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Minarets et foi mise en arrêt

Le 30 novembre dernier, Mgr de Germiny, évêque de Blois, faisait part sur le site de son diocèse de sa peine que les Suisses n’aient pas bien voté au sujet de la construction de minarets sur leur sol. On lisait en effet dans son message :

« Comme croyant, je suis blessé par la votation helvétique refusant toute construction de nouveaux minarets.

« Je partage la tristesse que cette nouvelle ne peut que provoquer chez les musulmans du Loir-et-Cher.

« Le 11 décembre prochain, à l’occasion de la pose de la première pierre du Centre cultuel et culturel musulman de Blois, j’aurai l’occasion de manifester l’importance du dialogue entre le Christianisme et l’Islam, quelque soit la religion dominante.

« En ce temps de l’Avent, la question de Jésus prend un singulier relief : “Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?” (Lc 18, 8)

« Cette affaire de minarets ne relève pas seulement d’opinion politique, de sensibilité culturelle…

« C’est la foi et la liberté religieuse qui sont en jeu.

« † Maurice de Germiny, évêque de Blois. »

On pourrait s’étonner que soient contestés à un peuple ses choix alors que la Constitution de notre République ne reconnaît pas d’autre source d’autorité que le peuple… La contradiction dans laquelle se sont ainsi mis tous les politiques français qui ont eux aussi fait entendre leurs lamentations en dit long et sur l’hypocrisie de la vie politique et sur les réels détenteurs du pouvoir. Les lamentations unanimes depuis le Vatican jusqu’à l’ONU témoignent qu’il y a consensus pour considérer dépassé le respect de la souveraineté des peuples à disposer librement d’eux-mêmes. Il s’agit désormais de se conformer au « Nouvel Ordre Mondial ». Puisque Mgr de Germiny prétend se situer « comme croyant », sa plainte échappe à cette critique, mais peut-être pas à la suivante… Tout d’abord, que l’on ne nous reproche pas d’être partial au motif que nous prenons à partie ce seul texte de Mgr de Germiny : nous avons bien conscience qu’il n’a malheureusement rien d’original, mais comme c’est celui qui nous est tombé sous les yeux, et qu’il est représentatif de la majorité des réactions épiscopales, nous nous en contenterons.

Le fait que Mgr de Germiny se dise simplement « croyant », bien que sa qualité d’évêque puisse ne laisser aucun doute sur la nature de sa croyance, jette toutefois en raison du contexte de sa déclaration un flou sur celle-ci. Car d’autres que lui peuvent tout aussi bien se présenter en tant que « croyant », et n’être pas du tout catholiques… Utiliser donc ici un vocable neutre n’est pas neutre. Les musulmans, par exemple, se disent eux aussi des « croyants »… Peut-on supposer que Mgr de Germiny partage si bien « la tristesse des musulmans du Loir-et-Cher » qu’il en pousse la charité – toute ecclésiastique, s’entend – jusqu’à partager aussi avec eux leur croyance ? La suite de son discours, lu à la lumière de « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi [1] », n’est malheureusement pas de nature à l’infirmer. Il écrit en effet qu’il se fait fort dans les jours qui viennent « à l’occasion de la pose de la première pierre du Centre cultuel et culturel musulman de Blois » de « manifester l’importance du dialogue entre le Christianisme et l’Islam, quelque soit la religion dominante ». Or, poser la pierre de fondation d’un édifice, ce n’est pas dialoguer, mais coopérer directement à l’édification… de l’édifice musulman ! Ainsi donc, sous couvert de dialogue, lequel n’a de sens que pour conduire à Jésus-Christ, Mgr de Germiny prête ouvertement la main forte à l’Antichrist… tant il est vrai que l’Islam n’a pas d’autre raison d’être que de nier et détruire la foi chrétienne ! Mgr de Germiny est donc publiquement convaincu de mensonge et de trahison ! Au lieu de faire son travail de successeur des Apôtres et de chercher à convertir les hommes [2], Mgr de Germiny se fait un devoir de travailler à édifier l’islam, ennemi juré s’il en est des chrétiens !

Il ne peut toutefois totalement occulter l’angoisse de sa trahison :

« En ce temps de l’Avent, la question de Jésus prend un singulier relief : “Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?” (Lc 18, 8) »

Mais de quelle foi parle t-il maintenant ? De celle du croyant ? Mais de quel croyant ? Manifestement, la Parole de Dieu continue malgré tout à raisonner quelque part dans sa conscience, qu’il lui faille exorciser la peur de la catastrophe qu’elle promet, en l’amenant ainsi au grand jour. Cela pourrait sembler [6] œuvre de vertu, mais le Démon s’en sert à la fois non seulement pour tourmenter la conscience ahurie de son serviteur hypnotisé, mais encore pour lui donner d’offenser plus délibérément, parce qu’au grand jour, la Parole de Dieu :

« Ne formez pas d’attelage disparate avec les infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle association entre le Christ et Satan ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? Quel accord entre le Temple et les idoles [3] ? »

« Le Fils de l’homme, quand Il viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre ? » C’est à lui-même que le malheureux évêque de Blois devrait poser la question, lui qui va jusqu’à poser la première pierre d’un temple où chaque jour les Noms de la Trinité et de Jésus seront volontairement blasphémés !

Entendons-nous bien : il n’est pas question pour nous de refuser que les musulmans aient un lieu pour prier, encore que cela ne leur soit pas indispensable puisqu’ils n’ont pas de culte à proprement parler à offrir, et que leur assemblée du vendredi n’est rien d’autre que le moyen pour eux d’entretenir leur appartenance politique à l’Ouma, c’est-à-dire la communauté musulmane transcendant et niant les appartenances nationales… au service du djihad, devoir pour tout musulman de soumettre la terre entière à l’obéissance de la Charia… Ce que nous déplorons, c’est que celui que les circonstances présentes nous obligent à nommer l’évêque de Blois délaisse la charité, qui ne saurait souffrir que ces âmes musulmanes ne soient pas catholiques, pour se situer sur le terrain d’une « croyance » et d’une compassion qui ne sont que trahison de sa qualité et mission. Le seul souci d’un évêque devrait être celui du salut des âmes, et non de contribuer à leur perdition en les encourageant dans leur ignorance et refus de la Vérité.

Gageons que dans le diocèse de Blois les musulmans soient si aimés qu’il n’y a aucune entreprise d’évangélisation organisée à leur intention… Avec une telle charité et au rythme où vont les choses, on se demande pourquoi celui que les circonstances présentes nous obligent à nommer l’évêque de Blois ne leur a pas plutôt prêté sa cathédrale, qui est déserte le vendredi, et qui sera bientôt complètement vidée tant le sel qui y est dispensé y est insipide… Cela aurait évité les frais de construction.

La question que nous pose cette histoire de minarets n’est donc pas tant celle de la liberté religieuse qui doit être accordée aux musulmans qui, eux, la refusent, par principe de leur croyance, aux autres là où ils sont majoritaires, ce qui ne devrait bientôt pas tarder chez nous, mais bien celle de la vérité de notre Foi à nous. La seule foi véritable qui soit connaissance de la Vérité révélée sur Dieu et Ses desseins de salut pour l’humanité. La foi catholique. Pourquoi les églises sont-elles les unes après les autres fermées ? Pourquoi n’y a-t-il plus de vocations ? Qu’est devenu le troupeau du Seigneur confié à la garde des pasteurs ? Comment ceux-ci vont-ils rendre compte au Maître de la perte des âmes ? À coup sûr, une solution pour ne pas être inquiété de ces questions est de devenir… croyant… musulman.

1. Mt 12 30 ; Lc 11 23.

2. Cf. Mt 28 19.

3. 2 Co 6 14-16.