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L’année liturgique

Nous lui donnerons de la couleur puisque l’Église le fait.

Tout commence avec le cycle de Noël. On prépare la fête par un temps de pénitence, l’Avent (environ quatre semaines). Les ornements du prêtre sont violets, parce qu’on ne peut pas penser à ses péchés sans se montrer un peu triste ; au moins un peu. Puis vient le temps de Noël, qui est un moment de joie : les ornements sont blancs et le restent jusqu’au 13 janvier.

C’est alors que la liturgie tourne au vert. Le vert, c’est la couleur des feuilles, la couleur de la vie. Or, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ; c’est pourquoi on dit aussi du vert qu’il symbolise l’espérance. C’est maintenant le temps ordinaire ; l’Église nous apprend à vivre sur terre en nous montrant le ciel.

Le temps ordinaire est interrompu par le cycle de Pâques. Ce cycle est construit comme celui de Noël, mais il est plus long, se montre plus important. Pâques est en effet le sommet de l’année liturgique. Il est bien sûr que Noël est une grande fête, mais Jésus n’est venu en ce monde que pour ressusciter (de même que mon baptême l’emporte sur ma naissance, puisque avec lui commence une vie qui ne finira jamais s’il me plaît ; il est vrai qu’on ne peut pas baptiser quelqu’un qui n’existe pas).

Le mercredi des Cendres inaugure le cycle de Pâques. Six bonnes semaines de Carême (ornements violets), dont la dernière est appelée « Sainte », nous conduisent à la Solennité par excellence. L’Église prend alors les vêtements blancs, les vêtements de la gloire ; elle les gardera sept semaines : c’est le temps pascal, pendant lequel nous revivons avec Jésus les quarante jours qui ont précédé son Ascension, puis les dix jours qui ont préparé la venue du Saint-Esprit. La fête de la Pentecôte (ornements rouges comme le feu) termine le cycle de Pâques.

On reprend alors le temps ordinaire jusqu’à l’avent (ornements verts par conséquent). Le trente-quatrième et dernier dimanche ordinaire, c’est la fête du Christ-Roi (vêtements blancs).

Quand on célèbre la fête d’un saint, on prend ses couleurs quel que soit le temps : rouge pour les martyrs ; blanc pour les autres saints. Si la paroisse est riche, elle utilise des ornements dorés pour les solennités. De même, quand on a les moyens, on remplace le violet par du rose pour le troisième dimanche de l’avent et le quatrième dimanche de carême ; autrement dit, à la pensée des fêtes qui approchent, on se relâche un peu dans l’austérité.

Au ciel, nous porterons des vêtements splendides dont je renonce à décrire la couleur.


Liturgie