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Peu, mais bon !

On pourrait croire que je pense au vin.

J’y pense, j’y pense !

Mais surtout, je me représente tous ceux qui ne tiennent pas en place, qui fourmillent de projets, qui ne savent pas se coucher. Qui ne savent pas se lever non plus, d’ailleurs, on se demande pourquoi. Je pense à ceux qui, au terme de leur vie, s’arrêtant un instant pour reprendre leur souffle, alors qu’ils sont sur le point de le rendre, s’apercevront qu’ils n’ont, finalement, rien fait.

« Peu, mais bon ! »

Cela veut dire tout d’abord un choix dans les activités ; et ensuite, un choix dans les intentions. Ou plutôt le contraire, parce qu’on agit en vue de quelque chose ou pour quelqu’un.

Pour les petites bêtes, c’est différent : ça grouille, un point c’est tout. C’est à peine différent pour les grosses bêtes : elles prennent de la place ; elles produisent des sons ; elles se meuvent…

J’ai connu un chrétien qui était tout autre. C’était peut-être une chrétienne, mais il y a si longtemps que je ne sais plus. Il y avait là le seul désir de plaire à Dieu ; et Dieu est si simple !

Alors on supprimait tout ce qui est compliqué ; ou instinctif, seulement instinctif ; on balançait aussi tout ce qui est inutile. Bien sûr, on n’était pas sans prendre quelque distraction, mais c’était pour mieux servir, ou plutôt pour mieux aimer.

On mettait un peu d’ordre dans ses journées ; on ne faisait que ce qui est clairement demandé par Dieu, à qui seul on voulait plaire. On s’accommodait de ce qui est clairement imposé. Bref, on disparaissait.

Je dis « on » parce que ce pourrait être « lui » ou « elle ». Parce que ce pourrait être toi.

« Oh que je voudrais pouvoir me perdre, et ne jamais me retrouver qu’en Dieu [1] ! » (saint curé d’Ars)

1. Cf. Monnin (Alfred), Le Curé d’Ars, Paris, Douniol, 1861 (2e édition), t. II, p. 478.