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Fatima, amour et réparation

À Fatima, la Vierge Marie a demandé la consécration à son Cœur immaculé. Et c’est pour avoir été consacré, c’est-à-dire offert, donné, par ses évêques au Cœur immaculé de Marie que le Portugal a été épargné lors de la Deuxième Guerre mondiale. Et de même, nombre de paroisses françaises, pourtant en pleine zone de bombardements, ont été épargnées pour avoir été elles aussi consacrées par leur curé au Cœur immaculé de Marie.

C’est pourquoi la demande de Notre-Dame de Fatima que le Pape et les évêques en communion avec lui consacrent tout spécialement la Russie à son Cœur immaculé est si importante. Notre-Dame de Fatima nous dit que la paix du monde dépend de la consécration et donc de la conversion de la Russie… Et en effet, c’est de l’unité de la sainte Église que dépend le salut du monde : « Père qu’ils soient un comme Nous sommes Un afin que le monde croie que Tu M’as envoyé [1] »… Imaginez la puissance de l’Évangile et l’avenir du monde si Moscou devient catholique ! La mission prophétique de Fatima n’est pas finie, a fait savoir Benoît XVI à Fatima le 13 mai dernier [2]

Les trois enfants de FatimaRappelons-nous que les trois enfants de Fatima, au fin fond du Portugal, en 1917, ne savaient rien de la Russie ni de l’avènement du communisme qui allait se produire à la fin de la même année ! Et pourtant, c’est à eux que, le 13 juillet 1917, la Vierge dit :

« Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âme se sauveront et l’on aura la paix. La guerre [de 1914-1918] va finir. Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, en commencera une autre pire. […] Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. »

Et c’est ce qui est arrivé avec la guerre de 1939-1945 et l’avènement du communisme en Russie ! Tous ces malheurs que l’on aurait pu éviter si l’on avait écouté les demandes de Notre-Dame de Fatima ! Combien de malheurs nous faudra-t-il encore pour recourir au Cœur de cette Mère à qui Dieu a confié le Salut du monde, aussi vrai que c’est grâce à elle que la Paix, Jésus [3], est venu jusqu’à nous ?!

Jésus, qui a donné le quatrième commandement : « Honore ton père et ta mère [4] », aime tellement Sa Mère qu’Il désire que, par notre consécration au Cœur immaculé de Marie, nous reconnaissions la dette qui nous lie à jamais vis-à-vis de celle sans qui nous ne serions pas sauvés, et que nous glorifions jusque-là le Mystère de l’Incarnation. Le 10 décembre 1925, Il dit par exemple à Sœur Lucie de Fatima :

« Aie pitié du Cœur de ta Très Sainte Mère, couvert des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire un acte de réparation afin de les retirer. »

Le devoir de réparation, au cœur du message de Fatima, est caractéristique de la vie chrétienne. Jésus Lui-même est venu pour réparer au moyen de Son Sacrifice d’une valeur infinie, puisque divin, le mal que nous avons commis [5]. De là le devoir pour tout chrétien de s’unir à la Passion de Jésus pour réparer non seulement ses propres péchés, mais encore ceux d’autrui. À cette fin, la Mère de Dieu a notamment enseigné la Dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois, promettant d’assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires à leur salut, ceux qui la pratiqueront. Le 19 août 1917, elle dit avec tristesse :

« Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. »

Si faire des sacrifices n’est plus à la mode, c’est aussi un des signes donné par Jésus de la fin du monde [6]… comme l’a été le miracle du soleil observé par plus de soixante-dix mille personnes à Fatima le 13 octobre 1917, et dont ne purent pas ne pas rendre compte les journaux portugais ouvertement anticatholiques et francs-maçons de l’époque…

L’Ange apparut aux trois enfants de Fatima en 1916 et leur apprit comment faire réparation pour nos péchés et ceux d’autrui. Il leur dit :

« De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. De cette manière, vous attirerez la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal. Surtout, acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

La Vierge Marie insiste. Lors de l’apparition du 13 juillet 1917, elle dit aux enfants :

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice : “Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur immaculé de Marie.” »

La première et principale pénitence que le Seigneur exige de nous est l’accomplissement scrupuleux de nos devoirs d’état, ce qui peut être héroïque dans la société actuelle. Je pense par exemple aux médecins, infirmiers, pharmaciens, qui ne peuvent en aucune façon se rendre complices d’avortement, d’euthanasie, de procréation médicalement assistée ou d’expérimentation sur des embryons humains… Ce sont là des péchés très graves qui crient vengeance devant Dieu ! « Ce que vous avez fait au plus petit, c’est à Moi que vous l’avez fait [7] », dira Jésus au jour du Jugement. Consacrons-nous donc, ainsi que nos familles, au Cœur immaculé de Marie, sur qui Satan n’a jamais eu de pouvoir. À l’exemple des enfants de Fatima, prions et faisons pénitence pour apaiser la Colère de Dieu [8] et obtenir la paix du monde. « Si vous ne faites pas pénitence, a prévenu Jésus, vous périrez tous [9] ! »

Les trois enfants de Fatima

1. Jn 17 21.

2. Benoît XVI, Homélie à Fatima, 13 mai 2010 (La Documentation catholique, n. 2447, 6 juin 2010, p. 529) : « Celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait. »

3. Cf. Ep 2 14.

4. Ex 20 12 ; Dt 5 16.

5. Cf. Mc 10 45.

6. Cf. Mt 24 12.

7. Mt 25 40.

8. Cf. Rm 1 18, 2 5 ; Ep 2 3, 5 6 ; 1 Th 1 10, 2 16 ; Ap 6 17, 15 1…

9. Lc 13 3.