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Notre-Dame de Pontmain

Mais priez mes enfants…

Voilà un titre bien sérieux qui n’est pas dans mes habitudes. C’est votre faute : vous m’avez traîné à Pontmain.

Je dois dire que je me suis volontiers laissé faire.

Comment vous dire tout ce que je sais sur Pontmain ? On n’en finirait pas : je m’intéresse à la question depuis l’âge de six ans ; j’ai fait le calcul.

Nous nous en tiendrons au côté le plus pratique du message : « Dieu vous exaucera en peu de temps »…

J’en entends qui poussent des cris : « J’ai lu ça autrefois. J’ai essayé, et ça n’a rien donné ! »

C’est peut-être qu’ils demandaient des bêtises ; ou bien ils n’apportaient pas ce minimum d’insistance qu’on attend des gens un peu sérieux : en peu de temps. Disons trois jours ; quatre à la rigueur.

Primo : en 1871, la Sainte Vierge s’intéressait une fois de plus à la France.

Que de fois je l’ai priée pour mon pays et sans grands résultats.

Mais, d’une part, je me suis toujours senti un peu seul ; d’autre part, je ne suis plus un enfant.

Soyons nombreux (Mais priez…, c’est un pluriel). Pour prier notre Mère (elle l’est à tant de titres), ce n’est pas la peine de se réunir. C’est mieux tout de même, mais parfois ça n’est pas très commode.

Redevenons des enfants si nous avons cessé de l’être. Notre Seigneur nous le commande [1] : c’est le seul chemin du Ciel. En attendant ce beau Ciel où nous irons, soyons des enfants pour qu’elle nous écoute (… mes enfants).

Secundo : la France mise à part (seulement pour la clarté de mon exposé, car il ne faut jamais la mettre de côté), je sais que la Sainte Vierge agit très vite quand on lui demande quelque chose qui touche au salut éternel : être guéri d’un vice, par exemple. Il suffit d’insister pendant deux ou trois jours ; mettons quatre pour faire bonne mesure. Il y va de son honneur, elle l’a promis : en peu de temps.

Donc prions. Je sais que ça marche. Ma tête est pleine d’exemples.

J’ai connu un type qui racontait n’importe quoi. Avec lui, il fallait s’attendre à tout : c’était salace (= cochon) ; c’était méchant ; c’était moqueur ; c’était tout simplement n’importe quoi. Il a cru en la promesse de Notre-Dame de Pontmain. Eh bien ! figure-toi que c’est fini. Fi-ni.

Il y a aussi le gars qui buvait comme un trou (et pas de l’eau d’Évian). On peut maintenant le produire dans le monde : depuis belle lurette, ce n’est plus sous la table qu’on le cherche.

Ces deux petites histoires sont vraies. Je n’invente rien.

Seulement, voilà : on demande du bout des lèvres, avec un secret désir de ne pas être exaucé ; comme cette gamine que j’ai connue autrefois et qui disait : « Je voudrais bien me faire bonne sœur, mais j’ai peur de m’ennuyer ».

1. Cf. Mt 18 3 ; Mc 10 15 ; Lc 18 17.