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Notre besoin de Jésus Sauveur

Le Christianisme n’est pas autre chose que la foi au Christ Sauveur, l’espérance en Lui, la communion à Son amour.

Nous devons être sauvés du péché qui règne sur l’humanité et dont la conséquence, si n’intervenait un sauveur, serait la damnation éternelle. Ce sauveur, le Christianisme croit qu’il doit être divin ; il adore comme unique Sauveur de toute l’humanité Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui a pris chair de la Vierge Marie pour notre salut.

L’orgueil, un certain humanisme et le New Age refusent un bonheur qui ne serait pas la conquête du seul effort humain. Le Christianisme est alors regardé comme une doctrine de faiblesse, avec laquelle on peut être plus ou moins indulgent, mais qui est finalement jugée comme une aliénation de l’homme, un ennemi du grand effort de l’homme.

Pour discerner la valeur de la foi chrétienne au Sauveur, il nous faut regarder le but que cette foi nous montre et dit être inaccessible sans le Sauveur. La connaissance explicite du salut que nous apporte le Christ et la connaissance du mystère de la Sainte Trinité sont indissociables, inséparables ; car la joie parfaite que nous offre Jésus, c’est la Sienne propre, Sa joie de fils de Dieu qui vit dans la clarté du Père.

Voici le mystère de la grâce, du salut, de notre entrée dans la joie infinie des Personnes divines : Dieu, en une générosité toute gratuite, a voulu faire entrer Ses créatures intelligentes en partage de Son propre bonheur divin. Il a voulu nous adresser cette invitation : « Entre dans la joie de ton Seigneur [1]. »

Cela veut dire que, comme le Fils éternel reçoit du Père la lumière infinie pleine d’amour, de joie, qui est la vie divine, nous sommes appelés, nous aussi, à connaître le Père, à recevoir cette même vie. Nous sommes appelés à être vraiment des fils de Dieu, unis au Fils premier-né, donc à être des dieux en un sens véritable. Jésus nous a rappelé cette attestation divine qu’avait déjà chantée le Psalmiste inspiré : « Moi, J’ai dit : vous, des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous [2]. »

Nous recevons la vie divine autrement que le Verbe. Lui est Dieu, le Fils unique consubstantiel au Père. Nous, nous sommes d’abord créés en notre nature finie, comme des ressemblances lointaines, partielles, de ce qu’est Dieu. Mais nous sommes adoptés comme fils quand nous recevons par grâce la révélation de ce qu’est Dieu. Recevoir en nous la lumière pleine d’amour qu’est Dieu qui Se communique, c’est partager la vie du Fils éternel. Connaître le mystère intérieur de Dieu, communier à l’amour qui est Dieu [3], ce sont bien là des actes divins, en lesquels nous sommes des dieux par union au Fils premier-né de Dieu.

Recevoir dans la foi la Révélation des mystères de la sainte Trinité et de l’Incarnation, c’est bien devenir fils de Dieu, associés par la foi et la charité à la plénitude de la joie du Père et du Fils [4].

Un tel salut a les caractères que doit avoir le bonheur absolument parfait de l’être intelligent, et qui se ramènent à quatre : sans limite ; personnel (ce n’est pas une fusion dans un absolu impersonnel) ; vécu en communion (avec les Personnes divines et les personnes créées bienheureuses) ; librement obtenu (il ne peut être reçu d’une manière passive : il ne serait pas notre bonheur).

Sans la Révélation, nous aurions toujours ignoré que la vie divine est la vie en unité de trois Personnes, et que nous pouvons être introduits dans leur communion. Le Fils éternel, dont nous devons partager la vie divine, S’est présenté comme Témoin de cette vie et nous a appris comment nous pouvons la vivre.

C’est une vie humaine de valeur infinie, parfaitement sainte, appartenant à Sa Personne divine, que Jésus a livrée à la mort en expiation de nos péchés… Le péché est-il donc un tel mal qu’il ne pouvait être compensé que par une telle expiation ? L’amour infini méprisé a droit à une réparation de valeur infinie. C’est pour que l’Amour triomphe en cette réparation parfaite du péché offerte à tout instant sur la terre que nous avions besoin d’un Rédempteur. Le sacrifice du Christ n’expie pas seulement ; il sanctifie [5], en nous rendant à l’amour de Dieu. Le péché a laissé en nous une propension à nous intéresser à nous-mêmes, à l’humain, alors que le Bien infini mérite d’être aimé pour lui-même, et que le vrai bien à vouloir aux hommes est qu’ils puissent aimer par-dessus tout Celui qui est en Lui-même l’Amour infini [6].

Si le Christianisme est l’entrée dans trois grands Mystères divins – les Mystères de la Très sainte Trinité, de l’Incarnation et de la Rédemption –, le plus grand d’entre eux, et à plusieurs titres, est le mystère de la Très sainte Trinité, qui ne contient rien que l’Être de Dieu Lui-même ; alors que les deux autres Mystères impliquent en eux des effets créés. La Trinité, c’est la vie éternelle de Dieu ; Elle ne pouvait pas ne pas être.

1. Mt 25 21.

2. Ps 82 6 ; cf. Jn 10 34.

3. Cf. 1 Jn 4 8.16.

4. Cf. 1 Jn 1 4.

5. Cf. Jn 17 19.

6. Cf. 1 Jn 4 8.16.