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Jésus !
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Tu parles !

C’est même tout ce que tu sais bien faire.

« Le Prince des pasteurs, l’évêque de nos âmes, a commencé à faire, puis à enseigner ». C’est Saint Pierre qui parle [1].

Mon commentaire ne concerne qu’à moitié les demoiselles. On peut sans danger les laisser entre elles (inter-nénettes). Non seulement la conversation ne gâte pas leur ouvrage, mais elles n’en travaillent que mieux.

Si vous ne les entendez plus, c’est qu’elles dorment (la Belle au Bois Dormant, mais pas le moindre prince charmant ; autrement dit, ne va pas te regarder dans la glace. Tu n’as, pas plus que moi, de temps à perdre).

Quand les petits garçons se taisent dans la pièce voisine, c’est qu’ils font des bêtises. Pour toi, c’est l’inverse. Plus tu causes, dans l’autre pièce ou ailleurs, moins tu agis ; ce qui est bien sûr une façon de ne pas faire de bêtises, mais pas la meilleure.

« Toute affaire cessante ». On a dû inventer l’expression pour la circonstance.

Jésus est resté trente années à travailler de ses mains (ce qui est un enseignement), et n’a été que trois années à enseigner (pendant lesquelles il n’était pas sans agir). Cet exemple prouve qu’il faut agir avant de dire (ne faire que dire, c’est ne rien dire).

Tu comprends bien que Jésus ne gardait pas un complet silence à Nazareth. Mais ses paroles, qu’on ne nous a pas rapportées (à part quelques-unes), ne prétendaient à rien, sinon à montrer sa gentillesse. Et en fin de compte, c’est beaucoup : la charité toute simple de Jésus vis-à-vis de son prochain : Marie, Joseph, Jacques, Simon…

Sacré-CœurConclusion pratique :

  1. ne reste pas sans rien faire jusqu’à l’âge de trente ans.
  2. ne parles pas pour ne rien dire.

Je t’entends qui protestes : « C’est tout le contraire qui me plait ! »

Proteste, mon gars, proteste.

Jésus blâmait les docteurs de son temps, qui disaient et ne faisaient pas, imposant aux autres des fardeaux insupportables qu’ils n’auraient pas voulu toucher du bout du doigt [2].

Non pas qu’il veuille qu’on juge de la doctrine par la vie et les mœurs de celui qui enseigne (pauvre de moi !), mais pour montrer combien plus elle persuade, quand elle s’appuie sur la bonne vie de celui qui la débite.

Il va donc falloir que je me mette en route. J’aimerais mieux faire la sieste, mais comment persuader si je ne suis point moi-même persuadé ?

Jusqu’à ce jour, je me suis comporté comme le trompette qui sonne la charge pour envoyer les autres là où il ne va pas.

Comme l’escalier qui conduit à l’appartement où il ne monte pas.

Comme ces poteaux des grands chemins qui enseignent par où ils faut aller, mais ne bougent pas.

Bref, je ne suis qu’une cloche (tu le savais ?).

J’invite en effet les fidèles à entrer dans l’église ; et moi-même je n’entre pas.

1. On n’a pu localiser cette citation ; l’expression « Prince des pasteurs » se trouve en 1 P 5 4, « évêque de nos âmes » en 1 P 2 25.

2. Cf. Mt 23 4 ; Lc 11 46.