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305.43 Sociologie du travail féminin (aspects sociologiques des professions des femmes ; métiers, occupations et professions féminines)

« S’adressant aux femmes italiennes peu après la guerre, mon vénéré prédécesseur Pie XII avait dit : “Dans leur dignité personnelle d’enfants de Dieu, l’homme et la femme sont absolument égaux, comme aussi en ce qui concerne la fin dernière de la vie humaine qui est l’union éternelle avec Dieu dans la félicité du ciel. C’est la gloire impérissable de l’Église d’avoir rendu à cette vérité le rang et l’honneur qui lui revenaient et libéré la femme d’une servitude dégradante contraire à la nature.” Et il ajoutait, en spécifiant son propos : “La femme doit concourir avec l’homme au bien de la cité, dans laquelle elle a même dignité que lui. Chacun des deux sexes doit y prendre la part qui est la sienne selon sa nature, ses caractères, ses aptitudes physiques, intellectuelles et morales. L’un et l’autre ont le droit et le devoir de coopérer au bien total de la société et de la patrie. Mais il est clair que si l’homme, par tempérament, se sent incliné et attiré vers les affaires extérieures, vers les affaires publiques, la femme possède, généralement parlant, une plus grande perspicacité et un tact plus fin pour comprendre et résoudre les délicats problèmes de la vie domestique et familiale, base de toute vie sociale. Ce qui n’empêche pas que quelques-unes sachent se montrer très capables également dans tous les domaines de l’activité publique.” Tel a été aussi l’enseignement du IIe Concile du Vatican, et aussi celui de Paul VI, à maintes reprises.

« Cette doctrine si claire et si équilibrée nous amène à rappeler aussi la valeur et la dignité du travail domestique.

« Certes, ce travail doit être considéré non pas comme un fardeau implacable et inexorable, comme un esclavage, mais bien plutôt comme un libre choix, voulu consciemment, qui permet à la femme de se réaliser pleinement, avec sa personnalité et ses exigences. Le travail domestique, en effet, est essentiel pour la bonne marche de la société et il a une énorme influence sur la collectivité. Il requiert un don de soi continuel et total, et il est donc une ascèse quotidienne qui exige patience, maîtrise de soi, clairvoyance, créativité, esprit d’adaptation, courage devant les imprévus. Il contribue aussi au revenu, à la richesse, au bien-être et à la valeur économique. »

Jean-Paul II, Allocution à des employées de maison, 29 avril 1979, n. 2 (La Documentation catholique, 3 juin 1979, n. 1765, p. 519).

« Chers parents irlandais, croyez en votre vocation. Croyez en la belle vocation du mariage, de la paternité et de la maternité que Dieu vous a donnée. Croyez que Dieu est avec vous, parce que toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom de lui. Ne croyez pas que vous puissiez dans votre vie faire quelque chose de plus important que d’être de bonnes mères, de bons pères chrétiens. Puissent les mères irlandaises, les jeunes femmes et les jeunes filles ne pas écouter ceux qui leur disent que prendre une profession, réussir dans un travail extérieur, est plus important que la vocation de transmettre la vie et de prendre maternellement en charge cette vie. L’avenir de l’Église, l’avenir de l’humanité dépend en grande partie des parents et de la vie familiale qu’ils construisent dans leur foyer. La famille est l’authentique mesure de la grandeur d’une nation, tout comme la dignité de l’homme est la vraie mesure d’une civilisation. »

Jean-Paul II, Homélie à Limerick (Irlande), 1er octobre 1979 (La Documentation catholique, 21 octobre 1979, n. 1772, p. 869).

« Sans traiter ici le thème vaste et complexe des rapports entre la femme et la société sous ses divers aspects, et en se limitant à quelques points essentiels, on ne peut pas ne pas observer que dans le domaine plus spécifiquement familial une tradition sociale et culturelle largement répandue a voulu réserver à la femme le seul rôle d’épouse et de mère, sans lui ouvrir d’une manière adéquate l’accès aux fonctions publiques, considérées généralement comme réservées à l’homme.

« Il n’y a pas de doute que l’égalité de dignité et de responsabilité entre l’homme et la femme justifie pleinement l’accession de la femme aux fonctions publiques. Par ailleurs la vraie promotion de la femme exige que soit clairement reconnue la valeur de son rôle maternel et familial face à toutes les autres fonctions publiques et à toutes les autres professions. Il est du reste nécessaire que ces fonctions et ces professions soient étroitement liées entre elles si l’on veut que l’évolution sociale et culturelle soit vraiment et pleinement humaine.

« Cela s’obtiendra plus facilement si, comme le Synode l’a souhaité, une “théologie du travail” renouvelée arrive à mettre en lumière et à approfondir le sens du travail dans la vie chrétienne, comme aussi à déterminer le lien fondamental qui existe entre le travail et la famille, et donc la signification originale et irremplaçable du travail à la maison et de l’éducation des enfants. C’est pourquoi l’Église peut et doit aider la société actuelle, en demandant inlassablement que le travail de la femme à la maison soit reconnu et honoré par tous dans sa valeur irremplaçable. Cela revêt une importance particulière en ce qui concerne l’œuvre d’éducation ; en effet, la racine même d’une discrimination éventuelle entre les divers travaux et les diverses professions est éliminée s’il apparaît clairement que tous, dans tout domaine, s’engagent avec des droits identiques et un sens identique de la responsabilité. Et ainsi l’image de Dieu dans l’homme et dans la femme resplendira davantage.

« Si le droit d’accéder aux diverses fonctions publiques doit être reconnu aux femmes comme il l’est aux hommes, la société doit pourtant se structurer d’une manière telle que les épouses et les mères ne soient pas obligées concrètement à travailler hors du foyer et que, même si elles se consacrent totalement à leurs familles, celles-ci puissent vivre et se développer de façon convenable.

« Il faut par ailleurs dépasser la mentalité selon laquelle l’honneur de la femme vient davantage du travail à l’extérieur que de l’activité familiale. Mais il faut pour cela que les hommes estiment et aiment vraiment la femme en tout respect de sa dignité personnelle, et que la société crée et développe des conditions adaptées pour le travail à la maison.

« L’Église, tout en respectant la diversité de vocation entre l’homme et la femme, doit promouvoir dans la mesure du possible leur égalité de droit et de dignité dans la vie ecclésiale, et cela pour le bien de tous : de la famille, de la société et de l’Église.

« Il est évident toutefois que tout cela signifie pour la femme, non pas le renoncement à sa féminité ni l’imitation du caractère masculin, mais la plénitude de la véritable humanité féminine telle qu’elle doit s’exprimer dans sa manière d’agir, que ce soit en famille ou hors d’elle, sans oublier par ailleurs la variété des coutumes et des cultures dans ce domaine. »

Jean-Paul II, Exhortation apostolique Familiaris consortio, 22 novembre 1981, n. 23 (La Documentation catholique, 3 janvier 1982, n. 1821, p. 11).

« Il convient de souligner l’importance et le poids du travail des femmes dans leur foyer : il doit être reconnu et valorisé au maximum. La “charge” de la femme qui, après avoir donné le jour à un enfant, le nourrit, le soigne et subvient à son éducation, spécialement au cours des premières années, est si grande qu’elle n’a à craindre la comparaison avec aucun travail professionnel. Cela doit être clairement affirmé, de même que doit être défendu tout autre droit lié au travail. La maternité, avec tout ce qu’elle comporte de fatigues, doit obtenir une reconnaissance même économique au moins égale à celle des autres travaux accomplis pour faire vivre la famille dans une période aussi délicate de son existence. »

Jean-Paul II, Lettre aux familles, 2 février 1994, n. 17 (La Documentation catholique, 20 mars 1994, n. 2090, p. 268).