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241.3 Péchés, vices (péchés contre le Saint-Esprit, vices particuliers)

Orgueil

« Un cœur obstiné finira dans le malheur et qui aime le danger y périra.
« Un cœur obstiné se charge de peines, le pécheur accumule péché sur péché.
« Au mal de l’orgueilleux il n’est pas de guérison, car la méchanceté est enracinée en lui. »

Si 3 26-28

« L’orgueil déplaît à Dieu comme à l’homme et tous deux ont l’injustice en horreur.
« La souveraineté passe d’une nation à une autre par l’injustice, la violence et l’argent.
« Pourquoi tant d’orgueil pour qui est terre et cendre, un être qui, vivant, a déjà les tripes dégoûtantes ?
« Une longue maladie se moque du médecin, qui est roi aujourd’hui demain mourra.
« Quand un homme meurt, il reçoit en partage les insectes, les fauves et les vers.
« Le principe de l’orgueil, c’est d’abandonner le Seigneur et de tenir son cœur éloigné du Créateur.
« Car le principe de l’orgueil c’est le péché, celui qui s’y adonne répand l’abomination. C’est pourquoi le Seigneur lui a infligé d’étranges châtiments et l’a réduit à néant.
« Le Seigneur a renversé le trône des puissants et fait asseoir à leur place les doux.
« Le Seigneur a déraciné les orgueilleux et planté à leur place les humbles.
« Le Seigneur a bouleversé le territoire des nations et les a anéanties jusqu’aux fondements de la terre.
« Il les a quelquefois enlevées et détruites et a effacé du monde leur souvenir.
« L’orgueil n’est pas fait pour l’homme ni la violente colère pour la race de la femme. »

Si 10 7-18

« Est-ce que tu es orgueilleux ? – Je ne sais pas… On ne se voit pas très bien soi-même quand on essaie de regarder le Christ en face. »

Saint-Pierre (Michel, de), Les nouveaux prêtres, Paris, La Table ronde, 1964, p. 57.

Péché

« Mon fils ! tu as péché ? Ne recommence plus et implore le pardon de tes fautes passées. Comme tu fuirais le serpent, fuis la faute : si tu l’approches elle te mordra ; ses dents sont des dents de lion qui ôtent la vie aux hommes. Toute transgression est une épée à deux tranchants dont la blessure est incurable. »

Si 21 1-3

« L’assemblée des pécheurs est un tas d’étoupe qui finira dans la flamme et le feu. Le chemin des pécheurs est bien pavé, mais il aboutit au gouffre du shéol. »

Si 21 9-10

« Le pécheur n’accepte pas la réprimande, pour suivre sa volonté il trouve des excuses. »

Si 32 17

« Nul, en effet, n’est devant Vous pur de péché, non pas même l’enfant qui n’a sur terre vécu qu’un jour. »

S. Augustin, Confessions, I, 7(11) (traduction par Louis de Mondadon, Paris, Pierre Horay, collection « Points Sagesses », 1995, p. 35).

« Padre Pio ne perdait pas de temps à “couper les cheveux en quatre”, comme on dit ! Chez lui, pas de distinction entre péché grave ou péché léger. Il y avait le péché qui avait été la cause de la Croix de Jésus et c’était tout ! »

Derobert (Jean), Padre Pio, transparent de Dieu. Portrait spirituel de Padre Pio, au travers de ses Lettres, Marquain, Hovine, 1987, p. 711.

« Qui n’aime guère Dieu, ne hait non plus guère le péché. »

S. François de Sales, Traité de l’Amour de Dieu, VI, 13 (Paris, Monastère de la Visitation, 1984, p. 271).

« Origine du péché – Le péché, tel qu’on le considère aujourd’hui, partout où le christianisme règne ou a jamais régné, le péché est un sentiment juif et une invention juive ; c’est l’arrière-plan de toute moralité chrétienne, et de ce point de vue le christianisme visait à “enjuiver” le monde entier. Jusqu’à quel point cela lui a réussi en Europe, on le sent de la façon la plus fine au degré d’étrangeté que l’Antiquité grecque – un monde dépourvu de sentiment du péché – garde toujours pour notre sensibilité, malgré toute la bonne volonté de rapprochement et d’assimilation dont des générations entières et beaucoup d’excellents individus n’ont pas manqué. “Ce n’est que si tu te repens que Dieu te sera miséricordieux” – de telles paroles provoqueraient l’hilarité du Grec et sa colère ; il s’écrierait : “Voilà des sentiments d’esclaves !” Le christianisme suppose un Dieu puissant, d’une puissance suprême, et pourtant un Dieu vengeur. Sa puissance est si grande que l’on ne peut en général pas lui causer de dommage, sauf pour ce qui est de l’honneur. Tout péché est un manque de respect, un crimen læsæ majestatis divinæ – et rien de plus ! Contrition, déshonneur, humiliation – voilà les premières et dernières conditions à quoi se rattache sa grâce ; il demande donc le rétablissement de son honneur divin ! Si d’autre part le péché cause un dommage, s’il implante avec lui un mal profond et grandissant qui saisit et étouffe un homme après l’autre, comme une maladie – cela préoccupe peu cet Oriental jaloux de son honneur, là-haut dans le ciel ; le péché est un manquement envers lui et non envers l’humanité ! – Celui à qui il a accordé sa grâce reçoit aussi cette insouciance des suites naturelles du péché. Dieu et l’humanité sont imaginés ici séparés, tellement en opposition l’un avec l’autre qu’au fond il est tout à fait impossible de pécher contre cette dernière, – toute action ne doit être considérée qu’au point de vue de ses conséquences surnaturelles, sans se soucier des conséquences naturelles : ainsi le veut le sentiment juif pour lequel tout ce qui est naturel est indigne en soi. Les Grecs, par contre, admettaient volontiers l’idée que le sacrilège lui aussi pouvait avoir de la dignité – même le vol comme chez Prométhée, même le massacre du bétail, comme manifestation d’une jalousie insensée, comme chez Ajax : c’est dans leur besoin d’imaginer de la dignité pour le sacrilège et de l’y incorporer qu’ils ont inventé la tragédie, – un art et une joie qui, malgré des dons poétiques et un penchant vers le sublime, sont demeurés profondément étrangers au juif. »

Nietzsche (Friedrich), Le gai savoir, § 135 (traduction d’Henri Albert, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche », 1993, édition 2001, pp. 236-237).

« Saint Jean dit : “Tout ce qui est né de Dieu ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu.” “Nous savons que tout ce qui est né de Dieu ne pèche pas.” Et cependant le même saint Jean, parlant des chrétiens, dit : “Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes.” Que signifie donc cette contradiction ? Elle signifie que tout dans l’Église n’est pas encore pleinement Église. L’Église est le salut sous une forme visible, elle est le signe chargé de la réalité qu’elle signifie. Les membres de l’Église ne peuvent donc pécher que dans la mesure où ils se soustraient à l’influence sanctifiante de l’Église. Dans la mesure même où l’on pèche, l’on est “inecclésial”, l’on met en soi-même, donc dans un membre de l’Église, une contradiction entre le signe et la réalité signifiée. »

Schillebeeckx (Edward), Le Christ. Sacrement de la rencontre de Dieu. Étude théologique du Salut par les sacrements, Paris, Cerf, collection « Foi vivante – Formation » (n. 133), 1997, p. 229.

« Perdre le sens du péché c’est perdre le sens de Dieu, et c’est surtout perdre le sens de notre vocation à être divinisés. »

Varillon (François), Beauté du monde et souffrance des hommes. Entretiens avec Charles Ehlinger, Paris, Centurion, collection « Les interviews », 1980, p. 356.