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Le pèlerinage

Tout homme est un pèlerin : « Nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir [1]. »

Le pèlerinage de l’Église est anticipé par celui d’Abraham [2], l’Exode et le retour de l’exil de Babylone. Israël sédentarisé, apparaît le « pèlerinage cultuel [3] » : les trois pèlerinages annuels [4] vers Jérusalem (Pâques, Semaines, Tentes).

Maintenant, l’Église pèlerine dans et avec le Christ : « Je suis le Chemin [5] » ; « Je suis sorti d’auprès du Père et venu dans le monde. À présent, Je quitte le monde et Je vais vers le Père [6]. »

La mission de l’Église sur les routes du monde, c’est « la marche du Christ au cours des siècles [7] ». La destination ultime est dans la nouvelle Jérusalem.

Le pèlerinage ascétique, « Exode spirituel [8] », inspire la vie monastique ou érémitique. Mais tout pèlerinage terrestre doit être vécu comme un pèlerinage intérieur de l’âme.

Jean-Paul II, grand pèlerin et missionnaire, a invité l’Église, « Peuple de Dieu en pèlerinage [9] », à vivre son cheminement vers l’an 2000 comme un grand pèlerinage spirituel sous le ciel de l’Amour trinitaire.

Tout pèlerinage doit viser à permettre :

  1. Une rencontre avec Dieu (prière).
  2. Une rencontre avec la Parole de Dieu (catéchèse ; se référer aux lieux visités ; respecter la hiérarchie des vérités de foi, ainsi que les priorités de chaque temps liturgique).
  3. Une rencontre avec l’Église (vie communautaire, diversité dans l’unité).
  4. Une rencontre dans la Réconciliation (le pèlerinage est un temps de conversion, débouchant dans le sacrement).
  5. Une rencontre eucharistique avec Jésus. La Pâque, c’est le passage, l’exode vers le Père. Viatique sans lequel le chemin serait trop long.
  6. Une rencontre avec la charité. Redécouvrir les merveilles de Dieu à notre égard. Vie communautaire. Malades à la première place.
  7. Une rencontre avec l’humanité (selon les différents âges, états de vie, vocations, confessions, religions…).
  8. Une rencontre personnelle avec Dieu et soi-même. C’est à la condition d’approfondir les grandes questions de l’existence, de maintenir notre conscience en éveil, de persévérer dans le cœur à cœur avec Dieu, de cultiver cette intériorité, que le pèlerinage ne sera pas une parenthèse, mais aura un avenir. Silence. Recueillement.
  9. Une rencontre cosmique avec Dieu. La contemplation du beau est source de vie spirituelle authentique.
  10. Une rencontre avec Marie, la Mère du Seigneur. En elle se concentre le pèlerinage du Verbe de Dieu vers l’humanité et se résume le pèlerinage de foi de l’humanité vers Dieu.

« Par la grâce de Dieu, je suis homme et chrétien, par actions grand pécheur, par état pèlerin sans abri, de la plus basse condition, toujours errant de lieu en lieu. Pour avoir, j’ai sur le dos un sac avec du pain sec, dans ma blouse la sainte Bible et c’est tout [10]. »

Que la grâce du Jubilé nous réapprenne à être étrangers et pèlerins sur cette terre !

1. He 13 14.

2. Cf. Gn 12 1.

3. Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, Le pèlerinage dans le grand Jubilé de l’An 2000, 25 avril 1998, n. 7 (La Documentation catholique, n. 2185, 5 juillet 1998, p. 605).

4. Cf. Ex 34 24.

5. Jn 14 6.

6. Jn 16 28.

7. Jean-Paul II, Lettre apostolique Tertio Millenio Adveniente, 10 novembre 1994, n. 25 (La Documentation catholique, n. 2105, 4 décembre 1994, p. 1024).

8. Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, op. cit., n. 13 (loc. cit., p. 607).

9. Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique De Ecclesia, n. 68.

10. Anonyme, Récits d’un pèlerin russe, traduction par Jean Laloy, Boudry/Paris, Baconnière/Seuil, collection « Points Sagesses » (n. 14), 1978, p. 19.