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305.4 Sociologie féminine

« Yahvé Dieu dit : “Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie.” »

Gn 2 18

Cf. Tb 8 6 :

« C’est Toi qui as créé Adam, c’est Toi qui as créé Ève sa femme, pour être son secours et son appui, et la race humaine est née de ces deux-là. C’est Toi qui as dit : faisons-lui une aide semblable à lui. »

« Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’Il avait tirée de l’homme, Yahvé Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria : “Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée "femme", car elle fut tirée de l’homme, celle-ci !” »

Gn 2 21-23

« À la femme, [Yahvé] dit : “Je multiplierai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi.” »

Gn 3 16

« Une femme ne portera pas un costume masculin, et un homme ne mettra pas un vêtement de femme ; quiconque agit ainsi est en abomination à Yahvé ton Dieu. »

Dt 22 5

« Une femme gracieuse acquiert de l’honneur. »

Pr 11 16

« Un anneau d’or au groin d’un pourceau : une femme belle mais dépourvue de sens. »

Pr 11 22

« Une maîtresse femme est la couronne de son mari, mais une femme indigne est comme une carie dans ses os. »

Pr 12 4

« Trouver une femme, c’est trouver le bonheur, c’est obtenir une faveur de Yahvé. »

Pr 18 22

« C’est une calamité pour son père qu’un fils insensé, une gargouille qui ne cesse de couler que les querelles d’une femme.
« Une maison et du bien sont l’héritage paternel, mais c’est Yahvé qui donne une femme de sens. »

Pr 19 13-14

« Mieux vaut habiter à l’angle d’un toit que faire maison commune avec une femme querelleuse. […]
« Mieux vaut habiter en un pays désert qu’avec une femme querelleuse et chagrine. »

Pr 21 9, 19

« Mieux vaut habiter à l’angle d’un toit que faire maison commune avec une femme querelleuse. »

Pr 25 24

« Gargouille qui ne cesse de couler un jour de pluie et femme querelleuse sont pareilles !
« Qui veut la saisir, saisit le vent et sa droite rencontre de l’huile. »

Pr 27 15-16

« Une maîtresse femme, qui la trouvera ? Elle a bien plus de prix que les perles !
« En elle se confie le cœur de son mari, il ne manque pas d’en tirer profit.
« Elle fait son bonheur et non son malheur, tous les jours de sa vie.
« Elle cherche laine et lin et travaille d’une main allègre.
« Elle est pareille à des vaisseaux marchands : de loin, elle amène ses vivres.
« Il fait encore nuit qu’elle se lève, distribuant à sa maisonnée la pitance, et des ordres à ses servantes.
« A-t-elle en vue un champ, elle l’acquiert ; du produit de ses mains, elle plante une vigne.
« Elle ceint vigoureusement ses reins et déploie la force de ses bras.
« Elle sait que ses affaires vont bien, de la nuit, sa lampe ne s’éteint.
« Elle met la main à la quenouille, ses doigts prennent le fuseau.
« Elle étend les mains vers le pauvre, elle tend les bras aux malheureux.
« Elle ne redoute pas la neige pour sa maison, car toute sa maisonnée porte double vêtement.
« Elle se fait des couvertures, de lin et de pourpre est son vêtement.
« Aux portes de la ville, son mari est connu, il siège parmi les anciens du pays.
« Elle tisse des étoffes et les vend, au marchand elle livre une ceinture.
« Force et dignité forment son vêtement, elle rit au jour à venir.
« Avec sagesse elle ouvre la bouche, sur sa langue : une doctrine de piété.
« De sa maisonnée, elle surveille le va-et-vient, elle ne mange pas le pain de l’oisiveté.
« Ses fils se lèvent pour la proclamer bienheureuse, son mari, pour faire son éloge :
« “Nombre de femmes ont accompli des exploits, mais toi, tu les surpasses toutes !”
« Tromperie que la grâce ! Vanité, la beauté ! La femme qui craint Yahvé, voilà celle qu’il faut féliciter !
« Accordez-lui une part du produit de ses mains, et qu’aux portes ses œuvres fassent son éloge ! »

Pr 31 10-31

« Ne te détourne pas d’une épouse sage et bonne, car sa grâce vaut plus que l’or. »

Si 7 19

« As-tu une femme selon ton cœur ? Ne la répudie pas, mais si tu ne l’aimes pas ne te fie pas à elle. »

Si 7 26

« Ne sois pas jaloux de ton épouse bien-aimée et ne lui donne pas l’idée de te faire du mal.
« Ne te livre pas entre les mains d’une femme, de peur qu’elle ne prenne de l’ascendant sur toi.
« Ne va pas au-devant d’une courtisane : tu pourrais tomber dans ses pièges.
« Ne fréquente pas une chanteuse : tu te ferais prendre à ses artifices.
« N’arrête pas ton regard sur une jeune fille, de peur d’être piégé quand elle expiera.
« Ne te livre pas aux mains des prostituées : tu y perdrais ton patrimoine.
« Ne promène pas ton regard dans les rues de la ville et ne rôde pas dans les coins déserts.
« Détourne ton regard d’une jolie femme et ne l’arrête pas sur une beauté étrangère. Beaucoup ont été égarés par la beauté d’une femme et l’amour s’y enflamme comme un feu.
« Près d’une femme mariée garde-toi bien de t’asseoir et de pique-niquer au vin avec elle de peur que le désir ne te dévie vers elle et que dans ta passion tu ne glisses à ta perte. »

Si 9 1-9

« Le vin et les femmes pervertissent les hommes sensés, qui fréquente les prostituées perd toute pudeur.
« Des larves et des vers il sera la proie et l’homme téméraire y perdra la vie. »

Si 19 2-3

« Il est trois choses qui charment mon âme, qui sont agréables à Dieu et aux hommes : l’accord entre frères, l’amitié entre voisins, un mari et une femme qui s’entendent bien. »

Si 25 1

« Heureux celui qui vit avec une femme de sens. »

Si 25 8

« Toute blessure, sauf une blessure du cœur ! toute méchanceté, sauf une méchanceté de femme !
« tout malheur, sauf un malheur qui vient de l’adversaire ! toute injustice, sauf une injustice qui vient de l’ennemi !
« Il n’y a pire venin que le venin du serpent, il n’y a pire haine que la haine d’une femme.
« J’aimerais mieux habiter avec un lion ou un dragon qu’habiter avec une femme méchante.
« La méchanceté d’une femme change son visage, elle fait grise mine, on dirait un ours.
« Son mari s’attable parmi ses voisins et, malgré lui, il gémit amèrement.
« Toute malice n’est rien près d’une malice de femme : que le sort des pécheurs lui advienne !
« Une montée sablonneuse sous les pas d’un vieillard, telle est une femme bavarde pour un homme tranquille.
« Ne te laisse pas prendre à la beauté d’une femme, ne t’éprends jamais d’une femme.
« C’est un objet de colère, de reproche et de honte qu’une femme qui entretient son mari.
« Cœur abattu, visage triste, blessure secrète, voilà l’œuvre d’une femme méchante. Mains inertes et genoux sans force, telle est la femme qui fait le malheur de son mari.
« C’est par la femme que le péché a commencé et c’est à cause d’elle que tous nous mourons.
« Ne donne pas à l’eau un passage, ni à la femme méchante la liberté de parler.
« Si elle n’obéit pas au doigt et à l’œil, sépare-toi d’elle.
« Heureux l’époux dont la femme est excellente, le nombre de ses jours sera doublé.
« Une femme parfaite est la joie de son mari, il passera dans la paix toutes les années de sa vie.
« Une femme excellente est une part de choix, attribuée à ceux qui craignent le Seigneur :
« riches ou pauvres, leur cœur est en liesse, ils montrent toujours un visage joyeux.
« Trois choses me font peur et une quatrième m’épouvante : une calomnie qui court la ville, une émeute populaire, une fausse accusation : tout cela est pire que la mort ;
« mais c’est crève-cœur et douleur qu’une femme jalouse d’une autre, et tout cela, c’est le fléau de la langue.
« Une femme méchante, c’est un joug à bœufs mal attaché ; prétendre la maîtriser, c’est saisir un scorpion.
« Une femme qui boit, c’est un sujet de grande colère, elle ne peut cacher son déshonneur.
« L’inconduite d’une femme se lit dans la vivacité de son regard et se reconnaît à ses œillades.
« Méfie-toi bien d’une fille hardie de peur que, se sentant les coudées franches, elle n’en profite.
« Garde-toi bien des regards effrontés et ne t’étonne pas s’ils t’entraînent au mal.
« Comme un voyageur altéré elle ouvre la bouche, elle boit de toutes les eaux qu’elle rencontre, elle s’assied face à tout piquet, à toute flèche elle ouvre son carquois.
« La grâce d’une épouse fait la joie de son mari et sa science est pour lui une force.
« Une femme silencieuse est un don du Seigneur, celle qui est bien élevée est sans prix.
« Une femme pudique est une double grâce, celle qui est chaste est d’une valeur inestimable.
« Comme le soleil levant sur les montagnes du Seigneur, ainsi le charme d’une jolie femme dans une maison bien tenue.
« Une lumière brillant sur un lampadaire sacré, ainsi la beauté d’un visage sur un corps bien planté.
« Des colonnes d’or sur une base d’argent, ainsi de belles jambes sur des talons solides.
« Mon fils, garde saine la fleur de ton âge et ne livre pas ta force à des étrangers.
« Après avoir cherché le champ le plus fertile du pays, sèmes-y ton propre grain, confiant dans la noblesse de ta race.
« Ainsi les rejetons que tu laisseras après toi, sûrs de leur noblesse, s’enorgueilliront.
« Une femme de louage ne vaut pas un crachat, une épouse légitime est une citadelle qui tue ceux qui l’entreprennent.
« Une femme impie est donnée en partage au pécheur, une femme pieuse, à qui craint le Seigneur.
« Une femme éhontée ne se plaît que dans le déshonneur, une femme pudique est délicate même avec son mari.
« Une femme hardie n’est pas plus respectée qu’un chien, mais celle qui est modeste craint le Seigneur.
« Une femme qui honore son époux passe pour sage aux yeux de tous, mais celle qui le déshonore est réputée impie dans son orgueil. Heureux le mari d’une femme excellente, car le nombre de ses jours sera doublé.
« Une femme criarde et bavarde est une trompette qui sonne la déroute ; tout homme, dans ces conditions, passe sa vie dans les fracas de la guerre. »

Si 25 13 – 26 27

« Une femme accepte n’importe quel mari, mais il y a des filles meilleures que d’autres.
« La beauté d’une femme réjouit le regard, c’est le plus grand de tous les désirs de l’homme.
« Si la bonté et la douceur sont sur ses lèvres, son mari est le plus heureux des hommes.
« Celui qui acquiert une femme a le principe de la fortune, une aide semblable à lui, une colonne d’appui.
« Faute de clôture le domaine est livré au pillage, sans une femme l’homme gémit et va à la dérive. »

Si 36 21-25

« Des enfants et une ville fondée perpétuent un nom ; mieux encore apprécie-t-on une femme irréprochable. »

Si 40 19

« Ami et camarade se rencontrent au bon moment ; mieux encore la femme et l’homme. »

Si 40 23

« Devant qui que ce soit ne t’arrête pas à la beauté et ne t’assieds pas avec les femmes.-Car du vêtement sort la teigne et de la femme une malice de femme.
« Mieux vaut la malice d’un homme que la bonté d’une femme : une femme cause la honte et les reproches. »

Si 42 12-14

« Yahvé dit : Parce qu’elles font les fières, les filles de Sion, qu’elles vont le cou tendu et les yeux provocants, qu’elles vont à pas menus, en faisant sonner les anneaux de leurs pieds, le Seigneur rendra galeux le crâne des filles de Sion, Yahvé dénudera leur front.
« Ce jour-là le Seigneur ôtera l’ornement de chaînettes, les médaillons et les croissants, les pendentifs, les bracelets, les breloques, les diadèmes et les chaînettes de chevilles, les parures, les boîtes à parfums et les amulettes, les bagues et les anneaux de narines, les vêtements de fête et les manteaux, les écharpes et les bourses, les miroirs, les linges fins, les turbans et les mantilles.
« Alors, au lieu de baume, ce sera la pourriture, au lieu de ceinture, une corde, au lieu de coiffure, la tête rase, au lieu d’une robe d’apparat, un pagne de grosse toile, et la marque au fer rouge au lieu de beauté. »

Is 3 16-24

« Je vous félicite de ce qu’en toutes choses vous vous souvenez de moi et gardez les traditions comme je vous les ai transmises. Je veux cependant que vous le sachiez : l’origine de tout homme, c’est le Christ ; l’origine de la femme, c’est l’homme ; et l’origine du Christ, c’est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise ayant des cheveux longs fait affront à sa tête. Toute femme qui prie ou prophétise le chef découvert fait affront à sa tête ; c’est exactement comme si elle était tondue. Si donc une femme ne se couvre, alors, qu’elle se coupe les cheveux ! Mais si c’est une honte pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou tondus, qu’elle se couvre.
« L’homme, lui, ne doit pas se couvrir la tête, parce qu’il est l’image et la gloire de Dieu ; quant à la femme, elle est la gloire de l’homme. Ce n’est pas l’homme en effet qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme ; et ce n’est pas l’homme, bien sûr, qui a été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. Voilà pourquoi la femme doit discipliner sa chevelure, à cause des anges. Aussi bien, dans le Seigneur, la femme n’est pas autre que l’homme, et l’homme n’est pas autre que la femme ; car, de même que la femme a été tirée de l’homme, ainsi l’homme naît par la femme, et tout vient de Dieu.
« Jugez-en par vous-mêmes. Est-il convenable que la femme prie Dieu la tête découverte ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter les cheveux longs, tandis que c’est une gloire pour la femme de les porter ainsi ? Car la chevelure lui a été donnée comme couvre-chef.
« Au reste, si quelqu’un se plaît à ergoter, tel n’est pas notre usage, ni celui des Églises de Dieu. »

1 Co 11 2-16

« Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole ; qu’elles se tiennent dans la soumission, selon que la Loi même le dit. Si elles veulent s’instruire sur quelque point, qu’elles interrogent leur mari à la maison ; car il est inconvenant pour une femme de parler dans une assemblée. »

1 Co 14 34-35

« Que les femmes, de même, aient une tenue décente ; que leur parure, modeste et réservée, ne soit pas faite de cheveux tressés, d’or, de pierreries, de somptueuses toilettes, mais bien plutôt de bonnes œuvres, ainsi qu’il convient à des femmes qui font profession de piété. Pendant l’instruction, la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de faire la loi à l’homme. Qu’elle garde le silence. C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Ève ensuite. Et ce n’est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui, séduite, se rendit coupable de transgression. Néanmoins elle sera sauvée en devenant mère, à condition de persévérer avec modestie dans la foi, la charité et la sainteté. »

1 Tm 2 9-15

ἔτι δ᾽ ἡ περὶ τὰς γυναῖκας ἄνεσις καὶ πρὸς τὴν προαίρεσιν τῆς πολιτείας βλαβερὰ καὶ πρὸς εὐδαιμονίαν πόλεως.

« Le relâchement en tout ce qui concerne les femmes est dommageable à la fois pour le but que se propose la constitution et pour le bonheur de la cité. »

Aristote, Les politiques, II, 9, 1269b13 [traduction par Pierre Pellegrin, Paris, Flammarion, 1993 (2e édition), p. 180].

« En général, les femmes ont une foi particulière, une morale à elles, elles croient à la réalité de tout ce qui sert leurs intérêts et leurs passions. »

Balzac (Honoré, de), Le Cousin Pons (Paris, Bookking International, collection « Classiques français », 1993, pp. 115-116).

« Les femmes sont habituées, par je ne sais quelle pente de leur esprit, à ne voir dans un homme de talent que ses défauts, et dans un sot que ses qualités ; elles éprouvent de grandes sympathies pour les qualités du sot qui sont une flatterie perpétuelle de leurs propres défauts, tandis que l’homme supérieur ne leur offre pas assez de jouissances pour compenser ses imperfections. Le talent est une fièvre intermittente, nulle femme n’est jalouse d’en partager seulement les malaises ; toutes veulent trouver dans leurs amants des motifs de satisfaire leur vanité ; c’est elles encore qu’elles aiment en nous ! »

Balzac (Honoré, de), La peau de chagrin (Paris, Flammarion, s.d., p. 91).

« Une femme est coquette tant qu’elle n’aime pas. »

Balzac (Honoré, de), La peau de chagrin (Paris, Flammarion, s.d., p. 113).

Réminiscence probable de La Rochefoucauld (François, de), Maximes, I, 349 (Paris, Flammarion, collection « Les meilleurs auteurs classiques français et étrangers », p. 156) :

« Le plus grand miracle de l’amour, c’est de guérir de la coquetterie. »

« Les femmes qui disent aimer, qui croient souvent aimer le plus, dansent, valsent, coquettent avec d’autres hommes, se parent pour le monde, y vont chercher leur moisson de regards convoiteurs. »

Balzac (Honoré, de), Splendeurs et misères des courtisanes, II, 5 (Paris, Bookking International, collection « Classiques français », 1993, p. 209).

Réminiscence probable de La Rochefoucauld (François, de), Maximes, I, 277 (Paris, Flammarion, collection « Les meilleurs auteurs classiques français et étrangers », pp. 139-140) :

« Les femmes croient souvent aimer encore qu’elles n’aiment pas. L’occupation d’une intrigue, l’émotion d’esprit que donne la galanterie, la pente naturelle au plaisir d’être aimées, et la peine de refuser, leur persuadent qu’elles ont de la passion lorsqu’elles n’ont que de la coquetterie. »

« La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
« Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégoût. »

Baudelaire (Charles), « Le voyage », VI, Les fleurs du mal, CIII [Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche » (n. 677), 1972 (édition 1983), p. 175].

« L’hypertrophie du moi est plus accentuée chez la femme que chez l’homme. Par sa faculté de penser par idées générales, l’homme a plus de facilités à se concevoir comme un élément infime dans la vie universelle. Il comprend facilement ce qui lui est extérieur ; la femme le sent et, sentir, c’est ne connaître les choses que dans leurs rapports directs avec soi. »

Clavière (Maurice), Charles Maurras ou la restauration des valeurs humaines, Paris, Jean Lesfauries, 1939, p. 77.

« Le silence est une vertu des femmes. »

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, II, vii, 58, 1 [traduction de Claude Mondésert, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes » (n. 108), 1965, p. 119].

« Que la femme répande la bonne odeur du Christ, l’onguent royal, et non pas l’odeur des poudres et des parfums, et qu’elle s’oigne de l’onguent immortel de la sagesse, qu’elle se délecte de ce parfum saint qu’est l’Esprit. »

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, II, viii, 65, 2 [traduction de Claude Mondésert, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes » (n. 108), 1965, p. 133].

« L’épouse chaste, en consacrant son temps à son mari, honore Dieu sincèrement. »

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, II, xbis, 109, 4 [traduction de Claude Mondésert, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes » (n. 108), 1965, p. 209].

« Il ne faut pas soustraire les femmes à tout effort corporel un peu pénible, mais, sans les inviter à la lutte et à la course, il faut les exercer à filer la laine et à tisser, comme aussi à aider la cuisinière, s’il en est besoin. De plus, les femmes doivent de leurs propres mains apporter de l’office ce qui nous est nécessaire et il n’est pas déshonorant pour elles de se mettre à la meule ; et, en vérité, s’occuper des aliments, afin d’être agréable à son mari, ce n’est pas non plus à blâmer chez une épouse qui tient sa maison et est une aide [pour son époux]. Si une femme elle-même secouait les couvertures, apportait à boire, quand il a soif, à celui qui l’a épousée et lui présentait à manger, il n’y aurait là rien que de très honnête et ce serait pour elle un exercice favorable à sa santé physique et morale. Notre Pédagogue approuve une telle femme, qui “met la main à la pâte et de ses mains tient fortement le fuseau ; elle sait aussi ouvrir ses mains pour le pauvre et tendre le bras au mendiant” ; elle ne rougit point de rivaliser avec Sara pour le plus beau des services : être secourable aux voyageurs. Abraham en effet lui dit : “Hâte-toi, pétris trois mesures de fleur de farine et fais des pains cuits sous la cendre”. “Rachel, fille de Laban, dit l’Écriture, arrivait avec les brebis de son père.” Mais ce n’est pas tout : pour nous enseigner la modestie, le texte ajoute : “Car elle-même menait paître les brebis de son père”. »

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, III, x, 49, 2-6 [traduction de Claude Mondésert et Chantal Matray, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes » (n. 158), 1970, pp. 107-109].

« Il faut retenir les femmes dans une vie réglée et les brider par une chaste pudeur, de crainte qu’elles n’échappent à la Vérité par vaine suffisance. Il est donc louable que les maris qui ont confiance dans leurs propres épouses leur donnent la responsabilité du foyer comme à des aides qui leur ont été données pour cela. »

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, III, xi, 58, 1 [traduction de Claude Mondésert et Chantal Matray, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes » (n. 158), 1970, p. 123].

« C’est surtout le travail qu’elles accomplissent elles-mêmes qui apporte aux femmes la beauté authentique, parce qu’il exerce leur corps et fait qu’elles se parent elles-mêmes par elles-mêmes : ce n’est pas une parure fruit du travail des autres, une parure qui ne pare pas, qui est indigne d’un être libre, qui est celle d’une prostituée ; au contraire, la parure de chaque femme chaste est celle que, toutes les fois qu’elle en a le plus besoin, elle apprête et tisse de ses mains ; jamais il ne convient que celles qui vivent selon Dieu apparaissent dans une toilette achetée au marché, mais ce doit être un produit du travail fait à la maison. Car c’est le plus beau travail que celui d’une femme qui, à la maison, se vêt elle-même et vêt son mari des parures qu’elle a confectionnées : tous s’en félicitent, les enfants à cause de leur mère, le mari à cause de sa femme, elle-même pour eux tous, et tous à cause de Dieu. En résumé, il est sûr qu’“une femme forte est un trésor de vertu”, celle qui “ne prend pas sa nourriture dans l’oisiveté, et qui a sur la langue les préceptes de l’aumône”, celle qui “ouvre la bouche avec sagesse et mesure et dont les enfants se lèvent pour la proclamer heureuse”, comme le dit notre saint Logos par la bouche de Salomon, “et son mari fait son éloge. Car une femme pieuse est bénie ; qu’elle-même loue la crainte du Seigneur !” Et encore : “Une femme forte est la couronne de son mari.” »

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, III, xi, 67 [traduction de Claude Mondésert et Chantal Matray, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes » (n. 158), 1970, pp. 135-137].

« Dirigeons nos femmes sur la droite voie du bien. Qu’elles montrent en elles l’aimable habitude de la chasteté ; qu’elles prouvent leur sincère résolution à la douceur ; qu’elles manifestent par leur silence la modération de leur langue ; qu’elles exercent la charité, non pas avec partialité mais dans la sainteté et équitablement à l’égard de tous ceux qui craignent Dieu. »

Clément de Rome, Épître aux Corinthiens, 21 6-7 [traduction par Annie Jaubert, Paris, Cerf, collection « Sources chrétiennes » (n. 167), 1971, p. 139].

« La sainteté consiste à accomplir par amour, dans un don total de nous-mêmes à la volonté de Dieu, les plus simples actions de chaque instant, les plus élémentaires devoirs de la vie quotidienne. La maman qui torche le derrière de son enfant parce que telle est à ce moment la volonté de Dieu vaut plus que si elle abandonnait son enfant pour faire une thèse de philosophie. »

Daujat (Jean), Idées modernes, réponses chrétiennes, Paris, Téqui, 1985, p. 102.

« Marie a été élevée au-dessus de tous les saints sans avoir jamais été le docteur d’une morale théorique de sainteté, mais en vivant simplement la vie quotidienne d’une femme qui soigne son époux, son enfant et sa maison, c’est dans cette réalité qui lui était donnée par Dieu qu’elle a réalisé sa sainteté. On trouverait aujourd’hui nombre de femmes qui font des grandes théories sur la sainteté de la vie familiale, mais qui balaient mal leur maison…

« Marie ne faisait pas de théories, mais elle balayait bien sa maison, parce que là était pour elle la volonté de Dieu et elle le faisait en y mettant tant d’amour qu’elle était par là au-dessus de tous les anges et de tous les saints. »

Daujat (Jean), Idées modernes, réponses chrétiennes, Paris, Téqui, 1985, p. 125.

« La maternité est la vocation de la femme. C’est une vocation à la fois éternelle et actuelle. “La Mère qui comprend tout et serre chacun de nous sur son cœur.” Ce chant polonais qui remonte à mes années de jeunesse me vient à l’esprit en ce moment. Il poursuit en disant qu’aujourd’hui le monde a particulièrement “faim et soif” de cette maternité qui, “physiquement” et “spirituellement”, est la vocation de la femme comme elle est celle de Marie.

« Il faut tout faire pour que la dignité de cette splendide vocation ne soit pas brisée dans la vie intérieure des nouvelles générations, pour que ne soit pas diminuée l’autorité de la femme-mère dans la vie familiale, sociale et publique et dans toute notre civilisation, dans toute la législation d’aujourd’hui, dans l’organisation du travail, dans les publications, dans la culture, dans la vie quotidienne, dans l’éducation et les études, dans tous les domaines de la vie. »

Jean-Paul II, Audience générale, 10 janvier 1979, n. 5 (La Documentation catholique, 4 février 1979, n. 1757, p. 103).

« S’adressant aux femmes italiennes peu après la guerre, mon vénéré prédécesseur Pie XII avait dit : “Dans leur dignité personnelle d’enfants de Dieu, l’homme et la femme sont absolument égaux, comme aussi en ce qui concerne la fin dernière de la vie humaine qui est l’union éternelle avec Dieu dans la félicité du ciel. C’est la gloire impérissable de l’Église d’avoir rendu à cette vérité le rang et l’honneur qui lui revenaient et libéré la femme d’une servitude dégradante contraire à la nature.” Et il ajoutait, en spécifiant son propos : “La femme doit concourir avec l’homme au bien de la cité, dans laquelle elle a même dignité que lui. Chacun des deux sexes doit y prendre la part qui est la sienne selon sa nature, ses caractères, ses aptitudes physiques, intellectuelles et morales. L’un et l’autre ont le droit et le devoir de coopérer au bien total de la société et de la patrie. Mais il est clair que si l’homme, par tempérament, se sent incliné et attiré vers les affaires extérieures, vers les affaires publiques, la femme possède, généralement parlant, une plus grande perspicacité et un tact plus fin pour comprendre et résoudre les délicats problèmes de la vie domestique et familiale, base de toute vie sociale. Ce qui n’empêche pas que quelques-unes sachent se montrer très capables également dans tous les domaines de l’activité publique.” Tel a été aussi l’enseignement du IIe Concile du Vatican, et aussi celui de Paul VI, à maintes reprises.

« Cette doctrine si claire et si équilibrée nous amène à rappeler aussi la valeur et la dignité du travail domestique.

« Certes, ce travail doit être considéré non pas comme un fardeau implacable et inexorable, comme un esclavage, mais bien plutôt comme un libre choix, voulu consciemment, qui permet à la femme de se réaliser pleinement, avec sa personnalité et ses exigences. Le travail domestique, en effet, est essentiel pour la bonne marche de la société et il a une énorme influence sur la collectivité. Il requiert un don de soi continuel et total, et il est donc une ascèse quotidienne qui exige patience, maîtrise de soi, clairvoyance, créativité, esprit d’adaptation, courage devant les imprévus. Il contribue aussi au revenu, à la richesse, au bien-être et à la valeur économique. »

Jean-Paul II, Allocution à des employées de maison, 29 avril 1979, n. 2 (La Documentation catholique, 3 juin 1979, n. 1765, p. 519).

« Chers parents irlandais, croyez en votre vocation. Croyez en la belle vocation du mariage, de la paternité et de la maternité que Dieu vous a donnée. Croyez que Dieu est avec vous, parce que toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom de lui. Ne croyez pas que vous puissiez dans votre vie faire quelque chose de plus important que d’être de bonnes mères, de bons pères chrétiens. Puissent les mères irlandaises, les jeunes femmes et les jeunes filles ne pas écouter ceux qui leur disent que prendre une profession, réussir dans un travail extérieur, est plus important que la vocation de transmettre la vie et de prendre maternellement en charge cette vie. L’avenir de l’Église, l’avenir de l’humanité dépend en grande partie des parents et de la vie familiale qu’ils construisent dans leur foyer. La famille est l’authentique mesure de la grandeur d’une nation, tout comme la dignité de l’homme est la vraie mesure d’une civilisation. »

Jean-Paul II, Homélie à Limerick (Irlande), 1er octobre 1979 (La Documentation catholique, 21 octobre 1979, n. 1772, p. 869).

« Sans traiter ici le thème vaste et complexe des rapports entre la femme et la société sous ses divers aspects, et en se limitant à quelques points essentiels, on ne peut pas ne pas observer que dans le domaine plus spécifiquement familial une tradition sociale et culturelle largement répandue a voulu réserver à la femme le seul rôle d’épouse et de mère, sans lui ouvrir d’une manière adéquate l’accès aux fonctions publiques, considérées généralement comme réservées à l’homme.

« Il n’y a pas de doute que l’égalité de dignité et de responsabilité entre l’homme et la femme justifie pleinement l’accession de la femme aux fonctions publiques. Par ailleurs la vraie promotion de la femme exige que soit clairement reconnue la valeur de son rôle maternel et familial face à toutes les autres fonctions publiques et à toutes les autres professions. Il est du reste nécessaire que ces fonctions et ces professions soient étroitement liées entre elles si l’on veut que l’évolution sociale et culturelle soit vraiment et pleinement humaine.

« Cela s’obtiendra plus facilement si, comme le Synode l’a souhaité, une “théologie du travail” renouvelée arrive à mettre en lumière et à approfondir le sens du travail dans la vie chrétienne, comme aussi à déterminer le lien fondamental qui existe entre le travail et la famille, et donc la signification originale et irremplaçable du travail à la maison et de l’éducation des enfants. C’est pourquoi l’Église peut et doit aider la société actuelle, en demandant inlassablement que le travail de la femme à la maison soit reconnu et honoré par tous dans sa valeur irremplaçable. Cela revêt une importance particulière en ce qui concerne l’œuvre d’éducation ; en effet, la racine même d’une discrimination éventuelle entre les divers travaux et les diverses professions est éliminée s’il apparaît clairement que tous, dans tout domaine, s’engagent avec des droits identiques et un sens identique de la responsabilité. Et ainsi l’image de Dieu dans l’homme et dans la femme resplendira davantage.

« Si le droit d’accéder aux diverses fonctions publiques doit être reconnu aux femmes comme il l’est aux hommes, la société doit pourtant se structurer d’une manière telle que les épouses et les mères ne soient pas obligées concrètement à travailler hors du foyer et que, même si elles se consacrent totalement à leurs familles, celles-ci puissent vivre et se développer de façon convenable.

« Il faut par ailleurs dépasser la mentalité selon laquelle l’honneur de la femme vient davantage du travail à l’extérieur que de l’activité familiale. Mais il faut pour cela que les hommes estiment et aiment vraiment la femme en tout respect de sa dignité personnelle, et que la société crée et développe des conditions adaptées pour le travail à la maison.

« L’Église, tout en respectant la diversité de vocation entre l’homme et la femme, doit promouvoir dans la mesure du possible leur égalité de droit et de dignité dans la vie ecclésiale, et cela pour le bien de tous : de la famille, de la société et de l’Église.

« Il est évident toutefois que tout cela signifie pour la femme, non pas le renoncement à sa féminité ni l’imitation du caractère masculin, mais la plénitude de la véritable humanité féminine telle qu’elle doit s’exprimer dans sa manière d’agir, que ce soit en famille ou hors d’elle, sans oublier par ailleurs la variété des coutumes et des cultures dans ce domaine. »

Jean-Paul II, Exhortation apostolique Familiaris consortio, 22 novembre 1981, n. 23 (La Documentation catholique, 3 janvier 1982, n. 1821, p. 11).

« Il convient de souligner l’importance et le poids du travail des femmes dans leur foyer : il doit être reconnu et valorisé au maximum. La “charge” de la femme qui, après avoir donné le jour à un enfant, le nourrit, le soigne et subvient à son éducation, spécialement au cours des premières années, est si grande qu’elle n’a à craindre la comparaison avec aucun travail professionnel. Cela doit être clairement affirmé, de même que doit être défendu tout autre droit lié au travail. La maternité, avec tout ce qu’elle comporte de fatigues, doit obtenir une reconnaissance même économique au moins égale à celle des autres travaux accomplis pour faire vivre la famille dans une période aussi délicate de son existence. »

Jean-Paul II, Lettre aux familles, 2 février 1994, n. 17 (La Documentation catholique, 20 mars 1994, n. 2090, p. 268).

« Dieu a fait les femmes aussi bien capables d’observer toute justice et vertu. La chair a été faite, nous le voyons, de forme différente chez l’homme et chez la femme, et ce n’est pas cependant par là que nous reconnaissons l’un ou l’autre juste ou injuste, mais bien par la piété et la justice. »

S. Justin, Dialogue avec le juif Tryphon, 23 (Œuvres complètes, traduction de Georges Archambault, Paris, Migne, collection « Bibliothèque », 1994, p. 135).

« À l’état de nature et prise à l’improviste, une femme dit bien rarement ce qui est, elle dit ce qui est utile : la vérité, cette abstraction, disparaît devant la Nécessité vivante. »

Maurras (Charles), Les amants de Venise, Paris, Ernest Flammarion, 1926 (nouvelle édition), p. 105.

« Il y a des femmes de sentiment noble avec une certaine pauvreté de l’esprit qui ne savent exprimer leur profond dévouement autrement qu’en offrant leur vertu et leur pudeur : c’est ce qu’elles ont de plus précieux. Et souvent, on accepte ce cadeau sans s’engager aussi profondément que la donatrice ne le suppose, – c’est là une bien mélancolique histoire. »

Nietzsche (Friedrich), Le gai savoir, § 65 [traduction d’Henri Albert, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche » (n. 4620), 1993 (édition 2001), pp. 161-162].

« La fonction de la femme apparaît clairement déterminée par les traits, par les aptitudes, par les qualités particulières de son sexe. Elle collabore avec l’homme, mais de la façon qui lui est propre, suivant sa tendance naturelle. Or, le rôle de la femme, sa manière, son inclination innée, c’est la maternité. Toute femme est destinée à être mère ; mère au sens physique du mot, ou bien dans un sens plus spirituel et plus élevé, mais non moins réel.

« C’est pour cette fin que le Créateur a ordonné tout l’être propre de la femme : son organisme et plus encore son esprit et, surtout, son exquise sensibilité. C’est ainsi que la femme véritablement telle ne peut considérer ou comprendre à fond tous les problèmes de la vie humaine que sous l’aspect de la famille. Voilà pourquoi le sentiment affiné de sa dignité éveille son inquiétude chaque fois que l’ordre social ou politique menace de porter préjudice à sa mission maternelle et au bien de la famille. »

Pie XII, Aux femmes italiennes, 21 octobre 1945 (La femme dans l’enseignement des Papes, Solesmes, 1982, pp. 30-31).

« Au vide que laisse une domesticité dépravée, il n’y a qu’un remède : c’est que les femmes, les jeunes filles, revenant courageusement aux soins du ménage, redeviennent leurs propres domestiques ; c’est que les familles se réforment, que le fils ne quitte point la maison paternelle, que la sœur non mariée ne se sépare pas de la sœur établie, que les mères restent avec leurs enfants, les oncles et les tantes avec leurs neveux. Il existe en Allemagne une coutume heureuse, c’est l’échange que les familles font entre elles de leurs enfants, afin de les former aux travaux de l’industrie, aux habitudes de familles et aux soins du ménage. Je ne la conseillerais pas en France : dans l’état des mœurs, il n’y a nulle sécurité pour la jeune fille, pas même pour le jeune homme, à s’éloigner du foyer paternel. Mais il est certain si quelque chose peut un jour remplacer la domesticité féodale, qui n’avait rien d’humiliant, c’est, après la réforme des mœurs féminines, la domesticité mutuelle. »

Proudhon (Pierre-Joseph), De la justice dans la Révolution et dans l’Église, t. III, p. 1121 (Paris, Fayard, collection « Corpus des œuvres de philosophie en langue française », 1990).

« [L’]émancipation [de la femme] est la même chose que sa prostitution. »

Proudhon (Pierre-Joseph), De la justice dans la Révolution et dans l’Église, t. IV, p. 1945 (Paris, Fayard, collection « Corpus des œuvres de philosophie en langue française », 1990).