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Excommunication…

Comment la honte et la colère pourraient-elles ne pas nous envahir en constatant que le Trésor de l’Église, Notre Seigneur Jésus-Christ [1], sert de monnaie d’échange pour acheter la gloire humaine ? Comment ne pas être éclaboussés par le Sang de l’Innocent et du Saint lorsque Mgr Vingt-Trois se laisse aller – lors des obsèques de l’Abbé Pierre – à donner la communion eucharistique au Président Valéry Giscard d’Estaing, qui, aux termes du canon 1398 du Code de Droit canonique [2], est puni de la peine d’excommunication pour son implication exemplaire dans les avortements que connaît la France depuis que la loi les légalisant fut votée sous son mandat ? D’autres personnalités du monde politique, réputées catholiques, se trouvant ou non également impliquées dans cette abomination appelant le châtiment divin sur notre pays [3], violent la Loi divine sur d’autres commandements – tel Nicolas Sarkozy, divorcé et remarié civilement – mais cela ne constitue pas aux yeux du pasteur de l’Église qui est à Paris un empêchement suffisant à la réception de l’Eucharistie ! Comment ne pas vomir devant tant de criminelle hypocrisie, de sacrilège tartuferie ?

On dira peut-être que le Président, je veux dire le criminel, s’est confessé ? À la bonne heure ! Cela se saurait ! Cela devrait du moins se savoir pour que l’absolution puisse être valide ! Car à faute publique, pénitence publique ! Il n’y a pas de doute : pour une faute aussi grave, la reconnaissance publique de son péché et l’appel national au repentir public sont indispensables, aussi bien pour que la contrition puisse être présumée honnête que pour coopérer au nécessaire travail de réparation qui doit s’en suivre à titre de pénitence ! Que je sache, cela n’a pas été fait ! Aussi, cette communion – comme tant d’autres – a-t-elle été un péché de plus au compte, non seulement de l’ancien Président de la République, mais surtout de l’archevêque de Paris, qui a perdu là une belle occasion d’affirmer le caractère intangible de la Loi de Dieu…

Parce qu’il était représentant de Dieu, le saint évêque Ambroise fut capable d’amener à ses pieds l’empereur régnant pour confesser sa faute et en demander le pardon… Il avait le souci du salut de cet homme, tout empereur qu’il fut, et par lui saint Ambroise a pu ainsi conduire tout le peuple sur le chemin du salut ! À quoi sert-il de porter le titre de « berger » et de « surveillant » si ce n’est pas pour en assumer les terribles responsabilités ? N’est-ce pas honteux de craindre de déplaire à des hommes lorsque l’on prétend servir Dieu ? « Si je cherchais encore à plaire à des hommes, je ne serais plus le serviteur du Christ [4] », disait saint Paul ! Quel témoignage est ainsi donné aux fidèles et aux âmes non-catholiques, qui puisse leur permettre de voir en l’Église autre chose qu’une bassesse humaine de plus ? Où est en cette affaire le témoignage rendu à la liberté du Christ [5] face aux Puissants de ce monde ?

Mgr Vingt-Trois s’est un jour publiquement interrogé sur les comptes que les responsables de l’Église auront à rendre pour leurs coupables silences : comment douter que celui que je dénonce n’y figure en bonne place ?! Il ne suffit pas en effet de faire quelques beaux discours pour affirmer quelques vérités de l’enseignement moral catholique si à côté de cela les actes affirment le contraire par leur soutien explicite aux artisans de la culture de mort ! « Ils disent et ne font pas [6] ! », disait déjà Notre Seigneur de Ses futurs assassins… Chaque fois qu’un enfant est avorté, c’est Lui, en effet, qui est assassiné [7] !

Pitié, Seigneur !

1. Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1324.

2. « Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication latæ sententiæ. »

3. Cf. Rm 1 18 : « La colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes, qui tiennent la vérité captive dans l’injustice. »

4. Ga 1 10.

5. Cf. Ga 5 1 : « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l’esclavage. »

6. Cf. Lc 6 46.

7. Cf. Mt 25 40.45.