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843 Hugo (Victor)

HUGO (Victor)

« [Une petite ville] où il y a beaucoup de bouches qui parlent et fort peu de têtes qui pensent. »

Hugo (Victor), Les Misérables, I, 1, 1 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 25).

« Le malheur […] fait l’éducation de l’intelligence. »

Hugo (Victor), Les Misérables, I, 2, 13 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 167).

« Les contrefaçons du passé prennent de faux noms et s’appellent volontiers l’avenir. »

Hugo (Victor), Les Misérables, II, 6, 11 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 702).

« Il y a, nous le savons, une philosophie qui nie l’infini. Il y a aussi une philosophie, classée pathologiquement, qui nie le soleil ; cette philosophie s’appelle cécité.

« Ériger un sens qui nous manque en source de vérité, c’est un bel aplomb d’aveugle.

« Le curieux, ce sont les airs hautains, supérieurs et compatissants que prend, vis-à-vis de la philosophie qui voit Dieu, cette philosophie à tâtons. On croit entendre une taupe s’écrier : Ils me font pitié avec leur soleil ! »

Hugo (Victor), Les Misérables, II, 7, 6 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 716).

« La négation de l’infini mène droit au nihilisme. Tout devient une “conception de l’esprit”.

« Avec le nihilisme, pas de discussion possible. Car le nihiliste logique doute que son interlocuteur existe, et n’est pas bien sûr d’exister lui-même.

« À son point de vue, il est possible qu’il ne soit lui-même pour lui-même qu’une “conception de son esprit”.

« Seulement, il ne s’aperçoit point que tout ce qu’il a nié, il l’admet en bloc, rien qu’en prononçant ce mot : esprit.

« En somme, aucune voie n’est ouverte pour la pensée par une philosophie qui fait tout aboutir au monosyllabe Non.

« À : Non, il n’y a qu’une réponse : Oui.

« Le nihilisme est sans portée.

« Il n’y a pas de néant. Zéro n’existe pas. Tout est quelque chose. Rien n’est rien.

« L’homme vit d’affirmation plus encore que de pain. »

Hugo (Victor), Les Misérables, II, 7, 6 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 717).

« Jouir, quel triste but et quelle ambition chétive ! La brute jouit. Penser, voilà le triomphe vrai de l’âme. »

Hugo (Victor), Les Misérables, II, 7, 6 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 717).

« Il faut bien ceux qui prient toujours pour ceux qui ne prient jamais. »

Hugo (Victor), Les Misérables, II, 7, 8 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 721).

« À cette heure où tant d’hommes ont le front bas et l’âme peu haute, parmi tant de vivants ayant pour morale de jouir, et occupés des choses courtes et difformes de la matière… »

Hugo (Victor), Les Misérables, II, 7, 8 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 721).

« [Gavroche] était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins. »

Hugo (Victor), Les Misérables, III, 1, 13 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, pp. 818-819).

« Le propre de la pruderie, c’est de mettre d’autant plus de factionnaires que la forteresse est moins menacée. »

Hugo (Victor), Les Misérables, III, 2, 8 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 837).

« Le scepticisme, cette carie de l’intelligence… »

Hugo (Victor), Les Misérables, III, 4, 1 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9633, 1998, édition 2003, p. 905).

« Au-dessous de Jean Huss, il y a Luther ; au-dessous de Luther, il y a Descartes ; au-dessous de Descartes, il y a Voltaire ; au-dessous de Voltaire, il y a Condorcet ; au-dessous de Condorcet, il y a Robespierre ; au-dessous de Robespierre, il y a Marat ; au-dessous de Marat, il y a Babeuf. Et cela continue. »

Hugo (Victor), Les Misérables, III, 7, 1 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9634, 1998, édition 2003, p. 986).

« La pudeur, cet épiderme de l’âme… »

Hugo (Victor), Les Misérables, III, 8, 5 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9634, 1998, édition 2003, p. 1020).

« Je ne comprends pas qu’on prenne habituellement les turcs en mauvaise part ; Mahom a du bon ; respect à l’inventeur des sérails à houris et des paradis à odalisques ! N’insultons pas le mahométisme, la seule religion qui soit ornée d’un poulailler ! »

Hugo (Victor), Les Misérables, IV, 12, 2 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9634, 1998, édition 2003, p. 1473).

« [Louis-Philippe,] c’est la couronne tempérée par le bonnet de coton. C’est un sceptre terminé en parapluie. »

Hugo (Victor), Les Misérables, IV, 12, 2 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9634, 1998, édition 2003, p. 1476).

« Elle était satisfaite à la manière de cette femme arabe qui, ayant reçu un soufflet de son mari, s’alla plaindre à son père, criant vengeance et disant :

« – Père, tu dois à mon mari affront pour affront. Le père demanda : – Sur quelle joue as-tu reçu le soufflet ? – Sur la joue gauche. Le père souffleta la joue droite et dit : – Te voilà contente. Va dire à ton mari qu’il a souffleté ma fille, mais que j’ai souffleté sa femme. »

Hugo (Victor), Les Misérables, IV, 12, 4 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9634, 1998, édition 2003, p. 1483).

« Les ressources suprêmes sortent des résolutions extrêmes. »

Hugo (Victor), Les Misérables, V, 1, 7 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9634, 1998, édition 2003, p. 1609).

« Il y a des gens qui observent les règles de l’honneur comme on observe les étoiles, de très loin. »

Hugo (Victor), Les Misérables, V, 1, 21 (Paris, Librairie Générale Française, collection « Le Livre de poche classique », n. 9634, 1998, édition 2003, p. 1666).

« Parce que. Cette réponse de celui qui ne sait rien est aussi la réponse de celui qui sait tout. »

Hugo (Victor), Quatrevingt-treize, II, 3, xi (Paris, Bookking International, collection « Classiques français », 1993, p. 164).

« Est-ce donc que la révolution avait pour but de dénaturer l’homme ? Est-ce pour briser la famille, est-ce pour étouffer l’humanité, qu’elle était faite ? Loin de là. C’est pour affirmer ces réalités suprêmes, et non pour les nier, que 89 avait surgi. Renverser les bastilles, c’est délivrer l’humanité ; abolir la féodalité, c’est fonder la famille. L’auteur étant le point de départ de l’autorité, et l’autorité étant incluse dans l’auteur, il n’y a point d’autre autorité que la paternité ; de là la légitimité de la reine-abeille qui crée son peuple, et qui, étant mère, est reine ; de là l’absurdité du roi-homme, qui, n’étant pas le père, ne peut être le maître ; de là la suppression du roi ; de là la république. Qu’est-ce que tout cela ? C’est la famille, c’est l’humanité, c’est la révolution. La révolution, c’est l’avènement des peuples, et au fond, le Peuple, c’est l’Homme. »

Hugo (Victor), Quatrevingt-treize, III, 6, ii (Paris, Bookking International, collection « Classiques français », 1993, pp. 341-342).

« Ma pensée est : Toujours en avant. Si Dieu avait voulu que l’homme reculât, Il lui aurait mis un œil derrière la tête. »

Hugo (Victor), Quatrevingt-treize, III, 7, v (Paris, Bookking International, collection « Classiques français », 1993, p. 373).

« Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »

Hugo (Victor), « Ultima Verba », v. 64 (Les Châtiments, VII, 17).