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321.6 Monarchie absolue (absolutisme, autocratie, monarchie de droit divin, royauté)

« Lorsque tu seras arrivé en ce pays que Yahvé ton Dieu te donne, que tu en auras pris possession et que tu y habiteras, si tu te dis : “Je veux établir sur moi un roi, comme toutes les nations d’alentour”, c’est un roi choisi par Yahvé ton Dieu que tu devras établir sur toi, c’est quelqu’un d’entre tes frères que tu établiras sur toi comme roi, tu ne pourras pas te donner un roi étranger qui ne soit pas ton frère. Mais qu’il n’aille pas multiplier ses chevaux, et qu’il ne ramène pas le peuple en Égypte pour accroître sa cavalerie, car Yahvé vous a dit : “Vous ne retournerez jamais par ce chemin.” Qu’il ne multiplie pas le nombre de ses femmes, ce qui pourrait égarer son cœur. Qu’il ne multiplie pas à l’excès son argent et son or. Lorsqu’il montera sur le trône royal, il devra écrire sur un rouleau, pour son usage, une copie de cette Loi, sous la dictée des prêtres lévites. Elle ne le quittera pas ; il la lira tous les jours de sa vie, pour apprendre à craindre Yahvé son Dieu en gardant toutes les paroles de cette Loi, ainsi que ces règles pour les mettre en pratique. Il évitera ainsi de s’enorgueillir au-dessus de ses frères, et il ne s’écartera de ces commandements ni à droite ni à gauche. À cette condition, il aura lui et ses fils, de longs jours sur le trône en Israël. »

Dt 17 14-20

« Peuple nombreux, gloire du roi ; baisse de population, ruine du prince. »

Pr 14 28

« L’oracle par le sort est sur les lèvres du roi, dans un jugement, sa bouche est sans défaillance. […]
« Abomination pour les rois : commettre le mal, car sur la justice le trône est établi.
« Les lèvres justes gagnent la faveur du roi, il aime qui parle avec droiture.
« La fureur du roi est messagère de mort, mais l’homme sage l’apaise.
« Dans la lumière du visage royal est la vie ; telle une pluie printanière est sa bienveillance. »

Pr 16 10, 12-15

« Comme le rugissement du lion, la fureur du roi, mais comme la rosée sur l’herbe, sa faveur. »

Pr 19 12

« Tel le rugissement du lion, la colère du roi ! Qui l’excite pèche contre lui-même. »

Pr 20 2

« Un roi siégeant au tribunal dissipe tout mal par son regard. »

Pr 20 8

« Un roi sage vanne les méchants et fait passer sur eux la roue. »

Pr 20 26

« Piété et fidélité montent la garde près du roi ; sur la piété est fondé le trône. »

Pr 20 28

« Comme l’eau courante, le cœur du roi est aux mains de Yahvé qui l’incline partout à son gré. »

Pr 21 1

« Les cieux, par leur hauteur, la terre, par sa profondeur, et le cœur des rois sont insondables. »

Pr 25 3

« Par l’équité, un roi fait prospérer le pays, mais l’exacteur le mène à la ruine. »

Pr 29 4

« Le roi qui juge les faibles avec équité voit son trône affermi pour toujours. »

Pr 29 14

« Il ne convient pas aux rois de boire du vin, ni aux princes d’aimer la boisson, de crainte qu’en buvant ils n’oublient ce qui est décrété et qu’ils ne faussent la cause de tous les pauvres. »

Pr 31 4-5

« Écoutez donc, rois, et comprenez ! Instruisez-vous, juges des confins de la terre !
« Prêtez l’oreille, vous qui dominez sur la multitude, qui vous enorgueillissez de foules de nations !
« Car c’est le Seigneur qui vous a donné la domination et le Très-Haut le pouvoir, c’est Lui qui examinera vos œuvres et scrutera vos desseins.
« Si donc, étant serviteurs de Son royaume, vous n’avez pas jugé droitement, ni observé la loi, ni suivi la volonté de Dieu,
« Il fondra sur vous d’une manière terrifiante et rapide. Un jugement inexorable s’exerce en effet sur les gens haut placés ;
« au petit, par pitié, on pardonne, mais les puissants seront examinés puissamment.
« Car le Maître de tous ne recule devant personne, la grandeur ne Lui en impose pas ; petits et grands, c’est Lui qui les a faits et de tous Il prend un soin pareil,
« mais une enquête sévère attend les forts.
« C’est donc à vous, souverains, que s’adressent mes paroles, pour que vous appreniez la sagesse et évitiez les fautes ;
« car ceux qui observent saintement les choses saintes seront reconnus saints, et ceux qui s’en laissent instruire trouveront de quoi se justifier.
« Désirez donc mes paroles, aspirez à elles et vous serez instruits.
« La Sagesse est brillante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse facilement contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent.
« Elle prévient ceux qui la désirent en se faisant connaître la première.
« Qui se lève tôt pour la chercher n’aura pas à peiner : il la trouvera assise à sa porte.
« La prendre à cœur est en effet la perfection de l’intelligence, et qui veille à cause d’elle sera vite exempt de soucis.
« Car ceux qui sont dignes d’elle, elle-même va partout les chercher et sur les sentiers elle leur apparaît avec bienveillance, à chaque pensée elle va au-devant d’eux.
« Car son commencement, c’est le désir très vrai de l’instruction, le souci de l’instruction, c’est l’amour,
« l’amour, c’est l’observation de ses lois, l’attention aux lois, c’est la garantie de l’incorruptibilité,
« et l’incorruptibilité fait qu’on est près de Dieu ;
« ainsi le désir de la Sagesse élève à la royauté.
« Si donc trônes et sceptres vous plaisent, souverains des peuples, honorez la Sagesse, afin de régner à jamais. »

Sg 6 1-21

« Le sage gouvernant tient son peuple dans la discipline et l’autorité d’un homme sensé est bien établie.
« Tel le gouvernant et tels ses subordonnés, tel celui qui régit la ville et tels les habitants.
« Un roi sans instruction est la ruine de son peuple, une ville doit sa prospérité à l’intelligence des chefs.
« Aux mains du Seigneur est le gouvernement du monde ; Il suscite au bon moment le chef qui convient. »

Sg 10 1-4

« Peut-être faut-il beaucoup de temps à une restauration pour devenir une monarchie. »

Balzac (Honoré, de), La duchesse de Langeais (Paris, Au Sans Pareil, collection « La Bibliothèque des chefs-d’œuvre », 1996, p. 53).

« Le prince naturel n’a pas tant de causes ni de nécessité d’offenser ses sujets, d’où doit suivre qu’il soit plus aimé. Et si des vices trop exorbitants ne le font haïr, la raison veut que le peuple incline en sa faveur. D’autant que l’antiquité et la longue continuation du pouvoir héréditaire abolissent, avec le souvenir de son origine, les raisons d’un changement ; tandis que, toujours, une mutation laisse des pierres d’attente pour une mutation nouvelle. »

Machiavel (Nicolas), Le Prince, II [traduction de Jacques Gohory, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche classique » (n. 879), 1962 (édition 1966), p. 18].

« Un roi sage, ainsi Dieu l’a prononcé Lui-même,
« Sur la richesse et l’or ne met point son appui,
« Craint le Seigneur son Dieu, sans cesse a devant lui
« Ses préceptes, Ses lois, Ses jugements sévères,
« Et d’injustes fardeaux n’accable point ses frères. »

Racine (Jean), Athalie, IV, 2, vv. 1278-1282.

« J’admire un roi victorieux,
« Que sa valeur conduit triomphant en tous lieux ;
« Mais un roi sage et qui hait l’injustice,
« Qui sous la loi du riche impérieux
« Ne souffre point que le pauvre gémisse,
« Est le plus beau présent des cieux.
« La veuve en sa défense espère.
« De l’orphelin il est le père ;
« Et les larmes du juste implorant son appui
« Sont précieuses devant lui. »

Racine (Jean), Esther, III, 3, vv. 989-998.

« En tout pouvoir celui qui préside désire l’unité : aussi bien la monarchie ou royauté est-elle le meilleur de tous les régimes. Il n’y a également qu’une seule tête pour des membres multiples, signe évident que le détenteur du pouvoir requiert l’unité. »

S. Thomas d'Aquin, Somme contre les gentils, I, 42 (traduction de Réginald Bernier et Maurice Corvez, Paris, Cerf, 1993, p. 85).