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241.66 Morale sexuelle, morale concernant la reproduction (adultère, célibat, chasteté, contraception, homosexualité, insémination artificielle, maternité de substitution, mères porteuses, promiscuité sexuelle, relations avant le mariage, relations extra-conjugales, transplantation d’embryons)

Virginité

« Si un homme épouse une femme, s’unit à elle et ensuite la prend en aversion, et qu’il lui impute alors des fautes et la diffame publiquement en disant : “Cette femme que j’ai épousée et dont je me suis approché, je ne lui ai pas trouvé les signes de la virginité”, le père de la jeune femme et sa mère prendront les signes de sa virginité et les produiront devant les anciens de la ville, à la porte. Le père de la jeune femme dira alors aux anciens : “Ma fille que j’ai donnée pour femme à cet homme, il l’a prise en aversion, et voici qu’il lui impute des fautes en disant : Je n’ai pas trouvé à ta fille les signes de la virginité. Or, voici les signes de la virginité de ma fille.” Et ils déploieront le linge devant les anciens de la cité. Les anciens de cette cité se saisiront de l’homme, le châtieront et lui infligeront une amende de cent pièces d’argent, qu’ils donneront au père de la jeune femme, pour avoir diffamé publiquement une vierge d’Israël. Il l’aura pour femme et ne pourra jamais la répudier.

« Mais si la chose est avérée, et qu’on n’ait pas trouvé à la jeune femme les signes de la virginité, on la fera sortir à la porte de la maison de son père et ses concitoyens la lapideront jusqu’à ce que mort s’ensuive, pour avoir commis une infamie en Israël en déshonorant la maison de son père. Tu feras disparaître le mal du milieu de toi.

« Si l’on prend sur le fait un homme couchant avec une femme mariée, tous deux mourront : l’homme qui a couché avec la femme et la femme elle-même. Tu feras disparaître d’Israël le mal.

« Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, qu’un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les conduirez tous deux à la porte de cette ville et vous les lapiderez jusqu’à ce que mort s’ensuive : la jeune fille parce qu’elle n’a pas appelé au secours dans la ville, et l’homme parce qu’il a usé de la femme de son prochain. Tu feras disparaître le mal du milieu de toi. Mais si c’est dans la campagne que l’homme a rencontré la jeune fille fiancée, qu’il l’a violentée et a couché avec elle, l’homme qui a couché avec elle mourra seul ; tu ne feras rien à la jeune fille, il n’y a pas en elle de péché qui mérite la mort. Le cas est semblable à celui d’un homme qui se jette sur son prochain pour le tuer : car c’est à la campagne qu’il l’a rencontrée, et la jeune fille fiancée a pu crier sans que personne vienne à son secours.

« Si un homme rencontre une jeune fille vierge qui n’est pas fiancée, la saisit et couche avec elle, pris sur le fait, l’homme qui a couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante pièces d’argent ; elle sera sa femme, puisqu’il a usé d’elle, et il ne pourra jamais la répudier. »

Dt 22 13-29

« Oui, ainsi parle Yahvé. Incurable est ta blessure, inguérissable ta plaie.
« Personne pour plaider ta cause ; pour un ulcère, il y a des remèdes, pour toi, pas de guérison.
« Tous tes amants t’ont oubliée, ils ne te recherchent plus ! Oui, je t’ai frappée comme frappe un ennemi, d’un rude châtiment (pour ta faute si grande, tes péchés si nombreux).
« Pourquoi crier à cause de ta blessure ? Incurable est ton mal ! C’est pour ta faute si grande, pour tes péchés si nombreux, que je t’ai ainsi traitée ! »

Jr 30 12-15

« Pour le plaisir sexuel, il s’agit, autant que possible, de rester pur avant le mariage. »

Arrien de Nicomédie, Manuel d’Épictète, XXXIII, 8 (traduction d’Emmanuel Cattin, Paris, Flammarion, 1997, p. 81).

« Dès leur enfance, [les Germains] s’entraînent à une existence fatigante et dure. Plus on a gardé longtemps sa virginité, plus on est estimé par son entourage : ils pensent qu’on devient ainsi plus grand, plus fort, plus nerveux. De fait, connaître la femme avant l’âge de vingt ans est à leurs yeux une honte des plus grandes ; on ne fait pourtant point mystère de ces choses-là, car hommes et femmes se baignent ensemble dans les rivières, et d’ailleurs, ils n’ont d’autres vêtements que des peaux ou de courts rénons qui laissent la plus grande partie du corps à nu. »

César (Jules), Bellum Gallicum, VI, 21 (traduction par Léopold-Albert Constans, Paris, Les Belles Lettres, collection des Universités de France, Paris, 1926, édition 1972, p. 191).

« Rien de plus ridicule que d’être le second amant d’une femme, d’abord ; quand on n’a pas été le premier, on ne peut succéder qu’au sixième… »

Darien (Georges), Le voleur (Voleurs !, Paris, Omnibus, 1994, p. 515).

« Lorsque l’Église n’engendre pas assez de prêtres et n’est pas capable d’enthousiasmer assez de personnes pour un service sans partage du Royaume de Dieu, allant même jusqu’au célibat, on peut douter aussi de sa capacité à donner l’Eucharistie. Il faut ajouter qu’il y a correspondance pareillement entre capacité au mariage sacramentel conforme à l’Évangile et la disponibilité à la virginité. Quand cette dernière se perd, il y a lieu de douter de la première. »

Ratzinger (Joseph), Les principes de la théologie catholique. Esquisse et matériaux, traduction de Jacques Maltier, Paris, Téqui, collection « Croire et savoir » (n. 6), 1985, p. 334.

« Reçois donc ma fille comme un don de ma main, et aussi comme le prix que ton mérite a conquis. Mais si tu romps sa ceinture virginale avant que toutes les cérémonies saintes aient été solennellement accomplies, jamais le ciel ne fera descendre sur vous ses douces rosées, pour faire prospérer cette union ; mais la haine stérile, le dédain au regard amer, et la discorde sèmeront votre lit nuptial de tant d’épines odieuses, que vous le prendrez tous deux en haine. Ainsi songe à veiller sur ton amour, jusqu’à ce que le flambeau de l’hymen vous éclaire. »

Shakespeare (William), La Tempête, IV, 1 (Paris, Hatier, collection « Les classiques pour tous », n. 391, 1941, p. 52).