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305.23 Sociologie des jeunes jusqu’à vingt ans (enfance)

« As-tu des enfants ? Fais leur éducation et dès l’enfance fais-leur plier l’échine. As-tu des filles ? Veille sur leur corps, et n’égaie pas devant elles ton visage. Marie ta fille, tu auras accompli une grande chose, mais donne-la à un homme sensé. »

Si 7 23-25

« Ne désire pas une nombreuse descendance de propres à rien et ne mets pas ta joie dans des fils impies. Quel que soit leur nombre ne te réjouis pas s’ils ne possèdent pas la crainte de Dieu. Ne compte pas pour eux sur une longue vie et n’aie pas confiance dans leur destin, car mieux vaut un seul que mille et mourir sans enfants qu’avoir des fils impies. Par un seul homme intelligent une ville se peuple, mais la race des pervers sera détruite. »

Si 16 1-4

« C’est la honte d’un père que d’avoir donné le jour à un fils mal élevé, mais une fille naît pour sa confusion. Une fille sensée trouvera un mari, mais la fille indigne est le chagrin de celui qui l’a engendrée. Une fille éhontée déshonore son père et son mari, l’un et l’autre la renient. Remontrances inopportunes : musique en un jour de deuil ; coups de fouet et correction, voilà en tout temps la sagesse. »

Si 22 3-6

« Il y a neuf choses qui me viennent à l’esprit et que j’estime heureuses et une dixième que je vais vous dire : un homme qui trouve sa joie dans ses enfants, celui qui voit, de son vivant, la chute de ses ennemis… »

Si 25 7

« Qui aime son fils lui prodigue le fouet, plus tard ce fils sera sa consolation. Qui élève bien son fils en tirera satisfaction et parmi ses connaissances il s’en montrera fier. Celui qui instruit son fils rend jaloux son ennemi et se montre joyeux devant ses amis. Qu’un père vienne à mourir, c’est comme s’il n’était pas mort, car il laisse après lui un fils qui lui ressemble. Vivant, il a trouvé la joie dans sa présence, devant la mort il n’a pas eu de peine. Contre ses ennemis il laisse un vengeur et pour ses amis quelqu’un qui leur rende leurs bienfaits. Celui qui gâte son fils pansera ses blessures, à chacun de ses cris ses entrailles tressailliront. Un cheval mal dressé devient rétif, un enfant laissé à lui-même devient mal élevé. Cajole ton enfant, tu en seras stupéfait, joue avec lui, il te fera pleurer. Ne ris pas avec lui, si tu ne veux pas pleurer avec lui, tu finirais par grincer des dents. Ne lui laisse pas de liberté pendant sa jeunesse et ne ferme pas les yeux sur ses sottises. Fais-lui courber l’échine pendant sa jeunesse, meurtris-lui les côtes tant qu’il est enfant, de crainte que, dans son entêtement, il ne te désobéisse et que tu en éprouves de la peine. Élève ton fils et forme-le bien, pour ne pas avoir à endurer son insolence. »

Si 30 1-13

« Sans le savoir une fille cause à son père bien du souci ; le tracas qu’elle lui donne l’empêche de dormir : jeune, c’est la crainte qu’elle ne tarde à se marier, et, mariée, qu’elle ne soit prise en grippe. Vierge, si elle se laissait séduire et devenait enceinte dans la maison paternelle ! En puissance de mari, si elle faisait une faute, établie, si elle demeurait stérile ! Ta fille est indocile ? Surveille-la bien, qu’elle n’aille pas faire de toi la risée de tes ennemis, la fable de la ville, l’objet des commérages, et te déshonorer à l’assemblée publique. »

Si 42 9-11

« [La jeunesse] n’a pas l’expérience des choses de la vie, [elle] n’écoute que ses passions. »

Aristote, Éthique à Nicomaque, I, 1, § 18 [traduction de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche » (n. 4611), 1992 (édition 1994), p. 39].

« Cette affection même de la honte ou pudeur ne va pas bien à tous les âges. Elle ne sied guère qu’à la jeunesse. Si, dans notre opinion, il est bon que les jeunes cœurs soient très susceptibles de cette affection, c’est que, vivant à peu près exclusivement de la passion, ils sont exposés à commettre beaucoup de fautes et que la pudeur peut leur en épargner un bon nombre. »

Aristote, Éthique à Nicomaque, IV, 9, § 3 [traduction de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche » (n. 4611), 1992 (édition 1994), p. 189].

« Il n’y a guère de jeune homme, semble-t-il, qui soit prudent. La cause en est toute simple ; c’est que la prudence ne s’applique qu’aux choses particulières, et que l’expérience seule nous les fait bien connaître ; or, le jeune homme n’est pas expérimenté, car c’est le temps seul qui procure l’expérience. »

Aristote, Éthique à Nicomaque, VI, 6, § 4 [traduction de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche » (n. 4611), 1992 (édition 1994), p. 253].

« Le plaisir seul semble inspirer les amitiés des jeunes gens ; ils ne vivent que dans la passion, et ils poursuivent surtout le plaisir, et même le plaisir du moment. Avec le progrès des années, les plaisirs changent et deviennent tout autres. Aussi, les jeunes gens forment-ils très vite et cessent-ils non moins vite leurs liaisons. L’amitié tombe avec le plaisir qui l’avait fait naître ; et le changement de ce plaisir est bien rapide. Les jeunes gens sont portés à l’amour ; et l’amour le plus souvent ne se produit que sous l’empire de la passion et du plaisir. Voilà pourquoi ils s’aiment si vite et cessent également si vite d’aimer ; ils changent vingt fois de goûts dans un même jour. Mais ils n’en veulent pas moins passer tous les jours et vivre à jamais avec ce qu’ils aiment ; car c’est ainsi que se produit et se comprend l’amitié dans la jeunesse. »

Aristote, Éthique à Nicomaque, VIII, 3, § 5 [traduction de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche » (n. 4611), 1992 (édition 1994), pp. 324-325].

« Une fille unique est un enfant que l’indulgence de ses parents habitue à faire ses volontés, et qui n’a jamais connu la contrariété. »

Balzac (Honoré, de), Le Cousin Pons (Paris, Bookking International, collection « Classiques français », 1993, p. 113).

« La jeunesse a des admirations naïves, des fidélités sans calcul. »

Balzac (Honoré, de), Le lys dans la vallée, II (Paris, Bookking International, collection « Classiques français », 1993, p. 149).

« Nous avons si peu de raison quand nous nous marions ! Connaissons-nous le monde, les affaires, les hommes, les mœurs ? Les pères devraient penser pour nous. »

Balzac (Honoré, de), Le père Goriot, IV [Paris, Gallimard, collection « Folio classique » (n. 784), 1971 (édition 1995), p. 301].

« Pouvais-je empêcher que [notre père] ne vît enfin les suites naturelles de nos déplorables mariages ? Pourquoi ne les a-t-il pas empêchés ? N’était-ce pas à lui de réfléchir pour nous ? »

Balzac (Honoré, de), Le père Goriot, IV [Paris, Gallimard, collection « Folio classique » (n. 784), 1971 (édition 1995), p. 317].

« Une jeunesse en proie à l’amour vagissant [connaît bien tôt la] fureur des cœurs mûrs par l’amour ulcérés. »

Baudelaire (Charles), « Duellum », Les fleurs du mal, CVIII [Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche » (n. 677), 1972 (édition 1983), p. 186].

« [Les ouvrages de théâtre, Monsieur, sont comme] les enfants des femmes : conçus avec volupté, menés à terme avec fatigue, enfantés avec douleur et vivant rarement assez pour payer les parents de leurs soins, ils coûtent plus de chagrins qu’ils ne donnent de plaisirs. »

Beaumarchais (Pierre-Augustin Caron, de), Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville [Paris, Larousse, collection « Nouveaux classiques Larousse », 1959 (édition 1965), p. 31].

« Je n’ai jamais été jeune parce que personne n’a voulu l’être avec moi. »

Bernanos (Georges), Journal d’un curé de campagne, Paris, Plon, 1936 (édition 1951), p. 256.

« Ce sont des jeunes gens qui ont ébranlé les plus grands États, des vieillards qui les ont soutenus et rétablis. “Dites, comment avez-vous perdu si tôt votre république, qui était si grande ?” À cette question du Ludus de Névius, on fait entre autres réponses celle-ci surtout : “Il se produisait des orateurs nouveaux, stupides, tout jeunes”. L’imprudence est, en effet, le propre de la jeunesse ; la prudence, des vieillards. »

Cicéron, Cato Major seu de Senectute dialogus (Caton l’Ancien ou Dialogue sur la vieillesse), VI [traduction : Paris, Hatier, collection « Les classiques pour tous » (n. 359), 1937, p. 12].

τὸν ἡβῶνθ᾽ […] οὐ ῥᾴδιον εἴργειν.

« Le sang jeune […] n’est pas aisé à contenir. »

Euripide, Alceste, vv. 1053-1054 [traduction par Marie Delcourt-Curvers, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche classique » (n. 2450), 1968, p. 83].

« L’âge rend en général plus clément ; la jeunesse est toujours mécontente : c’est qu’avec l’âge le jugement mûrit, et s’il accepte le mal, ce n’est pas par désintéressement, mais parce qu’il a été instruit par le sérieux de la vie et a appris à se diriger vers le fond substantiel et solide des choses. »

Hegel (Georg Wilhelm Friedrich), La raison dans l’Histoire. Introduction à la Philosophie de l’Histoire [traduction par Kostas Papaïoannou, Paris, Plon, collection « 10/18 » (n. 235), 1965 (édition 1979), pp. 99-100].

« Un esprit jeune est plus touché des vues extrêmes que des vues profondes. Si la mode s’en mêle, il est presque perdu. »

Maurras (Charles), La musique intérieure, Paris, Grasset, collection « Les Cahiers verts », 1925, p. 37.

« N’étant prévenus d’aucune folle ardeur, [nos parents] sont en état de se tromper bien moins que nous et de voir beaucoup mieux ce qui nous est propre ; […] il en faut plutôt croire les lumières de leur prudence que l’aveuglement de notre passion, […] l’emportement de la jeunesse nous entraîne le plus souvent dans des précipices fâcheux. »

Molière, L’Avare, I, 2.

« Les jeunes gens sont jeunes, et n’ont pas toute la prudence qu’il leur faudrait pour ne rien faire que de raisonnable. »

Molière, Les Fourberies de Scapin, I, 4.

« C’est un tel lièvre que la folle jeunesse pour s’élancer par-dessus les filets du bon sens ! »

Shakespeare (William), Le Marchand de Venise, I, 2 (Œuvres complètes, t. VI, traduction de François Guizot, Paris, Garnier, collection « Classiques Garnier », 1928, p. 13).

« Laurence – Par Saint-François ! quel changement ! Cette Rosaline que tu aimais tant, est-elle donc si vite délaissée ? Ah ! L’amour des jeunes gens n’est pas vraiment dans le cœur, il n’est que dans les yeux. Jésus Maria ! Que de larmes pour Rosaline ont inondé tes joues blêmes ! Que d’eau salée prodiguée en pure perte pour assaisonner un amour qui n’en garde pas même l’arrière-goût ! Le soleil n’a pas encore dissipé tes soupirs dans le ciel : tes gémissements passés tintent encore à mes vieilles oreilles. Tiens, il y a encore là, sur ta joue, la trace d’une ancienne larme, non essuyée encore ! Si alors tu étais bien toi-même, si ces douleurs étaient bien les tiennes, toi et tes douleurs vous étiez tout à Rosaline ; et te voilà déjà changé ! Prononce donc avec moi cette sentence : Les femmes peuvent faillir, quand les hommes ont si peu de force.

« Roméo – Tu m’as souvent reproché mon amour pour Rosaline.

« Laurence – Ton amour ? Non, mon enfant, mais ton idolâtrie. »

Shakespeare (William), Roméo et Juliette, II, 3 [traduction par François-Victor Hugo, Paris, EJL, collection « Librio » (n. 9), 1994, pp. 39-40].