chrétiennes et aussi de certaines sectes récentes qui se fondent sur de telles “révélations”. »

Catéchisme de l’Église catholique, n. 67.

« C’est à [la révélation divine] qu’on doit “que ce qui, dans les choses divines, n’est pas par lui-même inaccessible à la raison humaine, puisse aussi, dans l’état présent du genre humain, être connu par tous facilement, avec une certitude inébranlable, sans aucun mélange d’erreur”. »

Concile œcuménique Vatican II, constitution dogmatique De divina Revelatione, n. 6.

« Lorsque le Pontife romain, ou le corps des évêques avec lui, porte une définition, ils le font conformément à la Révélation elle-même à laquelle tous doivent se tenir et se conformer, Révélation qui est transmise intégralement, sous forme écrite ou par tradition, par la succession légitime des évêques, et, avant tout, par le soin du Pontife romain lui-même ; cette Révélation à la lumière de l’Esprit de vérité est scrupuleusement conservée dans l’Église et fidèlement présentée. Le Pontife romain et les évêques s’appliquent avec zèle à scruter consciencieusement et à énoncer correctement cette Révélation, dans la conscience de leur devoir et de la gravité de la chose, en ayant recours aux moyens appropriés ; mais ils ne reçoivent, comme appartenant au dépôt divin de la foi, aucune nouvelle révélation publique. »

Concile œcuménique Vatican II, constitution dogmatique De Ecclesia, n. 25.

« La Révélation consiste dans l’initiative de Dieu qui a voulu rencontrer personnellement l’homme pour ouvrir avec lui un dialogue de salut. C’est Dieu qui a l’initiative du discours, c’est Dieu qui le fait progresser. L’homme écoute et répond. Mais la réponse que Dieu attend de l’homme ne se réduit pas à une froide évaluation intellectuelle d’idées abstraites. Dieu rencontre l’homme et il lui parle parce qu’il l’aime et qu’il veut le sauver. La réponse de l’homme doit donc être avant tout acceptation reconnaissante de l’initiative divine et abandon confiant à la force prévenante de son amour.

« Entrer en dialogue avec Dieu signifie se laisser séduire et conquérir par la figure lumineuse (doxa) du Jésus de la Révélation et par l’amour (agapè) de Celui qui l’a envoyé. C’est précisément en cela que consiste la foi. En elle, l’homme, intérieurement éclairé et attiré par Dieu, dépasse les limites de la connaissance purement naturelle et fait une expérience de lui qui lui serait autrement impossible. Jésus a dit : “Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire” (Jn 6 44). “Personne”, pas même le théologien. »

Jean-Paul II, Discours aux universités pontificales et aux collèges ecclésiastiques romains, 16 octobre 1979, n. 3 (La Documentation catholique, n. 1774, 18 novembre 1979, p. 954)

« [La Révélation est] ce que Dieu lui-même, auteur suprême de la nature, a daigné, par un insigne bienfait de sa miséricorde, révéler aux hommes pour les conduire dans le chemin du bonheur et du salut. »

B. Pie IX, Encyclique Qui pluribus, 9 novembre 1846 (Lettres apostoliques de Pie IX, Grégoire XVI, Pie VII. Encycliques, brefs, etc., Paris, La Bonne Presse, 1898, p. 179).

« Notre très sainte religion n’a pas été inventée par la raison humaine, mais Dieu l’a fait connaître aux hommes dans son infinie clémence ; chacun comprend donc sans peine qu’elle emprunte toute sa force à l’autorité de la parole de Dieu, et qu’elle ne peut être ni diminuée ni perfectionnée par la raison de l’homme. La raison humaine, il est vrai, pour n’être pas trompée dans une affaire de telle importance, doit examiner avec soin le fait de la révélation divine, afin d’être assurée que Dieu a parlé, et afin que sa soumission à la parole divine soit raisonnable, comme l’enseigne l’Apôtre avec une grande sagesse. Qui ignore, en effet, qui peut ignorer que la parole de Dieu mérite une foi entière, et que rien n’est plus conforme à la raison que d’acquiescer et de s’attacher avec force à ce qu’a sûrement enseigné ce Dieu qui ne peut ni être trompé ni tromper ? »

B. Pie IX, Encyclique Qui pluribus, 9 novembre 1846 (Lettres apostoliques de Pie IX, Grégoire XVI, Pie VII. Encycliques, brefs, etc., Paris, La Bonne Presse, 1898, p. 181).

« “Pleine de vie, de puissance, et plus pénétrante que le glaive à deux tranchants”, la parole de Dieu a été établie pour le salut des âmes. »

B. Pie IX, Encyclique Qui pluribus, 9 novembre 1846 (Lettres apostoliques de Pie IX, Grégoire XVI, Pie VII. Encycliques, brefs, etc., Paris, La Bonne Presse, 1898, p. 193).

« La grande expérience communautaire de l’Église de tous les siècles […] découle d’un événement sur le plan de la connaissance, qui plonge ses racines au-delà de ce qui est simplement humain, et qui transmet une révélation divine, à savoir ce qu’ont pu voir et entendre des personnes qui ont été en contact avec Dieu lui-même. »

Ratzinger (Joseph), Exposé à l’occasion de la présentation du Catéchisme de l’Église catholique, 9 décembre 1992 (La Documentation catholique, n. 2064, 17 janvier 1993, p. 67).

« La révélation a d’abord, semble-t-il, une fonction thérapeutique, réparatrice, régénératrice, puisqu’il semble que l’humanité dans son ensemble se soit abîmée. […] Mais, de plus, la révélation apporte une science de l’avenir de l’humanité et de la finalité ultime de l’histoire humaine et donc de la création tout entière. »

Tresmontant (Claude), Problèmes du christianisme, Paris, Seuil, 1980, p. 129.

« Le christianisme pense que la révélation est communiquée progressivement, par étapes, et que la plénitude de la révélation est communiquée à la fin, lorsque Dieu crée l’Homme nouveau qu’il s’unit de cette union que les Pères ont appelée hypostatique, voulant dire par là qu’elle se termine à une hypostase ou substance concrète, à un être concret, Jésus le Christ, pleinement Dieu, pleinement homme. »

Tresmontant (Claude), Problèmes du christianisme, Paris, Seuil, 1980, p. 245.