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234.6 Obéissance

« L’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité, plus que la graisse des béliers. »

1 S 15 22

« Un homme avait deux enfants. S’adressant au premier, il dit : “Mon enfant, va-t’en au-jourd’hui travailler à la vigne.” – “Je ne veux pas”, répondit-il ; ensuite pris de remords, il y alla. S’adressant au second, il dit la même chose ; l’autre répondit : “Entendu, Seigneur”, et il n’y alla point. Lequel des deux a fait la volonté du père ? – “Le premier”, disent [les grands prêtres et les anciens du peuple]. Jésus leur dit : “En vérité Je vous le dis, les publicains et les prostituées arrivent avant vous au Royaume de Dieu. En effet, Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui ; les publicains, eux, et les prostituées ont cru en lui ; et vous, devant cet exemple, vous n’avez même pas eu un remords tardif qui vous fît croire en lui.” »

Mt 21 28-32

« L’obéissance est simple et vraie, lorsque la nature raisonnable garde la volonté reçue de Dieu non par nécessité mais de plein gré. »

S. Anselme de Cantorbéry, Cur Deus Homo, I, 10 (Œuvre, t. III, traduction par Michel Corbin, Paris, Cerf, 1988, pp. 336-337).

« L’obéissance est, en quelque sorte, la mère de toutes les vertus. »

S. Augustin, Le bien du mariage, XXIII, 30 (traduction de Gustave Combès, Paris, Institut d’Études Augustiniennes, collection « Nouvelle Bibliothèque augustinienne », 1992, p. 69).

« L’obéissance est la racine et, pour ainsi dire, la mère de toutes les vertus. »

S. Augustin, Le bien du mariage, XXIV, 32 (traduction de Gustave Combès, Paris, Institut d’Études Augustiniennes, collection « Nouvelle Bibliothèque augustinienne », 1992, p. 73).

« Obéir en tout aux préceptes de l’abbé, lors même (ce que Dieu détourne !) qu’il agirait autrement, se souvenant de ce commandement du Seigneur : “Ce qu’ils disent, faites-le ; mais ce qu’ils font, gardez-vous de le faire” (Mt 23 3). »

S. Benoît de Nursie, Règle, 4 61 (Règles des moines, Paris, Seuil, collection « Points Sagesses », 1982, édition 1987, p. 67).

« Qu’on s’habitue à regarder non plus qui est celui à qui on obéit, mais qui est celui à cause de qui on obéit et auquel, à travers tous les autres, on obéit, le Seigneur Jésus-Christ. »

Bérulle (Pierre, de), Œuvres complètes. 4 – Œuvres de piété, Paris, Cerf, 1996, n. 321, p. 425.

« De même qu’on devait alors suivre ce qu’enseignaient ceux qui étaient légitimement “assis dans la chaire de Moïse, lors même que l’on était obligé de ne pas faire ce qu’ils faisaient, leur conduite étant en contradiction avec leur enseignement” ; de même il me faut, si je veux ne pas m’écarter de la voie du salut, écouter ceux qui sont légitimement assis dans la chaire de saint Pierre et des Apôtres, et que Jésus-Christ a institués pour garder et expliquer Sa Parole, lors même qu’ils ne pratiqueraient pas ce qu’ils prêchent, semblables à des poteaux qui indiquent le chemin sans le suivre. »

Guérin (Paul), Élévations de l’âme pieuse, Paris, Victor Palmé, 1874, p. 298.

« L’œuvre la plus petite, la plus insignifiante, faite dans un véritable esprit d’obéissance, est, à raison de l’obéissance, plus digne, meilleure, plus méritoire que toutes les grandes œuvres qu’un homme peut faire. »

Tauler (Jean), Sermons, Paris, Cerf, collection « Sagesses chrétiennes », 1991, p. 274.

« Nous avons un parfait modèle [d’obéissance] dans la divine Vierge Marie. Quand elle était enfant, c’est à ses parents, à son père et à sa mère, qu’elle obéissait. Bientôt après, elle passa sous la direction du prêtre, au Temple. Puis elle se trouva sous la garde de messire Joseph, puis sous celle de Notre Seigneur Jésus Christ, enfin sous celle de saint Jean, à qui Notre Seigneur demanda de Le remplacer. »

Tauler (Jean), Sermons, Paris, Cerf, collection « Sagesses chrétiennes », 1991, p. 454.

« Ce n’est pas d’abord et uniquement au nom de l’ordre social et de l’efficacité que j’obéis. L’obéissance doit être mystique. Si je ne comprends pas l’obéissance comme étant la mort la plus profonde, qui fait passer à la vraie vie dans le mystère pascal, j’obéirai pour des motifs secondaires. »

Varillon (François), Beauté du monde et souffrance des hommes. Entretiens avec Charles Ehlinger, Paris, Centurion, collection « Les interviews », 1980, p. 377.