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De l’obéissance aujourd’hui

L’enseignement courant en matière d’obéissance cléricale consiste à dire qu’il importe d’abord dans l’Église de faire prévaloir non une obéissance abstraite, théorique, à quelqu’un d’absent – en l’occurrence le Pape –, ce qui pourrait équivaloir à une obéissance imaginaire, mais une obéissance concrète, pratique, vis-à-vis des représentants immédiats de l’Autorité du Seigneur dans Son Église, ce qui rend du même coup possible une harmonie relationnelle indispensable à la convivialité locale, laquelle apparaît souvent comme le critère ultime des choix à faire au nom de l’Autorité.

Cela apparaît parfaitement cohérent, logique, bon et… possible, même si, de fait, le supérieur immédiat demande quelque chose de contraire à ce que demande le Pape, car on fait alors valoir que c’est lui qui rendra compte de la désobéissance au dernier jour, et qu’à ce titre, même si lui se trompe, celui qui obéit ne se trompe pas.

Or, le Code de Droit Canonique, au premier canon du chapitre « Les obligations et les droits des Clercs » (can. 273), stipule que « les clercs sont tenus par une obligation spéciale à témoigner respect et obéissance au Pontife Suprême et chacun à son Ordinaire propre ». Il est donc clair, conformément à ce que le Concile Vatican II avait enseigné au sujet de tous les fidèles, que tout clerc doit obéissance d’abord, directement et immédiatement, au Pape, non seulement parce que le texte fait figurer le Pontife Suprême avant l’Ordinaire, mais, plus profondément, parce que l’obéissance au Pontife Suprême crée entre tous les fidèles, dont font aussi partie les clercs, une unité universelle, et donc véritablement catholique, pour laquelle Jésus a prié, et qui ne pourrait exister si chacun devait d’abord obéissance à son seul Ordinaire…

Les problèmes qui surgissent lorsqu’il y a opposition entre l’obéissance due au Pontife Suprême et ce qui est demandé localement devraient normalement et facilement trouver leur solution par l’obéissance de tous au même magistère du Pontife Suprême, force typique du Catholicisme et signe évident de sa divine constitution. Mais, hélas, l’expérience courante est celle d’un « esprit de clocher », qui use des titres de son autorité pour s’imposer et transformer par le fait même l’Église locale en une secte d’où les fidèles catholiques sont chassés…