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306.7 Sociologie sexuelle (érotisme, institutions relatives aux relations entre les femmes et les hommes ; pratiques sexuelles, relations entre sexes ; généralités sur l’amour sexuel, la psychologie sociale des relations sexuelles, la sexualité, les relations sexuelles)

« Dans les jours précédant l’ovulation, sans même que la femme ait besoin d’y penser, le cerveau commande la préparation de la fécondité. Le col de l’utérus commence à produire une sécrétion de plus en plus belle – filante et élastique –, la glaire cervicale. La femme a, alors, une grande sensation d’humidité et plénitude. La fonction de la glaire cervicale est de recueillir les spermatozoïdes, de les nourrir, de les sélectionner et de les conduire au lieu de la fécondation. »

Daniel-Ange, Ton corps fait pour la vie, Paris, Fayard, collection « Lumière Vérité », 1988, p. 85, note 13.

« L’adolescent dont la semence commence à se répandre dans tous les vaisseaux de son corps, au jour même où elle s’est mûrie dans l’organisme, voit s’avancer en foule des simulacres de diverses personnes qui lui présentent un visage charmant, un teint sans défaut : vision qui émeut et sollicite en lui les parties gonflées d’une abondante semence, au point que, dans l’illusion d’avoir consommé l’acte, il répand à larges flots cette liqueur et en souille son vêtement. »

Lucrèce, De rerum natura, IV, 1030-1036 [traduction par Alfred Ernout, Paris, Les Belles Lettres, collection des universités de France, 1964 (nouvelle édition), p. 41].

διὸ δὴ τῶν μὲν ἀνδρῶν τὸ περὶ τὴν τῶν αἰδοίων φύσιν ἀπειθές τε καὶ αὐτοκρατὲς γεγονός, οἷον ζῷον ἀνυπήκοον τοῦ λόγου, πάντων δι᾽ ἐπιθυμίας οἰστρώδεις ἐπιχειρεῖ κρατεῖν.

« Chez les mâles les organes génitaux sont naturellement mutins et autoritaires, comme des animaux sourds à la voix de la raison, et, emportés par de furieux appétits, veulent commander partout. »

Platon, Timée, 91b (traduction par Émile Chambry, Paris, Garnier, 1969, pp. 467-468).

COMMENT TOUTE RELATION CHARNELLE N’EST PAS PÉCHÉ

« Si le commerce charnel, contraire aux intérêts de la génération et de l’éducation des enfants, est opposé à la raison, l’union qui respecte ces intérêts, lui est conforme. Et la loi divine n’interdit que ce qui n’est pas conforme à la raison, comme il a été montré avec évidence. Il ne serait pas juste en conséquence de prétendre que toute union charnelle est péché.

« Les membres du corps sont des instruments de l’âme ; la fin de chacun d’eux, comme de tout instrument, est donc l’usage qu’on en fait. Or certains de ces organes sont pour l’usage du commerce charnel ; celui-ci est donc leur fin. Mais les finalités de la nature ne peuvent être mauvaises en soi, puisque ce qui est de la nature est ordonné à sa fin par la providence divine, on l’a prouvé. Il ne se peut donc que le commerce charnel soit un mal par lui-même.

« Les inclinations naturelles dans les choses viennent de Dieu qui meut tout ; il ne se peut donc pas que l’inclination naturelle qui réside en quelque espèce, soit orientée à quelque chose qui est un mal de soi. Or chez tous les animaux parfaits se trouve cette inclination naturelle au commerce charnel ; celui-ci ne peut donc être de soi un mal.

« Ce qui est nécessaire au bien et à la perfection ne peut être mauvais de soi. Or chez les animaux la perpétuité de l’espèce n’est assurée que par la génération qui suit au commerce charnel. Celui-ci n’est donc pas un mal de soi.

« C’est pourquoi il est dit : “La femme ne pèche pas qui se marie”.

« Ainsi est écartée l’erreur de ceux qui prétendent que tout commerce charnel est illicite et, de là, condamnent totalement le mariage et les noces. Cette position est fondée pour quelques-uns sur cette croyance que les corps ont comme origine, non un principe bon, mais un principe mauvais. »

S. Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, III, 126 (traduction par Marie-Joseph Gerlaud, Paris, Cerf, 1993, p. 687).