Logo Regnat
Best viewed with God
Gratuité évangélique
Jésus
Viewable With Any Browser Campaign
CSS valide
Valid XHTML 1.0 Transitional

236.1 Mort

« Pour moi Vous avez changé le deuil en une danse, Vous avez dénoué mon sac et m’avez ceint d’allégresse. »

Ps 30 12

« Je changerai leur deuil en allégresse, Je les consolerai, Je les réjouirai après leurs peines. »

Jr 31 13

« Un […] des disciples […] dit [à Jésus] : “Seigneur, permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père.” Mais Jésus lui dit : “Suis-Moi, et laisse les morts enterrer leurs morts.” »

Mt 8 21-22

« [Jésus] dit à un [disciple] : “Suis-Moi.” Celui-ci dit : “Permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père.” Mais Il lui dit : “Laisse les morts enterrer leurs morts ; pour toi, va-t-en annoncer le Royaume de Dieu.” »

Lc 9 59-60

« Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez ignorants au sujet des morts ; il ne faut pas que vous vous désoliez comme les autres, qui n’ont pas d’espérance »

1 Th 4 13

« Même le marxiste qui pourtant ne devrait voir dans l’esprit qu’un sous-produit des cellules corporelles, ne jette pas les cadavres à la fosse. Il honore la mort. »

Une introduction à la foi catholique. Le nouveau catéchisme pour adultes réalisé sous la responsabilité des évêques des Pays-Bas, Paris, IDOC-France, 1968, p. 594.

« Non puto mortalitatem ad puram, sed ad corruptam hominis naturam pertinere. »

« Je ne pense pas que la mortalité appartienne à la nature pure de l’homme, mais à sa nature corrompue. »

S. Anselme de Cantorbéry, Cur Deus Homo, II, 11 (Œuvre, t. III, Paris, traduction par Michel Corbin, Cerf, 1988, pp. 424-425).

« [Sainte Monique] se mit au lit avec de la fièvre. Pendant sa maladie elle tomba un jour en défaillance et eut un léger évanouissement. Nous accourûmes tous, mais elle reprit vite connaissance, nous regarda mon frère et moi debout auprès d’elle et nous dit d’un air égaré : “Où étais-je ?” Puis, voyant notre affliction et consternation, elle ajouta : “Vous enterrerez votre mère ici.” Pour mon compte je me taisais et je ravalais mes larmes. Mon frère cependant trouva quelque chose à dire ; il souhaitait qu’elle mourût au pays et non pas en terre étrangère. Quand elle entendit cela, elle prit une mine fâchée, lui fit les gros yeux pour l’idée qu’il avait là, puis, fixant sa vue sur moi : “Regarde, dit-elle, ce qu’il dit !” et bientôt à tous les deux : “Enterrez mon corps n’importe où, sans vous mettre en peine de lui. Je ne vous demande qu’une chose, que vous fassiez à l’autel du Seigneur mémoire de moi, quelque part que vous puissiez être”. »

S. Augustin, Confessions, IX, 11 (27) [traduit du latin par Louis de Mondadon, Paris, Pierre Horay, collection « Points Sagesse », 1982, édition 1995, p. 239].

« La mort est une des principales leçons que Dieu fasse en la nature humaine. Il a voulu que cette leçon fût ordinaire et même quotidienne (car tous les jours il meurt quelqu’un). Rien ne se présente si souvent à nos sens et Dieu n’offre rien à l’homme si fréquemment. Et toutefois l’homme ne conçoit et ne comprend rien moins, en sorte qu’il y a en Dieu un soin particulier d’avancer les hommes en cette leçon et dans les hommes un très grand et très singulier empêchement de penser à cette leçon et d’en profiter. »

Bérulle (Pierre, de), Œuvres complètes. 4 – Œuvres de piété, Paris, Cerf, 1996, n. 265, pp. 243-244.

« Heureux moment, […] qui ne te désire pas n’est pas chrétien ! »

Bossuet (Jacques-Bénigne), Oraison funèbre de Michel Le Tellier (Oraisons funèbres et panégyriques, Paris, Garnier, 1878, p. 175).

« La mort chrétienne revendique l’honneur d’être, après le baptême et les multiples occasions de mort à soi, la communion suprême au Christ dans sa pâque, la porte de la résurrection : “Cette parole est sûre : si nous mourons avec lui, nous vivrons avec lui” (2 Tm 2, 11). »

Durrwell (François-Xavier), La résurrection de Jésus mystère de salut, Paris, Cerf, 1976 (10e édition), p. 251.

« On ne vient au monde que pour en sortir. »

Maucroix (François, de), Lettre à Nicolas Boileau, 18 décembre 1683 [Boileau (Nicolas), Œuvres complètes (Lettres à Racine et à divers), Paris, Les Belles Lettres, collection « Les textes français », 1966, p. 262].

« On constate communément un fait étonnant : “La foi en Yahvé s’est toujours opposée avec la dernière intransigeance à toutes les formes du culte des morts”. “Chose surprenante, pendant fort longtemps le judaïsme n’a pas pensé à l’angoisse dernière et s’en est désintéressé. Ce peuple, autant que les Grecs, était bien de ce monde, d’ici-bas, mais il vivait pourtant incomparablement plus en direction d’un futur et de buts”. L’amour obstinément exclusif que la foi d’Israël en la promesse éprouve à l’égard des accomplissements survenant ici-bas et dans l’histoire, est une énigme ; mais il est aussi la présupposition qui seule permet de comprendre la Résurrection du Christ comme la Résurrection du Crucifié, et non pas comme le symbole à la fois de l’espérance d’une immortalité et de son correspondant : la résignation à la vie.

« Tout ce qui est mort représente pour Israël le comble de l’impureté ; de telles souillures excluent du culte. Certes, la tentation de conjurer les morts existait en Canaan ; mais la contradiction même que lui oppose Israël fait clairement apparaître que la foi en la promesse doit se détacher de toute communion sacrée avec les morts. Les morts sont séparés de Dieu et de la communion de vie avec lui. Comme Dieu et sa promesse signifient la vie, la véritable amertume de la mort ne se trouve pas seulement dans la perte de la vie, mais aussi dans la perte de Dieu, dans l’abandon de Dieu. »

Moltmann (Jürgen), Théologie de l’espérance. Études sur les fondements et les conséquences d’une eschatologie chrétienne, traduit de l’allemand par Françoise et Jean-Pierre Thévenaz, Paris, Cerf-Mame, collection « Cogitatio Fidei » (n. 50), 1970, pp. 223-224.

« Est-ce un malheur si grand que de cesser de vivre ?
« La mort aux malheureux ne cause point d’effroi. »

Racine (Jean), Phèdre, III, 3, vv. 858-859.

« La mort ne s’improvise pas ! »

Winowska (Maria), Le secret de Maximilien Kolbe, Paris, Saint-Paul, 1971, p. 167.