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Des châtiments corporels

Dans son rapport présenté le mercredi 4 février 2009 devant le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies à Genève, la Défenseure des enfants Dominique Versini a proposé l’interdiction de tout châtiment corporel, relançant le vieux débat sur l’opportunité de la fessée dans la pratique éducative parentale. Plus récemment, à la mi-novembre, la députée Edwige Antier (UMP) a déposé une proposition de loi d’interdiction pour la France, et depuis chacun y va de son commentaire. Nous nous contenterons ici de fournir de brefs éléments de réflexion.

Cela fait maintenant quelques dizaines de milliers d’années qu’il y a des êtres humains sur terre, et ceux-ci n’ont pas attendu Françoise Dolto ni ses épigones pour savoir comment élever leurs petits. Nous en voulons pour preuve ces extraits d’un vieux recueil de sagesse orientale :

« Yahvé reprend celui qu’Il aime, comme un père le fils qu’il chérit. »

Pr 3 12.

« Qui épargne la baguette hait son fils, qui l’aime prodigue la correction. »

Pr 13 24.

« Tant qu’il y a de l’espoir, châtie ton fils, mais ne t’emporte pas jusqu’à le faire mourir. »

Pr 19 18.

« La folie est ancrée au cœur du jeune homme, le bâton qui châtie l’en délivre. »

Pr 22 15.

« Ne ménage pas à l’enfant la correction, si tu le frappes de la baguette, il n’en mourra pas ! Si tu le frappes de la baguette, c’est son âme que tu délivreras du shéol. »

Pr 23 13-14.

« Baguette et réprimande procurent la sagesse, le jeune homme laissé à lui-même est la honte de sa mère. […] Corrige ton fils, il te laissera en repos et fera les délices de ton âme. »

Pr 29 15, 17.

« [N’aie pas honte] de corriger sévèrement tes enfants. »

Si 42 5.


À quoi on peut ajouter ces textes un peu plus tardifs :

« Tu n’éloigneras pas la main de ton fils ou de ta fille, mais tu leur apprendras dès l’enfance la crainte de Dieu. »

La doctrine des douze Apôtres (Didachè), 4, 9 (traduction par Willy Rordorf et André Tuilier, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes », n. 248bis, 1998, 2e édition, p. 163).

« S’il se rencontre quelque frère opiniâtre, ou désobéissant, ou superbe, ou murmurateur, ou transgresseur habituel de la sainte règle en quelque point, ou contempteur des ordres de ses anciens, […] s’il est dur de cœur, qu’on lui inflige le châtiment corporel. »

Règle de saint Benoît, XXIII, 1, 5 (Règles des moines, Paris, Seuil, 1982, p. 91).

« Si un frère a été souvent repris pour une faute quelconque, si l’on a été envers lui jusqu’à l’excommunication et qu’il ne soit pas amendé, il faudra lui infliger une correction plus rude, c’est-à-dire procéder contre lui par le châtiment des verges. »

Règle de saint Benoît, XXVIII, 1 (Règles des moines, Paris, Seuil, 1982, p. 94).

« Chaque âge et chaque degré d’intelligence demande une règle de conduite particulière. Lors donc que les enfants ou les plus jeunes frères, ou ceux qui sont incapables de comprendre la peine de l’excommunication, tomberont dans une faute, on les châtiera par des jeûnes prolongés, ou on les réprimera par de rudes flagellations, afin qu’ils se corrigent. »

Règle de saint Benoît, XXX, 1-3 (Règles des moines, Paris, Seuil, 1982, p. 96).