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234 Sotériologie (élection, grâce, mérite, rédemption, sacerdoce universel, salut, vertus innées)

« Si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en Moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer. »

Mt 18 6

« Si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être jeté à la mer. »

Mc 9 42

« Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. »

Mc 16 16

« Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. »

Jn 3 16

« Qui croit au Fils a la vie éternelle ; qui résiste au Fils ne verra pas la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jn 3 36

« Chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés. »

Ac 2 47

« Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème ! »

1 Co 16 22

« Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Béliar ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles ? Or c’est nous qui sommes le temple du Dieu vivant, ainsi que Dieu l’a dit : J’habiterai au milieu d’eux et J’y marcherai ; Je serai leur Dieu et ils seront Mon peuple. Sortez donc du milieu de ces gens-là et tenez-vous à l’écart, dit le Seigneur. Ne touchez rien d’impur, et Moi, Je vous accueillerai. »

2 Co 6 14-17

« Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! »

Ga 1 9

« Pratiquons le bien à l’égard de tous et surtout de nos frères dans la foi. »

Ga 6 10

« Ce sera bien l’effet de la justice de Dieu de rendre la tribulation à ceux qui vous l’infligent, et à vous, qui la subissez, le repos avec nous, quand le Seigneur Jésus Se révélera du haut du ciel, avec les anges de Sa puissance, au milieu d’une flamme brûlante, et qu’Il tirera vengeance de ceux qui ne connaissent pas Dieu et de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ceux-là seront châtiés d’une perte éternelle, éloignés de la face du Seigneur et de la gloire de Sa force, quand Il viendra pour être glorifié dans Ses saints et admiré en tous ceux qui auront cru. »

2 Th 1 6-10

« Certains ont fait naufrage dans la foi ; entre autres, Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan pour leur apprendre à ne plus blasphémer. »

1 Tm 1 19-20

« Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, le Sauveur de tous les hommes, des croyants surtout. »

1 Tm 4 10

« Quant à l’homme de parti, après un premier et un second avertissement, romps avec lui. Un tel individu, tu le sais, est un dévoyé et un pécheur qui se condamne lui-même. »

Tt 3 10-11

« Sans la foi il est impossible de plaire [à Dieu]. »

He 11 6

« Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l’Antichrist ! Il nie le Père et le Fils. »

1 Jn 2 22

« Tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist. »

1 Jn 4 2-3

« Quiconque va plus avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ ne possède pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, c’est lui qui possède et le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. »

2 Jn 9-11

« Il n’était pas nécessaire […] qu’en suite de l’incarnation de Dieu tous les hommes fussent sauvés : seuls le seraient ceux qui adhèrent à cette incarnation par la foi et par les sacrements de la foi. Bien sûr, l’incarnation a une puissance suffisante pour sauver tous les hommes ; mais que tous ne soient pas sauvés pour autant, cela vient de leurs mauvaises dispositions : ils refusent de recevoir en eux le fruit de l’incarnation, en refusant d’adhérer au Dieu incarné par la foi et par la charité.

« On ne pouvait en effet priver les hommes du libre-arbitre qui leur permet d’adhérer ou de ne pas adhérer au Dieu incarné ; le bien de l’homme, autrement, aurait été un bien forcé, devenu par là même sans mérite et sans honneur. »

S. Thomas d’Aquin, Somme contre les gentils, IV, lv, 7 (traduction par Réginald Bernier et Fulgence Kerouanton, Paris, Cerf, 1993, p. 918).

« Une des illusions les plus tenaces de l’homme est de penser que son cas, après tout, n’est pas aussi grave que les chrétiens le disent, que sa faute n’est pas aussi lourde que le répète la Bible, qu’il peut, en conséquence, se sauver lui-même par ses œuvres. »

Corbin (Michel), « La nouveauté de l’Incarnation. Introduction à l’Epistola et au Cur Deus Homo », in : S. Anselme de Cantorbéry, L’œuvre, t. III, Paris, Cerf, 1988, p. 81.


Extra Ecclesiam nulla salus

« C’est vers les fidèles catholiques que le saint Concile tourne en premier lieu sa pensée. Appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, il enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l’Église ; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême, c’est la nécessité de l’Église elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du baptême, qu’il nous a confirmée en même temps. C’est pourquoi ceux qui refuseraient soit d’entrer dans l’Église catholique, soit d’y persévérer, alors qu’ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient pas être sauvés.

« Sont incorporés pleinement à la société qu’est l’Église ceux qui, ayant l’Esprit du Christ, acceptent intégralement son organisation et les moyens de salut qui lui ont été donnés, et qui, en outre, grâce aux liens constitués par la profession de foi, les sacrements, le gouvernement ecclésiastique et la communion, sont unis, dans l’ensemble visible de l’Église, avec le Christ qui la dirige par le Souverain Pontife et les évêques. L’incorporation à l’Église, cependant, n’assurerait pas le salut pour celui qui, faute de persévérer dans la charité, reste bien “de corps” au sein de l’Église, mais pas “de cœur”. Tous les fils de l’Église doivent d’ailleurs se souvenir que la grandeur de leur condition doit être rapportée non à leurs mérites, mais à une grâce particulière du Christ ; s’ils n’y correspondent pas par la pensée, la parole et l’action, ce n’est pas le salut qu’elle leur vaudra, mais un plus sévère jugement.

« Quant aux catéchumènes qui, sous l’action de l’Esprit Saint demandent par un acte explicite de leur volonté à être incorporés à l’Église, par le fait même de ce vœu, ils lui sont unis, et l’Église, maternelle, les enveloppe déjà dans son amour en prenant soin d’eux. »

Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique De Ecclesia, n. 14.

« Puisque le Christ opère le salut au moyen de son Corps mystique qui est l’Église, la voie du salut est essentiellement liée à l’Église. L’axiome extra Ecclesiam nulla salus – “hors de l’Église point de salut” –, énoncé par saint Cyprien, appartient à la tradition chrétienne et a été introduit dans le IVe Concile du Latran, dans la bulle Unam Sanctam de Boniface VIII et dans le Concile de Florence.

« L’axiome signifie que pour ceux qui n’ignorent pas que l’Église a été fondée par Dieu en Jésus-Christ comme nécessaire, il est obligatoire d’y entrer et d’y persévérer afin d’obtenir le salut. Pour ceux qui, au contraire, n’ont pas reçu l’annonce de l’Évangile, comme je l’ai écrit dans l’Encyclique Redemptoris missio, le salut est accessible par des voies mystérieuses, dans la mesure où la grâce divine leur est donnée en vertu du sacrifice rédempteur du Christ, sans adhésion extérieure à l’Église, mais toujours, pourtant, en relation avec elle. Il s’agit d’une “relation mystérieuse” : mystérieuse pour ceux qui la reçoivent, dans la mesure où ils ne connaissent pas l’Église et, même parfois, la rejettent extérieurement ; mystérieuse aussi en elle-même dans la mesure où elle est liée au mystère salvifique de la grâce, qui comporte une référence essentielle à l’Église fondée par le Sauveur.

« Pour agir, la grâce salvifique requiert une adhésion, une coopération, un oui au don divin : cette adhésion est, au moins implicitement, orientée vers le Christ et l’Église. On peut donc dire aussi : sine Ecclesia nulla salus – “sans l’Église, point de salut” – : l’adhésion à l’Église-Corps mystique du Christ, quoiqu’implicite et justement mystérieuse, constitue une condition essentielle pour le salut. »

Jean-Paul II, Audience générale du 31 mai 1995, n. 4 (La Documentation catholique, n. 2119, 2 juillet 1995, p. 621).

« Les catholiques peuvent se damner, et c’est malgré leur religion qui est vraie. Les protestants peuvent se sauver, et c’est malgré leur religion qui est fausse. Il n’y a qu’une Église, hors de laquelle il n’y a pas de salut. Cette Église est visible. Mais certains en sont visiblement (re) avec la charité et ils seront sauvés, ou sans la charité et ils seront damnés ; d’autres en sont secrètement (voto), ce sont ceux qui par une erreur invincible ignorent l’Église, mais qui, avec la connaissance surnaturelle de l’existence, au moins, et de la justice de Dieu (He 11 6), ont au cœur la vraie charité, l’amour surnaturel de Dieu et de tout pour Dieu. Dieu les connaît. »

Journet (Charles), L’union des Églises et le christianisme pratique, Paris, Grasset, collection « La vie chrétienne », 1927, pp. 281-282.