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Sermon pour le troisième Dimanche du Temps ordinaire (année C)

(Liturgie de la Parole : Ne 8 1…10 ; Ps 18 ; 1 Co 12 12-30 ; Lc 1 1…4.21)


Le fil conducteur qui unit tous les textes de la liturgie de ce jour semble bien être le rapport de la communauté à la Loi.

En effet, l’Évangile nous présente Jésus annonçant l’accomplissement des Écritures en Sa personne, Lui, la Parole vivante du Père, venue donner aux hommes l’Esprit de Dieu. Cet Esprit qui est le principe intérieur par lequel les hommes renouvelés peuvent enfin accomplir, à la suite du Christ, la volonté divine, la Loi de Charité manifestée par la vie et la mort de Jésus-Christ.

C’est de cette Loi dont s’entretient saint Paul, en expliquant aux fidèles de Corinthe que, si nombreux qu’ils soient, ils ne forment bien cependant « qu’un seul corps [1] ». C’est là le prodige à peine croyable : qu’il soit possible de vivre ensemble alors que tout semble nous différencier ; c’est là l’œuvre de l’Esprit du Christ donné aux Baptisés, pour ne plus faire qu’un avec Lui et manifester ainsi au monde la réconciliation et la paix.

Cette réconciliation et cette paix ne sont possibles que dans la reconnaissance, l’obéissance et la célébration de la Loi du Seigneur que chante le psaume 18.

Que fait le peuple juif revenu de l’exil à Babylone ? Il commence par se rassembler « comme un seul homme [2] », depuis « les enfants en âge de comprendre [3] » jusqu’aux vieillards, hommes et femmes ; tous, des heures durant, pour écouter la loi du Seigneur…

Autrement dit, ces gens avaient compris que pour recommencer, pour fonder une vie sociale viable, il leur fallait commencer par recevoir et reconnaître l’existence d’une loi qui s’imposât à eux tous. L’action décisive de Moïse en tant que médiateur a été la transmission de la Loi au Mont Sinaï. C’est alors seulement que la sortie d’Égypte a atteint son vrai sens durable. Car le peuple n’est libéré, ne devient une nation autonome et libre qu’après être devenu une communauté de droit. L’absence de droit entraine l’absence de liberté.

La paix des nations aujourd’hui se disloque parce qu’il n’existe plus d’accord sur ce qui est juste et injuste. Ce qui maintient une société et lui donne la paix, c’est le droit.

1. 1 Co 12 12.

2. Ne 8 1.

3. Ne 8 2-3.