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Un épouvantail dans un champ de concombres

MahometIl y a quelque chose dans l’affaire des caricatures danoises du prophète de l’islam qui, me semble-t-il, n’a pas été relevé jusqu’à présent. Contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire, le problème de ces caricatures pour les musulmans ne vient pas du fait que Mahomet ait été représenté avec une bombe en guise de turban, voire de cerveau (tant cela correspond bien finalement à tous les appels au meurtre, au crime, à l’assassinat politique et à la haine qui fourmillent dans le Coran, et qui peuvent bien se représenter par une bombe, image du feu de l’enfer brûlant dans cette pauvre cervelle), mais, plus profondément, du fait même que Mahomet ait pu tout simplement être dessiné, figuré, représenté. L’islam manifeste ainsi un paradoxe révélant une de ses profondes contradictions, qui devrait ruiner du même coup la confiance que lui portent ses plus fidèles dévots ! En effet, alors que l’islam se présente comme le champion du culte rendu au Dieu unique, pur de toute idolâtrie, voilà qu’il revendique pour Mahomet, qui n’est qu’une créature, le respect du premier des Dix Commandements interdisant de représenter Dieu ! Élevant une créature, Mahomet, au respect qui n’est dû qu’à Dieu, l’islam nage en pleine idolâtrie… dont il se vante d’être cependant totalement exempt ! Que le musulman qui a encore un cerveau pour comprendre, comprenne !

L’islam ne peut pas revendiquer son refus des images par l’appel au respect du premier des Dix Commandements pour au moins trois raisons.

  1. Pour lui, les Écritures tant juives que chrétiennes ont été falsifiées ! Elles ne peuvent donc pas être légitimement invoquées par lui…
  2. Le Christ a montré par Son attitude et Son enseignement qu’une lecture littérale de l’Écriture n’était pas la bonne, lorsque notamment Il a « travaillé » le jour du Sabbat, alors que le troisième commandement l’interdisait formellement.
  3. À Sa suite, l’Église a elle-même relativisé l’interdiction de faire des images en autorisant la fabrication et la vénération d’images saintes, du fait qu’en Jésus Dieu Lui-même S’était rendu visible… Et en effet, renouvelée par la foi dans le Mystère de l’Incarnation, une lecture intelligente du texte comprend facilement que le but visé par Dieu dans l’interdiction de faire quelque image que ce soit n’entend qu’inculquer la connaissance de l’absolue transcendance du Dieu Unique, mais non pas déclarer mauvaises les représentations de « ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre [1] », sans quoi, pour être logique avec ce refus absolu des images, il faudrait éliminer tous les hommes, qui sont autant d’images de Dieu [2] ! Dieu n’ayant pu trouver qu’en Lui-même le modèle de ce qu’Il a créé, tout ce qui existe porte nécessairement la « marque de fabrique » du Créateur… Et c’est là ce qui donne au respect de la dignité humaine le fondement le plus évident et le plus solide qu’il ne saurait jamais ailleurs trouver : l’adoration due à Dieu conduit nécessairement à respecter celui qui vient de Dieu… comme aussi à respecter toute Sa création… Où trouver une interprétation qui manifeste davantage d’amour pour Dieu et pour l’homme ? Dans l’appel au meurtre des non-musulmans ?

Quel dommage que nos autorités se soient laissées culpabilisées, terrorisées par les menaces que l’intégrisme outragé fulminait, au lieu de lui montrer cette évidente contradiction et lui donner ainsi une bonne leçon. Une leçon que nous pouvons donner puisque nous la pratiquons nous-mêmes. Car c’est continuellement que l’islam insulte et blasphème dans son Coran et son enseignement notre Prophète en niant Sa divinité et l’intégrité de Ses paroles… Cela non plus n’a jamais été rappelé ! Qui demande réparation pour cela ? Nous n’allons pas pour autant brûler les ambassades des pays musulmans ni assassiner leurs ressortissants ! Si Jésus-Christ S’est laissé insulter, cracher au visage, couronner d’épines et ridiculiser, c’est parce qu’Il est le vrai Dieu, qui n’a pas besoin de Se défendre parce qu’on ne peut rien contre Lui ; ses adversaires reçoivent de par leurs méfaits mêmes leurs propres châtiments. Mais Mahomet a besoin d’être défendu et protégé comme toute vraie idole ! « Comme un épouvantail dans un champ de concombres, elles ne parlent pas ; il faut les porter, car elles ne marchent pas [3] ! ». En réagissant comme ils l’ont fait, les musulmans n’ont-ils pas montré que Mahomet a vraiment une bombe en guise de cerveau ?

Les demandes d’excuses adressées par les pays musulmans aux pays où ces caricatures ont été publiées, appuyées de démonstration de violence et de haine pour susciter la peur, montrent au grand jour la volonté de soumettre les non-musulmans au respect des valeurs de l’islam ! Nous ne devons pas pour autant renoncer à la liberté de dire ce que nous pensons de l’islam, sous peine de tomber sous la coupe de sa dictature qui déjà se met en place ici et là en France, par l’usage de la viande halal dans des cantines publiques, sa mainmise sur nombre de banlieues, etc., au point [9] que le Premier Ministre a même renoncé à demander à l’UOIF d’inclure dans sa charte le respect de la liberté religieuse, impliquant celle d’en changer ! Il y a déjà deux droits en France. Allons-nous accepter les diktats de l’islam, perdre les derniers acquis de notre civilisation, quitte à ce que, comme nous y invitent toutes les belles consciences du pays, pour en avaler la pilule, nous l’enrobions du devoir de respecter le sentiment religieux d’autrui, ou bien allons-nous résister à notre islamisation programmée ? La demande déposée par plusieurs dizaines de pays musulmans auprès de l’ONU pour que celle-ci définisse une nouvelle réglementation interdisant la représentation des Prophètes vise à faire admettre au monde entier que Mahomet est bel et bien un prophète, dans la continuité de ceux qui l’ont précédé, et dont il est la perfection, puisque le dernier envoyé ! Nos belles intelligences (du moins chrétiennes – ou ce qu’il en reste, surtout en ces différentes instances) verront-elles le piège, ou consacreront-elles l’Islam « vraie religion » ? Et, qui plus est, religion prenant en charge le bien spirituel des autres religions, en défendant l’honneur de leurs propres prophètes, s’il vous plait ! Si cela venait à arriver, l’islam marquerait un pas important dans l’islamisation des esprits.

Je déplore que même de la part de hautes autorités ecclésiastiques on ne dise pas aux chrétiens la vérité au sujet de l’islam et de Mahomet, à savoir que cette religion est démoniaque et que son prophète est un imposteur ! Aucun chrétien ne peut dire le contraire sans apostasier sa foi ! En effet, un chrétien croit que Jésus est Dieu. En accueillant donc Jésus, un chrétien reçoit Dieu Lui-même, en sorte qu’il a Tout et que rien ne saurait jamais lui manquer. C’est pourquoi, quiconque après le Christ se présente – et c’est le cas pour Mahomet (et d’autres !) – comme l’Envoyé de Dieu venant continuer l’œuvre du Christ, est nécessairement un imposteur, et son inspiration est nécessairement démoniaque. Ce soit-disant prophète est un anti-Christ annoncé par Notre Seigneur, qui disait : « Prenez garde qu’on ne vous abuse. Il en viendra beaucoup sous Mon Nom, qui diront : “C’est Moi !”, et ils abuseront bien des gens [4]. » Saint Jean nous a appris à reconnaître les faux-prophètes et les anti-Christs :

« À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist… Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l’Antichrist ! Il nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père. Qui confesse le Fils possède aussi le Père [5]. »

Ne pas rappeler la nature démoniaque de l’islam est une source de confusion pour les chrétiens et les prédispose à renoncer à leur foi, surtout lorsqu’il sera question de la préférer à leur vie ! Le relativisme ambiant et la soit-disant « tolérance » prêchés par tant de clercs les conduisent à nier l’absolue différence qui existe entre « l’unique vraie religion qui subsiste dans l’Église catholique [6] » et toute autre prétendue religion. « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi, et qui n’amasse pas avec Moi dissipe [7] ! », a pourtant affirmé Jésus. Et encore : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé. Celui qui refusera de croire sera condamné [8]. » La Vérité est une et n’est pas affaire de compromis. Comment les musulmans eux-mêmes pourraient-ils avoir l’idée de se convertir si nous leur disons que l’islam a devant Dieu quelque légitimité, laquelle ne saurait être autre que celle qu’eux-mêmes lui attribuent, c’est-à-dire de faire pièce au christianisme ?

L’affaire des caricatures est probablement un des signes annonciateurs de ce qui se prépare en châtiment de notre impiété et de l’apostasie de notre société ! Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende, fasse pénitence , se forme, et évangélise les musulmans qu’il rencontre, avant qu’il ne soit plus possible de le faire, comme c’est le cas en tout pays musulman, où cela est puni de mort ! Comme l’écrivait le bienheureux Charles de Foucauld à Hervé Bazin : « Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens [9]. » N’en va-t-il pas de même pour la Turquie, qui veut devenir européenne ? Quand donc ouvrirons-nous les yeux et accepterons-nous de bon cœur de prendre la croix ?

1. Ex 20 4.

2. Cf. Gn 1 26-27.

3. Jr 10 5.

4. Mt 24 4-5.

5. 1 Jn 4 2-3, 2 22-23.

6. Concile œcuménique Vatican II, Déclaration De Libertate religiosa, n. 1.

7. Mt 12 30.

8. Mc 16 16.

9. Cf. Six (Jean-François), « Mise au point : Charles de Foucauld, les Chrétiens et les musulmans », GRIC, 10 juillet 2012.