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Un évêque vaudou à Paris ?

Au risque de blesser une nouvelle fois la susceptibilité de certains membres du clergé de Paris qui persistent envers et contre tout à nous lire, nous ne pouvons passer sous silence une information qui nous a été communiquée par une de nos lectrices parisiennes, scandalisée à la lecture d’une petite nouvelle publiée le mois dernier dans l’hebdomadaire Pèlerin (n. 6618, 1er octobre 2009, p. 20) :

Vaudou

Ayant pris connaissance de ce document, les trois remarques suivantes nous ont paru bonnes à partager :

  1. CommuniquéLe personnage que les convenances nous obligent à nommer Son Éminence le cardinal archevêque de Paris [1] étant toujours à son poste, l’inanité de ce « rite populaire [2] » destiné à « chasser les “mauvais esprits” » est patente.
  2. Il n’y a bien sûr rien d’étonnant à cela ; pour « chasser les “mauvais esprits” » efficacement, l’Église catholique a son propre rite, de tradition apostolique : l’exorcisme. Mais le personnage que les convenances nous obligent à nommer Son Éminence le cardinal archevêque de Paris semble bien lui préférer les pratiques païennes, comme en témoigne le communiqué de presse ci-contre que nous avons retrouvé dans nos archives pour l’occasion.
    On peut légitimement s’étonner de cet engouement du personnage que les convenances nous obligent à nommer Son Éminence le cardinal archevêque de Paris pour des pratiques païennes, que le christianisme a eu tant de peine à combattre durant deux mille ans. De mauvais esprits prétendraient sans doute que l’ego dudit personnage est flatté par ces manifestations populaires d’idolâtrie…
  3. Curieusement, nous n’avons pas trouvé d’autre trace de cette cérémonie sur le parvis de l’église parisienne de la Madeleine. Mais on peut facilement consulter sur le site paroissial le petit éditorial du curé, l’Abbé Daniel Ponsard, concocté pour la feuille heb[18]domadaire de cette semaine-là, et que nous reproduisons ici :

« Une assemblée dominicale peut-elle porter témoignage ?

« L’archevêque de Paris, Mgr Vingt-Trois, a réuni hier 26 septembre, des chrétiens de Paris délégués par leur curé et engagés dans les paroisses, afin de réfléchir et d’inciter nos différentes communautés paroissiales à être plus missionnaires et témoigner d’avantage de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux hommes de notre temps, nos contemporains de plus en plus éloignés, sinon de la foi, du moins de la messe du dimanche.

« Nos eucharisties dominicales expriment-elles d’une manière suffisamment explicite le message chrétien ? La liturgie nous porte-t-elle à plus d’audace et de sérénité pour annoncer “à temps et à contre-temps” (selon l’expression de Paul) que le Christ est vivant et qu’il désire que tout homme le rencontre dans l’intimité du cœur mais aussi dans ses sacrements ?

« Ce n’est pas qu’une question de forme. La liturgie n’a cessé d’évoluer au cours des siècles. Il ne s’agit pas de trouver des “gadgets” nouveaux pour attirer les gens à la messe, mais plutôt d’aider ceux qui sont les pratiquants réguliers à prendre conscience de la portée missionnaire de ce rassemblement hebdomadaire. Notre archevêque se donne trois ans pour creuser avec les paroisses cette question qui engage chacun de nous. Selon l’expression de Saint Pierre, nous sommes les “pierres vivantes de l’Eglise” laquelle poursuit sa marche en avant, précédée par le Christ.

« P. Daniel Ponsard, curé »

Nous savons donc maintenant comment le personnage que les convenances nous obligent à nommer Son Éminence le cardinal archevêque de Paris compte inciter les communautés paroissiales de son diocèse « à être plus missionnaires et témoigner d’avantage de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux hommes de notre temps ». De fait, et nous ne contredirons pas ce constat, les eucharisties dominicales (sans parler des messes de semaine) n’expriment plus « d’une manière suffisamment explicite le message chrétien ». Et puisque « la liturgie n’a cessé d’évoluer au cours des siècles », c’est avec autant d’« audace » que de « sérénité » que la liturgie « désordinaire » imposée dans les paroisses depuis quarante ans sera progressivement remplacée par des voodoo-parties œcuméniques associant dragons, elfes et lutins qui, sans nul doute, aideront « ceux qui sont les pratiquants réguliers à prendre conscience de la portée missionnaire de ce rassemblement hebdomadaire ».

La Fraternité sacerdotale Saint Pie X a encore de beaux jours devant elle…

1. Cf. Regnat, n. 34, 6 septembre 2009, pp. 1-4.

2. Appelons les choses par leur nom : il s’agit d’un rite du culte vaudou, très présent au Brésil, tout particulièrement dans la région de Salvador de Bahia.