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331 Économie du travail (métiers, ouvrages interdisciplinaires, relations du travail)

« À l’homme, [Yahvé Dieu] dit : “Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont Je t’avais interdit de manger, maudit soit le sol à cause de toi ! À force de peines tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardons et tu mangeras l’herbe des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise.” »

Gn 3 17-19

εἴ τις οὐ θέλει ἐργάζεσθαι μηδὲ ἐσθιέτω.

« Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. »

2 Th 3 10

« Dans un pays où la noblesse avait eu tant de prestige, n’ayant à présenter pour parchemins que ses titres de propriété, [le bourgeois] a fait de la propriété un droit sacré, un droit divin, au lieu que le christianisme l’avait définie simplement comme une charge ou comme un devoir. Fondant sa puissance sur le contrôle presque absolu du travail par le capital, il a fait du travail une religion. Nos braves ancêtres, eux, considéraient tout bonnement le travail ainsi qu’une obligation punitive, une expiation du péché originel. Le bourgeois l’a mis pieusement sur les autels, aux côtés de la propriété. “Travailler, c’est prier”, pouvait-il répondre sentencieusement au mineur, au tisserand qui réclamait timidement la liberté de son repos dominical. Enfin, soucieux de maintenir les salaires au taux le plus bas mais de rassurer toutefois sa conscience en proposant aux ouvriers une chance d’enrichissement qui ne risquât pas de diminuer ses propres bénéfices, il a fait de l’épargne la troisième personne de la Sainte Trinité : Propriété, Travail, Épargne. »

Bernanos (Georges), Lettre aux Anglais, Paris, Gallimard, collection « Points Littérature », 1946 (édition 1984), p. 91.

« Travail et travaux sont les pluriels de deux mots différents : travail, du latin populaire tripalium (composé de tri, qui signifie “trois” en composition, et palus, pieu) ; – travail, nom verbal tiré de travailler (lat. pop. tripaliare, qui a signifié d’abord “torturer avec le tripalium”, puis “tourmenter”, et qui, au XVIIe siècle, a remplacé le vieux verbe ouvrer). »

Grevisse (Maurice), Le bon usage. Cours de grammaire française et de langage français, Gembloux, Duculot, 1949 (4e édition), § 286, p. 225.