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Année du sacerdoce

Un jeune étranger arrivant des États-Unis, de père iranien et de mère mexicaine, est venu pour six mois en France ; profondément croyant, il souhaitait rencontrer d’autres jeunes chrétiens français. Il a cherché dans la paroisse où il habitait mais il n’en a pas trouvé.

Un prêtre originaire de France, exerçant son ministère en Argentine et revenant en France pour se reposer dans sa famille, cherche des églises ouvertes dans la région où il habite et n’en trouve pas. Il s’adresse aux prêtres afin de leur proposer ses services pour les enterrements et s’entend répondre que ce n’est pas la peine car c’est l’affaire des laïcs. Il ajoute qu’un prêtre français, étant venu dans sa paroisse en Argentine, a confessé plus de pénitents en trois semaines qu’en un an dans sa paroisse française, et que là-bas l’église est ouverte de six heures du matin à minuit et qu’il y a perpétuellement du monde. Tandis qu’il célèbre la messe, un autre prêtre est à la disposition des fidèles pour la confession, et les concélébrations sont très rares. Les répons de la messe sont en latin et les lectures dans la langue du pays. Cela ne pose aucun problème.

Lorsqu’il était au séminaire dans le sud de la France, certaines paroisses n’avaient pas de prêtre ; mais il lui est arrivé d’assister, en tant que séminariste, à des messes où il y avait plus de quinze prêtres qui concélébraient sans aucun fidèle.

Dans une église de Paris, un laïc s’apprête à bénir de l’eau, et dans une chapelle une sœur bénit les médailles ; le prêtre, dans son homélie, explique qu’il ne faut surtout pas avoir de certitudes.

Devant une telle pauvreté spirituelle, il est bon de plonger les âmes dans l’océan infini de la Miséricorde de Dieu, comme le demande Jésus à sainte Faustine dans cette admirable neuvaine à la Miséricorde divine que l’on peut utiliser au cours de l’adoration du Saint Sacrement :

« Aujourd’hui, amène-Moi l’humanité entière et particulièrement tous les pécheurs et immerge-la dans l’océan de Ma miséricorde… ; aujourd’hui, amène-Moi les âmes sacerdotales et religieuses, et immerge-les dans Mon insondable miséricorde…, etc. »

En cette année du sacerdoce, prions intensément pour que les prêtres redécouvrent la joie de sauver les âmes, de les empêcher de tomber en enfer. Ils ont été choisis et sont devenus d’autres Christ, alter Christus. Quelle sublime vocation et quelle responsabilité ! Je comprends mieux ces phrases du curé d’Ars :

« Allez vous confesser à la sainte Vierge ou à un ange : vous absoudront-ils ? Non. Vous donneront-ils le corps et le sang de Notre-Seigneur ? Non. La sainte Vierge ne peut pas faire descendre son divin Fils dans l’hostie. Vous auriez deux cents anges là, qu’ils ne pourraient vous absoudre. Un prêtre, tant simple soit-il, le peut ; il peut vous dire : “Allez en paix ; je vous pardonne”. […]

Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait… Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre-Seigneur descend du ciel à sa voix, se renferme dans une petite hostie [1]. »

Brûlons-nous du désir d’avoir des prêtres, de saints prêtres ?

Je signale deux excellents ouvrages à offrir aux prêtres. Pour la vie spirituelle : Cabrera de Armida (Conchita), À ceux que j’aime plus que tout. Confidences de Jésus aux prêtres, traduit par Dominique Reyre, Paris, Téqui, 2009. Pour la pastorale et l’évangélisation : Tardif (Émilien), Jésus a fait de moi un témoin, Paris, Éditions de l’Emmanuel, 1993.

1. Monnin (Alfred), Esprit du Curé d’Ars. M. Vianney dans ses catéchismes, ses homélies et sa conversation, Paris, Douniol, 1864, pp. 117-118, 123.