Logo Regnat
Best viewed with God
Gratuité évangélique
Jésus
Viewable With Any Browser Campaign
CSS valide
Valid XHTML 1.0 Transitional

248.4 Pratique et vie chrétiennes (famille et mariage chrétiens, observance des cérémonies et rites)

Famille chrétienne

« Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir. Et vous serez haïs de tous à cause de Mon Nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé. »

Mt 10 21-22

« N’allez pas croire que Je sois venu apporter la paix sur la terre ; Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car Je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa famille. Qui aime son père ou sa mère plus que Moi n’est pas digne de Moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que Moi n’est pas digne de Moi. »

Mt 10 34-37

« Comme Il parlait encore aux foules, voici que Sa mère et Ses frères se tenaient dehors, cherchant à Lui parler. Quelqu’un Lui dit : “Voici Ta mère et Tes frères qui se tiennent dehors et cherchent à Te parler”. À celui qui L’en informait Jésus répondit : “Qui est Ma mère et qui sont Mes frères ?” Et tendant Sa main vers Ses disciples, Il dit : “Voici Ma mère et Mes frères. Car quiconque fait la volonté de Mon Père qui est aux cieux, celui-là M’est un frère et une sœur et une mère.” »

Mt 12 46-50

« Sa mère et Ses frères arrivent et, se tenant dehors, ils Le firent appeler. Il y avait une foule assise autour de Lui et on Lui dit : “Voilà que Ta mère et Tes frères et Tes sœurs sont là dehors qui Te cherchent.” Il leur répond : “Qui est Ma mère ? Et Mes frères ?” Et, promenant Son regard sur ceux qui étaient assis en rond autour de Lui, Il dit : “Voici Ma mère et Mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là M’est un frère et une sœur et une mère.” »

Mc 3 31-35

« Sa mère et Ses frères vinrent alors Le trouver, mais ils ne pouvaient L’aborder à cause de la foule. On L’en informa : “Ta mère et Tes frères se tiennent dehors et veulent Te voir.” Mais Il leur répondit : “Ma mère et Mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique.” »

Lc 8 19-21

« Pensez-vous que Je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, Je vous le dis, mais bien la division. Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois : on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. »

Lc 12 51-53

« Ce ne sont pas […] les enfants qui doivent thésauriser pour les parents, mais les parents pour les enfants. »

2 Co 12 14

« Les parents, parce qu’ils ont donné la vie à leurs enfants, ont la très grave obligation de les élever et, à ce titre, doivent être reconnus comme leurs premiers et principaux éducateurs. Le rôle éducatif des parents est d’une telle importance que, en cas de défaillance de leur part, il peut difficilement être suppléé. C’est aux parents, en effet, de créer une atmosphère familiale, animée par l’amour et le respect envers Dieu et les hommes, telle qu’elle favorise l’éducation totale, personnelle et sociale, de leurs enfants. La famille est donc la première école des vertus sociales nécessaires à toute société. Mais c’est surtout dans la famille chrétienne, riche des grâces et des exigences du sacrement de mariage, que dès leur plus jeune âge les enfants doivent, conformément à la foi reçue au baptême, apprendre à découvrir Dieu et à l’honorer ainsi qu’à aimer le prochain ; c’est là qu’ils font la première expérience de l’Église et de l’authentique vie humaine en société ; c’est par la famille qu’ils sont peu à peu introduits dans la communauté des hommes et dans le Peuple de Dieu. Que les parents mesurent donc bien l’importance d’une famille vraiment chrétienne dans la vie et le progrès du Peuple de Dieu lui-même. »

Concile œcuménique Vatican II, Déclaration De educatione christiana, n. 3.

« Dans l’éducation chrétienne de leurs enfants, les parents doivent s’efforcer de cultiver et de protéger en leurs cœurs la vocation religieuse. »

Concile œcuménique Vatican II, Déclaration De accommodata renovatione vitæ religiosæ, n. 24.

« Le Créateur a fait de la communauté conjugale l’origine et le fondement de la société humaine. Par sa grâce, il en a fait aussi un mystère d’une grande portée dans le Christ et dans l’Église (cf. Eph. 5, 32). Aussi l’apostolat des époux et des familles a-t-il une singulière importance pour l’Église comme pour la société civile.

« Les époux chrétiens sont l’un pour l’autre, pour leurs enfants et les autres membres de leur famille, les coopérateurs de la grâce et les témoins de la foi. Ils sont les premiers à transmettre la foi à leurs enfants et à en être auprès d’eux les éducateurs. Ils les forment par la parole et l’exemple à une vie chrétienne et apostolique ; ils les aident avec sagesse dans le choix de leur vocation et favorisent de leur mieux une vocation sacrée s’ils la découvrent en eux.

« Ce fut toujours le devoir des époux, mais c’est aujourd’hui l’aspect le plus important de leur apostolat, de manifester et de prouver par toute leur vie l’indissolubilité et la sainteté du lien matrimonial ; d’affirmer avec vigueur le droit et le devoir assignés aux parents et aux tuteurs d’élever chrétiennement leurs enfants ; de défendre la dignité et l’autonomie de la famille. Ils doivent donc collaborer, eux et tous les fidèles, avec les hommes de bonne volonté, pour que ces droits soient parfaitement sauvegardés dans la législation civile ; pour qu’il soit tenu compte, dans le gouvernement du pays, des exigences des familles concernant l’habitation, l’éducation des enfants, les conditions de travail, la sécurité sociale et les impôts et que dans les migrations la vie commune de la famille soit parfaitement respectée.

« Cette mission d’être la cellule première et vitale de la société, la famille elle-même l’a reçue de Dieu. Elle la remplira si par la piété de ses membres et la prière faite à Dieu en commun elle se présente comme un sanctuaire de l’Église à la maison ; si toute la famille s’insère dans le culte liturgique de l’Église ; si enfin elle pratique une hospitalité active et devient promotrice de la justice et de bons services à l’égard de tous les frères qui sont dans le besoin. Parmi les diverses œuvres d’apostolat familial, citons en particulier : adopter des enfants abandonnés, accueillir aimablement les étrangers, aider à la bonne marche des écoles, conseiller et aider les adolescents, aider les fiancés à se mieux préparer au mariage, donner son concours au catéchisme, soutenir époux et familles dans leurs difficultés matérielles ou morales, procurer aux vieillards non seulement l’indispensable mais les justes fruits du progrès économique.

« Toujours et partout mais spécialement dans les régions où commencent à se répandre les premières semences de l’Évangile, dans celles où l’Église en est à ses débuts, dans celles aussi où elle se heurte à de graves obstacles, les familles rendent au Christ un très précieux témoignage face au monde en s’attachant par toute leur vie à l’Église et en présentant l’exemple d’un foyer chrétien.

« Afin d’atteindre plus facilement les buts de leur apostolat il peut être opportun pour les familles de se constituer en associations. »

Concile œcuménique Vatican II, Décret De apostolatu laicorum, n. 11.

« Le devoir de cultiver les vocations revient à la communauté chrétienne tout entière, qui s’en acquitte avant tout par une vie pleinement chrétienne. Ce sont principalement les familles et les paroisses qui doivent collaborer à cette tâche : les familles, animées par un esprit de foi, de charité et de piété, devenant une sorte de premier séminaire ; les paroisses offrant aux adolescents eux-mêmes une participation à la fécondité de leur vie. Les maîtres et tous ceux qui, d’une manière quelconque ont la responsabilité de la formation des enfants et des jeunes gens, les associations catholiques surtout, auront le souci d’éduquer les adolescents qui leur sont confiés, de manière qu’ils puissent percevoir la vocation divine et y répondre de grand cœur. »

Concile œcuménique Vatican II, Décret De institutione sacerdotali, n. 2.

« 2205 La famille chrétienne est une communion de personnes, trace et image de la communion du Père et du Fils dans l’Esprit Saint. Son activité procréatrice et éducative est le reflet de l’œuvre créatrice du Père. Elle est appelée à partager la prière et le sacrifice du Christ. La prière quotidienne et la lecture de la Parole de Dieu fortifient en elle la charité. La famille chrétienne est évangélisatrice et missionnaire.

« 2685 La famille chrétienne est le premier lieu de l’éducation à la prière. Fondée sur le sacrement de Mariage, elle est “l’Église domestique” où les enfants de Dieu apprennent à prier “en Église” et à persévérer dans la prière. Pour les jeunes enfants en particulier, la prière familiale quotidienne est le premier témoin de la mémoire vivante de l’Église éveillée patiemment par l’Esprit Saint. »

Catéchisme de l’Église Catholique

« Vos foyers devraient toujours être des foyers de prière. Au moment où je quitte cette île qui m’est si chère, cette terre et son peuple qui représentent une telle consolation et une telle force pour le Pape, permettez-moi d’exprimer un vœu : que chaque maison irlandaise demeure ou redevienne une maison de prière familiale quoti-dienne. Si vous me promettez cela, ce sera le plus grand don que vous puissiez me faire au moment où je quitte vos rivages hospitaliers.

« Je sais que vos évêques préparent un programme pastoral en vue d’encourager les parents à prendre une plus grande part à la formation religieuse de leurs enfants. Le thème en sera : “Transmettre la foi dans la famille.” J’ai confiance que vous participerez tous généreusement à ce programme. Transmettre à vos enfants la foi que vous avez reçue de vos parents est votre premier devoir et votre plus grand privilège. La famille devrait être la première école de religion, la première école de prière. La grande influence spirituelle de l’Irlande dans l’histoire du monde est due en grande partie à la religion des familles irlandaises parce que c’est là que l’évangélisation commence, c’est là que les vocations éclosent. Je fais donc appel aux parents irlandais pour qu’ils continuent à encourager les vocations au sacerdoce et à la vie religieuse dans leur foyer, les vocations de leurs fils et de leurs filles. Pendant des générations, le plus grand désir de tous les parents irlandais a été d’avoir un fils prêtre, une fille consacrée à Dieu. Que ce soit toujours votre désir et l’objet de votre prière. Que les plus grandes possibilités qui sont offertes aux garçons et aux filles ne diminuent jamais votre estime pour le privilège d’avoir un fils ou une fille choisi par le Christ et appelé par lui à tout quitter pour le suivre. »

Jean-Paul II, Homélie à Limerick (Irlande), 1er octobre 1979, n. 7 (La Documentation catholique, n. 1772, 21 octobre 1979, p. 869).

« Les parents chrétiens […] n’assument pas toujours tout à fait consciemment et avec la responsabilité voulue leur rôle de catéchistes et d’éducateurs, de première importance pour leurs enfants ; ils ne perçoivent pas à quel point c’est justement la famille qui doit être le sujet de la catéchèse, qui est en même temps évangélisation. »

Jean-Paul II, in Frossard (André), « N’ayez pas peur ! ». Dialogue avec Jean-Paul II, Paris, Robert Laffont, 1982, p. 174.

« Le Seigneur, dans l’Évangile, […] nous dit, par exemple : “Que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et le chef comme celui qui sert”. Eh bien ! cette parole vaut pour toute communauté, y compris la famille. Ainsi, le chef de famille, à qui l’on est tenu d’obéir et qui est regardé comme le plus grand, doit se comporter comme le plus petit et se faire le serviteur de tous les siens. Il prendra soin de chacun d’eux avec autant de bonté qu’il voudrait s’en voir témoigner s’il était à leur place. Il sera doux et miséricordieux à l’égard de tous. Et, devant la faute de l’un d’eux, il ne s’irritera pas, mais, en toute patience et humilité, il l’avertira et le supportera avec douceur. C’est cela, vivre selon le saint Évangile. Il a vraiment part à l’Esprit du Seigneur, celui qui agit de la sorte. Il n’est pas nécessaire, comme vous le voyez, de rêver de grandes choses. Il faut toujours revenir à la simplicité de l’Évangile. Et surtout prendre au sérieux cette simplicité. »

Leclerc (Éloi), Sagesse d’un pauvre, Paris, Éditions Franciscaines, 1959, p. 113.

« Jésus fonde une nouvelle famille ; et lorsqu’il loue la femme qui l’a porté et les seins qui l’ont allaité, il corrige immédiatement l’image habituelle de la famille. Ce qui lui paraît important, il le dit : “Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique” (cf. Lc 11, 27-28). Ce sont des nouveaux liens de parenté et de maternité. Voici comment il les décrit : “Celui qui fait ma volonté m’est un frère et une sœur et une mère”. C’est pourquoi la rupture avec la famille purement humaine, en vue de bâtir la grande famille de la communauté de ceux qui accomplissent la volonté de Dieu, est essentielle. »

Ratzinger (Joseph), Voici quel est notre Dieu. Croire et vivre aujourd’hui, traduit de l’allemand par Joseph Burckel, Paris, Plon/Mame, 2001, p. 209.