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321.8 Gouvernement démocratique (démocratie pure, démocraties parlementaires, régimes démocratiques)

« Les foules ne se gouvernent pas par la raison, encore moins par le bon sens. »

Bainville (Jacques), Histoire de trois générations, avec un épilogue pour la quatrième, Paris, Fayard, collection « Les grandes études historiques », 1918 (65e édition : 1940), p. 17.

« La majorité [est] composée, comme on le sait, de sots, d’envieux, d’ignorants et de gens superficiels. »

Balzac (Honoré, de), La Cousine Bette (Paris, Bookking International, collection « Classiques français », 1993, pp. 206-207).

Quod enim fretum, quem Euripum tot motus, tantas, tam uarias habere putatis agitationes commutationesque fluctuum, quantas perturbationes et quantos aestus habet ratio comitiorum? Dies intermissus aut nox interposita saepe perturbat omnia, et totam opinionem parua non numquam commutat aura rumoris. Saepe etiam sine ulla aperta causa fit aliud atque existimaris, ut non numquam ita factum esse etiam populus admiretur, quasi uero non ipse fecerit. Nihil est incertius uolgo, nihil obscurius uoluntate hominum, nihil fallacius ratione tota comitiorum.

« Quel détroit orageux, quelle mer est exposée à des agitations plus fréquentes, à des mouvements plus terribles, à des tempêtes plus soudaines que celles des comices ? L’espace d’un jour, l’intervalle d’une nuit, suffisent pour tout bouleverser, et la moindre rumeur, comme un vent subit, change quelquefois les sentiments de tout le peuple. Que dis-je ? une cause secrète détruit souvent les résultats attendus, au point que le peuple lui-même s’étonne de son ouvrage, comme s’il n’en était pas l’auteur. Rien de plus incertain que la multitude, rien de plus impénétrable que la volonté des hommes, rien de plus trompeur que les élections. »

Cicéron, Pro Muréna (Plaidoyer pour Murena), XVII [traduction par Barthélemy-Alfred de Wailly, Paris, Hatier, collection « Les classiques pour tous » (n. 301), 1939, p. 32].

« La vraie démocratie est celle qui permet à chaque individu de donner, en pure perte, son maximum d’efforts et de souffrance. »

Darien (Georges), Le voleur (Voleurs !, Paris, Omnibus, 1994, p. 379).

« Le citoyen, cette chose publique, a remplacé l’homme. »

Darien (Georges), Le voleur (Voleurs !, Paris, Omnibus, 1994, p. 447).

πνοαὶ δ᾽ ὅταν φέρωσι ναυτίλους θοαί, κατὰ πηδαλίων δίδυμαι πραπίδων γνῶμαι, σοφῶν τε πλῆθος ἀθρόον ἀσθενέστερον φαυλοτέρας φρενὸς αὐτοκρατοῦς. ἑνὸς ἄρ᾽ ἄνυσις ἀνά τε μέλαθρα κατά τε πόλιας, ὁπόταν εὑρεῖν θέλωσι καιρόν.

« Quand les vents déchaînés emportent les marins, deux avis à la barre et trop d’habiles rassemblés ne vaudront pas l’unique volonté, même moins sage, mais dont l’autorité est plénière. C’est là qu’il faut chercher la force des demeures et des cités. »

Euripide, Andromaque vv. 479-485 [traduction par Marie Delcourt-Curvers, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche classique » (n. 2450), 1994, p. 292].

« La démocratie bourgeoise […], par ses machinations astucieuses, ne crée qu’une apparence de liberté, de transparence, en éloignant le peuple du pouvoir politique réel, ne lui laissant, comme disait Lénine, qu’une possibilité : décider lors des campagnes électorales par qui il sera dupé pendant la législature suivante. »

Gorbatchev (Mikhaïl), La démocratisation est le sens de la restructuration, le sens du socialisme, Moscou, Éditions de l’Agence de presse Novosti, 1988, p. 10.

« Quel est leur esprit ou leur compréhension ? ils font confiance à des aèdes de carrefour et prennent comme maître la foule, car ils ne savent pas que la majorité des hommes est mauvaise, qu’il n’y a de bon qu’une minorité. »

Héraclite d’Éphèse, Fragments, 104 [Voilquin (Jean), Les penseurs grecs avant Socrate, de Thalès de Milet à Prodicos, Paris, GF Flammarion, 1964, p. 79].

« La nature des peuples est changeante, et il est aisé de les persuader d’une chose, mais difficile de les garder en cette persuasion. »

Machiavel (Nicolas), Le Prince, VI [traduction de Jacques Gohory, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le livre de poche classique » (n. 879), 1962 (édition 1966), pp. 46-47].

« Démocratie finit en Médiocratie. »

Maurras (Charles), Mes idées politiques, Paris, Albatros, 1983 (édition originale : Paris, Fayard, 1937), p. 35.

« Le parlementarisme, c’est-à-dire la permission publique de choisir parmi cinq opinions publiques fondamentales, s’insinue dans l’esprit de ces êtres très nombreux qui aimeraient bien paraître indépendants et individuels et lutter pour leur opinion. Mais, en définitive, il est indifférent de savoir si l’on impose une opinion au troupeau ou si on lui en permet cinq. – Celui qui diverge des cinq opinions publiques et se range à l’écart a toujours tout le troupeau contre lui. »

Nietzsche (Friedrich), Le gai savoir, § 174 [traduction d’Henri Albert, Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche » (n. 4620), 1993 (édition 2001), p. 254].

« Les peuples ont plus de faible pour ceux qui les séduisent que pour leurs vrais amis, pour ceux qui les leurrent d’un bonheur imaginaire par les caprices du sens propre, que pour ceux qui leur proposent un bonheur possible par la raison. »

Nisard (Désiré), Histoire de la littérature française, t. III, Paris, Firmin-Didot, 1874, p. 352.

« Le nombre ne peut pas tenir la place de la vérité – c’est là un point de vue qui ne vaut pas seulement pour l’Église ; notre théorie de l’État ne le prend guère en considération et c’est là l’une des causes qui expliquent la perte de confiance dont souffrent les démocraties d’aujourd’hui. »

Ratzinger (Joseph), Les principes de la théologie catholique. Esquisse et matériaux, traduction de Jacques Maltier, Paris, Téqui, collection « Croire et savoir » (n. 6), 1985, p. 365.

« […] Le vulgaire innocent
« Grosse masse de plomb qui ne voit ny ne sent. »

Ronsard (Pierre, de), Remonstrance au peuple de France, vv. 221-222 (Discours. Derniers vers, Paris, Garnier-Flammarion, 1979, p. 101).

« Une démocratie, pour survivre, doit être plus intolérante que tout autre régime politique contre les poisons mentaux. »

Ruyer (Raymond), La Gnose de Princeton. Des savants à la recherche d’une religion, Paris, Fayard, collection « Pluriel », 1977, p. 268.

« Si quelque pouvoir était le souverain bien, il devrait être très parfait : or le pouvoir chez l’homme est extrêmement imparfait, tributaire qu’il est des volontés et des opinions des hommes, si instables. En outre plus large est ce pouvoir, plus il dépend d’un grand nombre, cause de faiblesse pour lui, car ce qui dépend d’un grand nombre est plus exposé à la ruine. »

S. Thomas d’Aquin, Somme contre les gentils, III, xxxi (traduction par Marie-Joseph Gerlaud, Paris, Cerf, 1993, p. 456).