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Accueillant le Pape Jean-Paul II lors de sa rencontre avec les séminaristes de Paris, le dimanche 1er juin 1980, voici ce que disait Mgr François Marty, alors cardinal-archevêque de Paris :

« Je rappelle simplement trois chiffres :

« En 1968, pour mon diocèse de Paris-Ville, en arrivant en qualité de nouvel archevêque, j’ai trouvé soixante-sept séminaristes.

« En 1974, ils étaient vingt-six.

« En 1980, ils sont soixante-deux.

« Je quitterai ma charge avec le même nombre de séminaristes que le nombre que j’ai trouvé en 1968. Deo gratias [1]. »

Nous rappellerons simplement trois autres chiffres :

« C’est comme un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs et leur remit sa fortune. À l’un il donna cinq talents, deux à un autre, un seul à un troisième, à chacun selon ses capacités, et puis il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire produire et en gagna cinq autres. De même celui qui en avait reçu deux en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla faire un trou en terre et enfouit l’argent de son maître. Après un long temps, le maître de ces serviteurs arrive et il règle ses comptes avec eux. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança et présenta cinq autres talents : “Seigneur, dit-il, tu m’as remis cinq talents : voici cinq autres talents que j’ai gagnés.” – “C’est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t’établirai ; entre dans la joie de ton seigneur.” Vint ensuite celui qui avait reçu deux talents : “Seigneur, dit-il, tu m’as remis deux talents : voici deux autres talents que j’ai gagnés.” – “C’est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t’établirai ; entre dans la joie de ton seigneur.” Vint enfin celui qui détenait un seul talent : “Seigneur, dit-il, j’ai appris à te connaître pour un homme âpre au gain : tu moissonnes où tu n’as point semé, et tu ramasses où tu n’as rien répandu. Aussi, pris de peur, je suis allé enfouir ton talent dans la terre : le voici, tu as ton bien.” Mais son maître lui répondit : “Serviteur mauvais et paresseux ! tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je ramasse où je n’ai rien répandu ? Eh bien ! tu aurais dû placer mon argent chez les banquiers, et à mon retour j’aurais recouvré mon bien avec un intérêt. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car à tout homme qui a, l’on donnera et il aura du surplus ; mais à celui qui n’a pas, on enlèvera ce qu’il a. Et ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents [1]. »

1. Marty (François), in : Jean-Paul II, France, que fais-tu de ton baptême ?, Paris, Centurion, collection « Documents d’Église », 1980, p. 161.

2. Mt 25 14-30.