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Le condom liturgique

Chers apprentis dans la personne du Christ,

Je n’ai pas trop bien compris pourquoi l’Esprit nous réunit aujourd’hui. Il ne m’appartient pas de vous livrer le souffle de votre vocation. Il est mieux rendu par ceux qui le portent dans leur chair. Mais voici ce que je peux vous dire à partir de ma propre vocation.

Comme disait l’Autre, Celui dont « je ne suis pas digne de délier la courroie de Ses sandales [1] » : « Qui Me voit, voit le Père [2]… » Je m’empresse de préciser : « Qui me voit, voit le père… de Christine, Michel, Johanne, Claude, Philippe, Marie, Isabelle, François, Jean-Paul, Richard, Mireille, André, Brigitte et bébé. » – Mes enfants m’appellent « Papa ».

À l’image de Dieu, je fus créé, Danielle (mon épouse) et moi avons été créés. Par la grâce de l’Esprit, l’amour nous fusionne en une seule chair. Et celle-ci, dans la mouvance de générosité qui est Dieu, a l’honneur d’une fécondité à charge d’éternité.

Si l’original est plus vivant que l’image, l’image renvoie quand même à l’original. Aussi, je compte vous remémorer la personne du Christ, que vous êtes appelés à incarner, au moyen de Son image, l’humaine nature et l’humain amour que mon épouse et moi-même cherchons à rendre vrais.

Les portes de l’éternité

Dieu a ouvert deux portes par lesquelles l’éternité se fait chair. Dieu a laissé une porte par laquelle la chair entre paradoxalement dans l’éternité. Cette dernière, tout le monde la connaît : elle est la porte de la mort qui mène à la résurrection. Je reviendrai plus tard à cette porte. Elle n’a finalement d’importance que parce que l’éternité entre d’abord dans notre monde. Si l’éternité n’y entrait point, l’éternité n’en sortirait pas.

Dieu nous a ouvert deux portes par lesquelles l’éternité est personnelle, devient une personne de chair et de sang, marchant le chemin de vérité et de vie. Deux portes par lesquelles l’esprit devient matériel. Deux portes par lesquelles le temps est habité de présences qui ne s’écoulent pas dans le passé, mais qui sont toujours présentes à la vie, même quand on les croit disparues à jamais.

Une de ces portes vous est très intime à vous, séminaristes, par l’appel qui vous a amené ici. Elle le sera infiniment plus le jour où vous aurez dit le « oui » fatidique qui vous lie à jamais, comme prêtre, à la personne du Christ. Je parlerai de cette porte en second lieu, car je vais de l’image à l’original et non de l’original à l’image. Mais je vous la mentionne : il s’agit de l’Eucharistie. Notre confiance dans la Parole de Dieu nous permet de savoir que le pain et le vin sont réellement devenus le corps, le sang, l’âme et la divinité de Jésus. Celui qui est éternel entre dans notre temps, dans notre instant, à chaque consécration. Il nous rejoint à travers cette porte par Ses gardiens, par Ses prêtres. Il nous rejoindra à travers cette porte par vous, lorsque vous serez devenus des gardiens de la porte, des prêtres.

La porte d’un père

Je veux d’abord vous parler de la porte dont je suis un gardien. Une porte qui vous fut vitale voici quelques années. Elle est localement située dans l’intimité du corps d’une femme. Pour moi, elle est dans le ventre de Danielle, mon épouse. À cet endroit précis, Dieu nous a confié, à elle et à moi, d’offrir une chair qu’il compénètre d’une vie éternelle. D’une vie qui n’était pas. D’une vie qui ne saurait pas être sans nous. D’une vie que nous ne pouvons jamais effacer de l’existence dès lors que nous l’avons procréée. Dès lors que nous l’avons créée avec Dieu.

Christine, Michel, Johanne, Claude, Philippe, Marie, Isabelle, François, Jean-Paul, Richard, Mireille, André, Brigitte et bébé (en attendant les autres) sont entrés dans leur chair parce que je suis entré en Danielle et parce que Danielle m’a accueilli. Ils sont entrés dans leur propre chair avec une âme personnelle, assoiffée pour toujours d’amour divin, grâce à Dieu qui veut vivement leur compagnie… afin qu’ils soient heureux avec Lui et les Siens pour toujours.

Ce que je dis de ces enfants et de nous (Danielle et moi) est aussi vrai de chacun de vous et de vos parents. Vos parents ont été les gardiens de la porte par laquelle [15] vous êtes entrés dans votre chair et grâce à laquelle vous cheminez maintenant vers le Père Éternel. Il vous est impossible de sous-estimer cette porte, sans quoi vous vous sous-estimeriez vous-même, ce qui est compréhensible, mais vous sous-estimeriez vos parents, ce qui est déplorable, et vous sous-estimeriez Dieu, ce qui est inacceptable.

Vous comprenez que dans le ventre d’une femme s’accomplit une liturgie ponctuelle dans le temps qui a une portée au-delà de tous les temps. Les parents sont les gardiens d’une porte qui laisse venir du néant et de Dieu des personnes pour toujours. L’acte des époux est une liturgie d’amour.

Comme vous avez le sens de la liturgie, vous avez le sens de son contraire. Les relations sexuelles faites contre l’enfant sont autant de messes noires. Quand vous déambulez sur la rue Sainte-Catherine le soir, observez ces ventres de femmes offerts à tout venant pour quelques dollars. Ces ventres de femmes, qui ont parfois pu vous séduire ou vous attiser, sont devenus des autels de la détresse quand la chair fuit la vie. Si d’aventure la vie s’y glisse, ces autels deviennent trop souvent alors des autels sanglants du sacrifice humain… On est loin de l’autel des parents qui mettent leur vie au service de l’enfant.

Mais ces dames de la Sainte-Catherine n’ont pas le monopole des autels de la détresse. Bien des dames de bonne société comme de bonne paroisse les imitent pour d’autres profits : carrière, temps libre, moments de tendresse, épanouissement et que sais-je. Leur ventre aussi a fui l’enfant.

Aussi je reviens à la liturgie de vie, à la liturgie d’amour des époux. Dans l’intimité, elle ouvre la porte à une personne qui exprime la fusion des conjoints, qui donne chair et âme au don de leur être, qui incarne cette vérité que l’amour est quelqu’un de plus qu’eux-mêmes. Cette liturgie officiée par les amoureux invite une personne nouvelle à venir épouser le Christ pour toujours. Cette liturgie en est une de dénudation, d’abandon, d’accueil, de don. Elle est une liturgie de bras ouverts, de bras en croix. Dans l’intimité du ventre de son épouse, l’époux meurt avec elle au service de leur enfant. Quand un orgasme engouffre les époux, il est le cri de mort des époux qui se perdent afin qu’une personne vive pour l’éternité. La passion vire en Passion. L’enfant tirera toute la vie qu’il y a en eux. Il les crucifiera.

Et ils ressuscitent dans la vie de leur enfant. Leur vie franchit la mort à soi pour devenir un amour en vie. C’est l’amour, le don d’aimer.

Dieu aime tellement leur enfant qu’Il a primé la liturgie d’amour de ses parents. Il a déposé sa grâce tout spécialement dans le sacrement de leur engagement, le sacrement de mariage. À l’image du jeudi saint et du vendredi saint, ce sacrement est annoncé pour ensuite être réalisé dans la chair vivante, immolée d’amour. Il n’y a de mariage que consommé. Les gardiens de cette porte où ils se déversent dans un enfant à la vie éternelle sont particulièrement consacrés dans leur amour par Dieu Lui-même. Dieu nous confie les plus petits d’entre les Siens. Que puis-je dire de ma vocation, de celle de Danielle et de moi, sinon qu’elle contient l’ivresse d’aimer toute entière et qu’il ne nous est pas permis d’en faire une défaillance du cœur ? C’est pourquoi « qui me voit, voit le père de Christine, Michel, Johanne, Claude, Philippe, Marie, Isabelle, François, Jean-Paul, Richard, Mireille, André, Brigitte et bébé. »

Pourtant, personne n’a un goût effréné de mourir, d’être crucifié. C’est vrai dans toute entreprise de conséquence. C’est très vrai dans une entreprise dont la conséquence deviendra quotidienne pendant des années. Aussi vient-il à l’esprit de bien des gens d’introduire une couche caoutchoutée entre les conjoints dans l’acte d’amour. On appelle cela un condom. Des gardiens de la porte estiment qu’il y a certains bénéfices à monter la garde ensemble, mais une perte sèche de bénéfice à ouvrir cette porte. La liturgie d’amour cesse à cet instant. Il reste des chairs qui se côtoient, se tâtent et se frictionnent, mais qui ne se fusionnent pas. L’éternité ne rentre plus dans le temps, ne rentre plus dans le ventre de l’épouse. Et quand on enlève la vie à la chair, il ne reste plus que sa décomposition, la mort.

En ces temps, on n’a jamais autant dansé sur les autels de la vie. Des ventres des femmes font éclater des hommes qui se délectent à déverser en lieu stérile leur liquide de vie, chacun ayant d’abord cherché à se protéger contre cette vie. L’éternité reste dehors. La mort se répand. Nos sociétés vieillissent et disparaissent. Nos familles se disloquent. Nos cœurs se refroidissent. Des enfants se suicident ou s’endurcissent, ce qui les tue tout autant sinon plus. Paradoxe parmi les paradoxes, le liquide de vie est enfin devenu un produit toxique contre lequel on fait campagne : il s’est adjoint le mortel SIDA.

[16] Il n’y a pas de place pour un condom dans la liturgie d’aimer. Il en va de notre vocation. Il en va de la vocation de tous les époux qui sont une terre bénie de Dieu. Il y va de la vie en eux. Le condom pèche mortellement contre l’enfant, contre les conjoints, contre notre société et contre Dieu.

N’oubliez pas de le dire « à temps et à contretemps [3] » aux amoureux et aux époux que vous évangéliserez.

La porte du Père

Maintenant, vous n’ignorez pas que l’Original, dont nous sommes l’image, S’est fait chair dans Son Fils. Ce dernier a pu affirmer sans métaphore : « Qui Me voit, voit le Père [4] ».

Aussi je quitte la porte d’un père, qui est celle de ma vocation, pour en venir à la porte du Père, qui sera celle de votre vocation.

Jeudi de la Passion, dans une folie d’amour, Jésus prononçait le vœu de l’Époux, donnant Sa chair à l’Église en qui chacun de nous peut naître enfant de Dieu. Le lendemain, vendredi saint, sur la croix, Il consommait Son mariage avec l’Église. À Pâques, nous sommes nés de Sa résurrection.

Dès Ses noces, l’Éternel fait chair a voulu que cette liturgie d’amour soit présente dans chaque temps auprès de chacun d’entre nous. Aussi dit-Il à ceux qu’Il avait choisis : « Faites ceci en mémoire de Moi [5] ».

De retour, dans Sa chair ressuscitée, Il a confirmé la garde de Ses brebis et de Ses agneaux à celui qui serait la pierre de soutien de Son Église et a envoyé ceux qu’Il avait choisis à travers le monde pour faire de nous des enfants de Dieu. Afin que les épousailles avec Son Église soient permanentes, c’est-à-dire à chaque instant du temps qui passe, l’Éternel vient sur un autel sous la forme du mort ressuscité, le pain et le vin devenus chacun Son corps, Son sang, Son âme et Sa divinité unifiés dans la résurrection, tout en étant le corps et le sang consacrés dans la séparation de la mort.

Le prêtre, dans la personne du Christ, est le gardien de cette porte par laquelle Celui qui est éternel S’incarne parmi nous et accepte même de pénétrer dans nos corps, nos cœurs et nos esprits. Lors donc que nous accueillons le Sacrifié d’amour, nous sommes remplis du Dieu éternel. Lors donc que Sa croix prend vie en nous, nous prenons part à Sa résurrection.

Pour qu’il y ait fusion entre Lui et nous, nous devons nous fondre en Lui. Dieu ne peut me compénétrer sans que je sois transpercé de Lui. Je ne peux pas vivre par Lui sans mourir à moi-même. Je ne peux ressusciter en Lui sans être crucifié. La liturgie d’amour ne saurait être moins crucifiante quand elle ouvre la chair à Dieu que lorsqu’elle ouvre la chair à l’enfant.

S’il en est qui peuvent apprécier les bénéfices de Dieu, ils n’apprécient pas tous pour autant que Dieu les aspire. Aussi s’approchent-ils de la communion recouverts de leur condom. Celui fabriqué par leur repli sur eux-mêmes. Celui de leur péché. A-t-on dépouillé son prochain, a-t-on tué sa réputation, son corps, son cœur ou son esprit, a-t-on blessé et trahi son conjoint, a-t-on déchiré l’union qui a constitué nos enfants, a-t-on un mépris pour notre Sainte Mère l’Église, qu’importe… Dieu n’est-Il pas là pour notre bénéfice ? Et on va communier, recevant en soi le corps, le sang, l’âme et la divinité du Christ, tout en recouvrant Sa présence par notre péché, la stérilisant.

Que fait alors le gardien de cette porte ? Nous offre-t-il « à temps et à contretemps [6] » le sacrement de la réconciliation ? Nous avise-t-il que le sacrement du repentir, de l’aveu, de la conversion de soi vers Dieu est le moyen de s’ouvrir à la venue de Dieu en soi ? Nous éclaire-t-il sur la mort de notre âme ? Nous bouscule-t-il vers la vie ? Nous ramène-t-il à la vie ?

Lors des eucharisties de Noël, insiste-t-on auprès des curieux et des habitués d’un jour qu’on n’approche le corps du Christ que dans la fidélité à Lui et aux Siens ? Ou se contente-t-on de parler d’une joie profane et profanatrice ? – Lors des messes de mariage, aujourd’hui, les époux ont-ils le corps et l’âme chastes quand ils échangent leurs vœux ? Leur ouverture l’un à l’autre est-elle telle qu’ils puissent y accueillir le Verbe fait chair ? Leur a-t-on fait savoir qu’une union des conjoints divorcée de la vie de leur fusion n’est qu’une mascarade d’aimer ? Ou ferme-t-on les yeux sur les cœurs fermés ? – Et quand l’enfant sera présenté au baptême, lira-t-on dans les parents l’ouverture du cœur envers Jésus-Christ, ou se contentera-t-on de hausser les épaules et de confondre le désespoir avec l’espérance de la foi ? – Quand on amènera l’enfant pour manger le corps, le sang, l’âme et la divinité de Jésus Sauveur, accueillera-t-on aussi tous les condomés qui sont là pour l’occasion, ou va-t-on les respecter en exigeant le respect de Celui qui vient pour le salut éternel des enfants de Son Père ?

[17] Dieu aime tellement Ses enfants qu’Il a primé la liturgie d’amour de l’Époux, Son Fils, et de Son Épouse, l’Église. Il a déposé Sa grâce tout spécialement dans le sacrement de leur engagement, le sacrement du sacerdoce. La vie consacrée d’un homme incarne la présence de l’Époux et l’offre dans l’Eucharistie. Vous, séminaristes, serez notre Époux, à nous qui sommes Église. Vous serez Celui en qui nous voyons notre Père, pour nous Ses enfants. Allez-vous nous offrir des messes de Dieu ou pratiquer des messes noires dans la complicité de nos péchés ?

« Ce langage-là est trop fort » ? (Cette suggestion se retrouve dans Jn 6 60). Aussi pensons-y. Oserez-vous refuser les couples sans don au mariage, les non-croyants aux sacrements de foi, les pécheurs sans repentance à l’eucharistie ? S’il fallait renverser nos mœurs, vos mœurs, pour les accorder à la présence aimante – d’où exigeante – du Christ, ne feriez-vous pas face à la colère, au mépris, à l’incompréhension, au rejet, à la solitude ? Ne seriez-vous pas, finalement, crucifiés selon les modes de notre temps ? En effet, vous risqueriez d’être le Christ. « Le serviteur n’est pas plus grand que le maître [7]. »

Mais il y a tous ces gens qui vous approcheront pour tirer profit de Dieu. Pourriez-vous les laisser partir les mains vides ? N’y aurait-il pas une charité plus grande que la Vérité du Christ ? « Qu’est-ce que la vérité [8] ? » disait Pilate lorsqu’il offrit au peuple la liturgie que le peuple réclamait.

Le condom liturgique qui stérilise l’Eucharistie est aussi répandu que le condom qui assassine l’amour humain. Quand le condom est placé puis maintenu entre Celui qui est la Vie et ceux qu’Il peut vivifier, il ne reste que la mort. Voyez : on n’a jamais aussi facilement communié… et les églises se sont vidées.

La stérilité de certains parents peut ne pas dépendre d’eux. Elle est alors une croix toute spéciale. Mais nous savons que les berceaux vides de notre peuple accusent la plupart des amoureux. Ils ont besoin de convertir leur cœur vers leur conjoint, vers leur enfant. Le vide d’une église peut ne pas dépendre de son prêtre. La sainteté d’un prêtre peut alors être celle de l’agonie, quand nul ne veut prier une heure avec lui. Mais nous savons que les bancs vides de nos églises accusent bien des complices du péché des enfants de Dieu.

La porte de la maison du Père

Deux portes introduisent une personne éternelle dans la chair et le temps. Par ailleurs, une porte ouvre la chair vivante sur l’éternité. C’est la porte de la maison du Père. On y entre paradoxalement par la mort et la résurrection de la chair. De ce côté-là aussi il y a un gardien. Et ce gardien est le crucifié qui a porté devant le temps et devant l’éternité la poids de notre enfantement. Il est le ressuscité qui a restitué la vie à Ses chairs comme aux nôtres. Il est l’Époux fidèle. Il est le cœur du Père. Il veille à Sa porte sans jamais la trahir.

Qu’adviendra-t-il alors à vous et à moi ? Qu’est-ce qui attend les gardiens de nos portes ? Nous le savons, car le gardien de cette porte, le Verbe qui S’est fait chair, n’a pas manqué de le dire :

« Lorsque le Fils de l’Homme reviendra dans Sa gloire, accompagné de tous les anges, Il siégera sur Son trône glorieux. Toutes les nations seront assemblées devant Lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à Sa droite, et les boucs à Sa gauche. Alors, à ceux qui sont à droite, le Roi dira : “Venez, les bénis de Mon Père, prenez possession du royaume qui vous est destiné depuis la création du monde. [Tout ce que vous] avez fait à l’un de Mes petits frères que voici, c’est à Moi que vous l’avez fait.”

« Ensuite Il Se tournera vers ceux qui sont à Sa gauche : “Retirez-vous de Moi, dira-t-Il, maudits, allez au feu éternel destiné au diable et à ses anges. [Tout ce que vous avez omis de] faire à l’un de ces petits, c’est à Moi-même que vous avez omis de le faire.

« Et ces derniers iront au châtiment éternel, tandis que les justes iront à la vie éternelle [9]. »

Quand le Christ parlera à chacun, chacun connaîtra la vérité de son cœur, de son choix, de sa responsabilité. Mais vous et moi sommes particulièrement marqués par un sacrement d’amour. Aussi, parmi tous, aurons-nous une merveilleuse et une terrible vérité à reconnaître : amoureux, avons-nous admis dans la chair une vie éternelle d’enfant pour Dieu ; prêtres, aurez-vous introduit la vie éternelle de Dieu dans le cœur converti d’un enfant de Dieu ? Ou avons-nous cherché à tirer bénéfice de l’amour humain comme de l’Amour qui est Dieu tout en fermant les portes sous notre garde ?

Priez pour nous comme nous prierons pour vous.

1. Lc 3 16.

2. Jn 14 9.

3. 2 Tm 4 2.

4. Jn 14 9.

5. 1 Co 11 24.

6. 2 Tm 4 2.

7. Jn 15 20.

8. Jn 18 38.

9. Mt 25 31…46.