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Femmes, soyez soumises…

Saint Paul a la réputation d’être misogyne parce qu’il demande aux épouses d’être soumises à leur mari. Il écrit par exemple : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il se doit dans le Seigneur [1] », et que les jeunes femmes doivent « être réservées, chastes, femmes d’intérieur, bonnes, soumises à leur mari [2]… » ; de même : « Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur [3]. » Mais il faut remarquer que ce n’est pas le seul Apôtre à insister sur ce sujet ! Saint Pierre demande la même chose : « Vous les femmes, soyez soumises à vos maris [4] », ce qu’il répète quatre versets plus loin : « C’est ainsi qu’autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient, soumises à leurs maris [5]. » Comment comprendre ces versets aujourd’hui, où le féminisme a tellement influencé les psychologies et la société toute entière ?

Pour comprendre ce que veulent dire saint Pierre et saint Paul, et qui est si important, il faut partir du principe même de l’homme et de la femme, c’est-à-dire de Dieu leur créateur, qui est Lui-même Communion de Personnes, Famille, Trinité, parce qu’Il est Amour [6], et qui, parce qu’Il est Amour, est un, car l’Amour fait que ceux qui s’aiment ne font qu’un. Dans l’amour, ta joie est ma joie, et ta peine est ma peine. En Dieu, chaque personne est Dieu, et toutes les trois ensemble sont l’unique et même Dieu. Elles sont chacune en toutes et toutes en chacune, et toutes en toutes. Chaque personne, tout en étant avec les deux autres le même et unique être divin, a Sa propre personnalité, Sa propre façon d’aimer. Ainsi le Père seul engendre le Fils, et seul le Fils est engendré du Père, comme seul le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.

L’homme et la femme créés à l’image de Dieu [7] réfléchissent ce jeu des relations trinitaires. Nous lisons au livre de la Genèse que la femme a été tirée du côté d’Adam [8] ; qu’est-ce à dire sinon que la femme joue dans l’amour le rôle que le Fils joue dans la Trinité en Se recevant du Père ? La femme se reçoit de son mari comme le Fils Se reçoit de Son Père, et elle doit aimer son mari comme le Fils aime dans l’éternité le Père. Et comment, dans le temps, Jésus nous a-t-Il montré qu’Il aimait le Père dans l’éternité ? En renonçant à Sa volonté propre, pour faire celle de Son Père. Ainsi, à Gethsémani, voyant la Passion qui approche et que Sa nature humaine redoute, Il prie :

« Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de Moi ! Cependant, non pas comme Je veux, mais comme Tu veux [9]. »

Ainsi, l’épouse est appelée à incarner l’amour en faisant le moment venu le sacrifice de sa propre volonté, comme le Christ, pour faire celle de son mari.

Pourquoi « elle », diront certains ? Eh bien ! de même qu’en Dieu, recevoir et donner, ce n’est pas être plus ou moins, car le Fils n’est pas moins Dieu que Son Père avec qui et l’Esprit Il est l’unique et vrai Dieu, de même aimer en tant qu’épouse n’est pas vivre une condition humaine inférieure, mais, comme dans la Trinité, permettre la différence qui rend possible le Don, c’est-à-dire l’Amour. Telle est la façon particulière des épouses d’aimer : imiter, incarner l’amour du Fils pour le Père. Or, je le répète, le Fils n’est en rien inférieur au Père parce qu’Il est le Fils. Ils sont ensemble l’unique et même Dieu [10].

Certes, cela ne veut pas dire que le mari a le droit de demander à sa femme n’importe quoi ! Saint Paul précise aussitôt : « Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église [11]. » Et comment le Christ a-t-Il aimé l’Église ? Jusqu’à donner Sa vie pour elle ! Normalement, lorsqu’une femme choisit son époux et s’engage à lui être « soumise comme au Seigneur », elle ne choisit pas un con, mais quelqu’un en qui elle a confiance, qu’elle sait l’aimer vraiment, c’est-à-dire comme le Christ à aimé l’Église… C’est pourquoi le problème du mauvais mari ne devrait pas se poser… du moins dans la vision des choses telles qu’elles doivent être. Telles qu’elles doivent être, car le modèle ne peut jamais être bâti à partir de ce qui ne devrait pas être, mais à partir de ce qui doit être. Toujours est-il qu’un mari recevant de sa femme une telle preuve de confiance en lui – tout ce dont il a besoin pour être [16] heureux en tant que mari –, ne peut pas ne pas aimer en retour encore davantage son épouse… Sachez-le, mesdames, rien ne peut davantage détruire un mari que de voir sa femme ne pas avoir confiance en lui. Normalement, donc, l’épouse se soumet à la volonté de son époux parce que celui-ci, avant de prendre une décision, non seulement prie le Seigneur pour connaître Sa volonté, mais encore il prend conseil auprès de son épouse. Chacun doit jouer son rôle, qui est différent pour chacun. L’époux est la tête et l’épouse est le cœur du « nous » créé par leur amour réciproque. Un être qui a deux têtes est un monstre, et toute communauté divisée court à sa ruine [12] ; ainsi la femme réalise l’unité de sa famille par le sacrifice qu’elle fait de sa volonté propre à son mari. Et non seulement elle donne ainsi à son mari la preuve d’amour dont il a besoin pour jouer son rôle d’époux et de chef de famille, mais encore elle apprend aux enfants, par son obéissance, à obéir à leur père… Service irremplaçable rendu aux enfants comme à la société, tant il est vrai qu’il n’y a de salut que par l’obéissance ! Voilà pourquoi tant de familles n’arrivent plus à se former : elles sont empoisonnées par le féminisme qui a fait croire aux femmes qu’elles avaient à se réaliser en s’opposant à leur mari, à revendiquer à leur encontre leur dignité dans l’égalité des rôles, au lieu d’accepter leur différence et sa beauté, et en faire la si merveilleuse offrande !

C’est ainsi que l’épouse qui aime son mari et se sait aimée de lui n’a aucune difficulté à faire la volonté du Seigneur en faisant celle de son mari… Heureuse famille alors, où la paix, l’harmonie et la joie de l’amour règnent au milieu des bénédictions du Seigneur ! Où l’on voit que seul le Dieu chrétien, l’adorable Trinité, apporte à l’humanité la lumière capable de lui permettre de se comprendre et de vivre dans l’harmonie et la paix de l’amour !

Daigne le Père envoyer Son Esprit-Saint pour apprendre aux hommes et aux femmes à aimer à l’exemple du Christ ! Ainsi soit-il !


« Si les époux ne vivent pas en bonne intelligence, si le mariage n’atteint pas son but, qui est de procréer des enfants bons et purs, la faute en est presque toujours à la femme. Son devoir est de tout supporter et de souffrir ; elle est le vase qui reçoit, qui conserve et qui forme ; elle peut, en purifiant son âme, réparer beaucoup en elle et dans son fruit. Elle façonne cet être qui est en elle ; il est en son pouvoir, en régénérant son âme et son corps, d’effacer tout ce qui est mauvais dans l’enfant, à qui tout ce qu’elle fait nuit ou profite. Dans le mariage, il ne s’agit pas de satisfaire les sens, mais de supporter le poids de la vie, de combattre, de se mortifier et d’enfanter dans la douleur. Or c’est un douloureux enfantement que cette lutte continuelle contre la sensualité, la concupiscence et le péché, et la victoire de la mère prépare celle de l’enfant, etc. L’homme et la femme sont une seule chair : mais la femme a pour mission d’expier et d’effacer le péché originel en se purifiant dans la souffrance et la prière. »

Duley (Joseph-Alvare), Visions d’Anne-Catherine Emmerich sur la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de la Très Sainte Vierge Marie, Paris, Téqui, s. d., tome II, p. 549.

« – Où allez-vous, Madame ?
– Là où va le Roi.
– Mais savez-vous avec précision où va le Roi ?
– Il me l’a dit en gros, mais je ne me préoccupe pas de savoir où il va, ce qui m’importe c’est d’y aller avec lui.
– Si je comprends bien, Madame, vous ignorez tout de ce voyage.
– Exactement, sinon que je serai en compagnie de mon mari que j’aime.
– Votre mari se rendra en Égypte, il visitera Damiette, Saint-Jean-d’Acre et d’autres sites ; n’avez-vous pas l’intention d’aller vous aussi dans ces lieux ?
– À vrai dire non ; je n’ai pas d’autre intention que d’être près de mon roi ; les lieux où il se rend n’ont pour moi aucune importance, sinon en fonction de lui. Je ne vais pas de moi-même, je le suis ; ce n’est pas ce voyage que je veux, je me contente de la présence du Roi. »

Luciani (Albino), Humblement vôtre, traduit de l’italien par Michel Pochet, Paris, Nouvelle cité, 1978, p. 136. Paraphrasant saint François de Sales, l’auteur (le futur et éphémère Pape Jean-Paul Ier) imagine ici une interview de Marguerite de Provence au moment où elle s’embarquait à destination de l’Orient avec son mari, saint Louis.

« Plus la femme est donnée à Dieu, plus elle sera capable d’être donnée à son époux. »

Philippe (Marie-Dominique), Au cœur de l’amour. Entretien sur l’amour, le mariage et la famille, Paris, Fayard, 1987, p. 36.

1. Col 3 18.

2. Tt 2 5.

3. Ep 5 22.

4. 1 P 3 1.

5. 1 P 3 5.

6. Cf. 1 Jn 4 8.16.

7. Cf. Gn 1 27.

8. Cf. Gn 2 21-22.

9. Mt 26 36-46. Cf. aussi Jn 4 34 : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui M’a envoyé et de mener Son œuvre à bonne fin. »

10. Cf. Jn 10 30 : « Moi et le Père Nous sommes un. »

11. Ep 5 25.

12. Cf. Mt 12 25 ; Mc 3 24 ; Lc 11 17.