La Lettre de Paix liturgique

14 décembre 2007 – Numéro 76

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Appel Très urgent
aux amis de la Paix liturgique

 

 

Chers Amis,

Dans les prochaines semaines, au début de l’année 2008, commencera la grande campagne de Paix Liturgique vers la France et tout l’univers francophone visant à faire la promotion des demandes d’application du Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI aux cœurs des paroisses.

Pour assurez le succès de cette campagne et sa bonne diffusion nous avons besoin de vous !

Si chacun d’entre vous nous transmettait au moins une nouvelle adresse électronique d’ami ou de parent, cela contribuerait à augmenter considérablement le rayonnement de l’information que nous diffusons. Par ce moyen facile et gratuit vous pouvez nous permette de donner une ampleur inégalée à nos campagnes en faveur de la Paix liturgique.

En nous transmettant des adresses pensez à vos proches mais pensez aussi à vos relations qui vivent dans les secteurs les plus reculés, là ou l’isolement est tel que bien souvent l’on ne voit pas, à vue humaine de solutions… Et pourtant nous savons que partout, dans chaque diocèse, dans chaque doyenné, dans chaque paroisse, il y a des fidèles qui attendent que nous les aidions à oser se lancer dans la grande aventure de la Paix liturgique.

A l’approche de Noël, donnez-vous le temps de consacrer quelques secondes pour répondre à notre demande et faire ainsi que Jésus, adoré dans la forme extraordinaire du rite latin, se retrouve demain accueilli dans un nombre toujours plus grand d’églises, de cathédrales et de chapelles.

Par avance nous vous remercions et vous souhaitons un bon et saint Noël !

 

Sylvie Mimpontel
 

Présidente du mouvement pour la Paix Liturgique et la Réconciliation dans l’Eglise.


 

Val-de-Grâce : l’impardonnable gaffe d’un vicaire général de Paris

 

 

Mgr Michel Aupetit, ancien curé de Notre-Dame de l’Arche d’Alliance, vicaire général du diocèse de Paris, a présidé le dimanche 2 décembre, à 11h, une concélébration dans l’église du Val-de-Grâce. Il s’agissait de la traditionnelle messe de fin d''année à la mémoire des membres de l''Association et des agents de la Régie Autonome des Transports Parisiens tombés au Champ d''Honneur lors des différents conflits, en présence, comme on dit, des représentants des plus hautes Autorités civiles et militaires.

Il faut savoir que l’église du Val-de-Grâce, dépendant du diocèse aux Armées et desservie par le P. Guy Vandevelde, aumônier du H.I.A. Val-de-Grâce, est l’église de Paris la plus classique en matière de célébration de la liturgie de Paul VI, modèle de la fameuse « bonne interprétation » de la réforme liturgique, dont tant de bonnes âmes pensent qu’elle devrait vider les assemblées Saint-Pie-V si, « conformément à la volonté du Concile », elle s’imposait enfin dans les paroisses. Au Val-de-Grâce, l’interprétation traditionnelle de la réforme est telle que la messe de Paul VI est célébrée face au Seigneur, ce qui est de fait peu courant, mais tout à fait régulier.

La liturgie de la parole de la messe du 2 décembre se déroula donc normalement, selon le rite de Paul VI en français, très correct. Après le sermon et le Credo, le vicaire général s’apprêtait à se rendre à l’autel, mais il manifesta son inquiétude : où donc était la table eucharistique ? Le cérémoniaire lui indiqua le splendide autel majeur, surmonté du monumental et aérien baldaquin de marbre blanc qui flotte pour ainsi dire sous la lumineuse coupole peinte par Mignard. Refus scandalisé de l’ancien curé de l’église Notre-Dame de l’Arche Alliance, si moderne qu’elle en est comique (81 rue d''Alleray, 75015 Paris). S’ensuivit une discussion tendue à voix basse. On finit par trouver une table, qu’on poussa dans le chœur et qu’on recouvrit à la hâte d’une nappe, afin que l’eucharistie pût continuer. Clair abus d’autorité, puisque l’église du Val-de-Grâce dépend de l’Ordinariat militaire, et que le vicaire général s’y trouvait célébrer en invité. Et, sans même parler du ridicule, quelle colossale gaffe : refuser, en 2007, sous Benoît XVI, au Val-de-Grâce, en plein déploiement du Motu proprio, de célébrer face au Seigneur ! Idéologie, quand tu nous tiens…



 

Des fidèles de Brignoles ou Cotignac (Var) recherchent à se regrouper

 

 

Pas facile de constituer ou de rejoindre un groupe lorsque l’on est isolé… Aussi des fidèles du centre du Var vous interrogent pour savoir si des groupes sont actuellement en cours de constitution dans cette région ?

 

Pour les renseigner ou les rejoindre :

info@motuproprio83.com

 

 

 

Un groupe de fidèles à Carpentras

 

 

Se souvenant de la magnifique expérience liturgique qui avait duré près d’une année dans la chapelle de l’ancien hôpital de Carpentras, des fidèles s’interrogent sur la possibilité de constituer un groupe stable pour bénéficier d’une célébration dominicale dans la forme extraordinaire du rite latin dans une église de la capitale du Comtat Venaissin.

 

Pour en savoir plus : info@motuproprio84.com

 

 

Jubilé de Notre-Dame de Chrétienté : Grand''Messe pontificale célébrée par son Excellence le Cardinal Dario Castrillon Hoyos

 

 

Samedi 8 décembre à 9h30, fête de l''Immaculée Conception de Marie, la foule des grands jours des amis du pèlerinage de Chrétienté se presse à l''église Sainte-Jeanne d''Arc à Versailles. Le Cardinal Hoyos, président de la Commission Ecclesia Dei et proche collaborateur du Pape, a accepté l''invitation de l''Association Notre-Dame de Chrétienté de venir célébrer la Grand''Messe pontificale d''action de grâce pour les 25 pèlerinages (1983-2007) et présider ensuite la journée d''amitié française et chrétienne au Domaine de Grand''Maisons à Villepreux. Nombreux instituts, fraternités et monastères amis sont représentés : Fraternité Saint Pierre, Institut du Christ Roi, Institut du Bon Pasteur, Fraternité Saint Vincent Ferrier, Sainte Croix de Riaumont, Bénédictins du Barroux, Dominicaines de Pontcallec. Accueilli par monseigneur Mgr Aumônier évêque de Versailles entouré de plusieurs de ses prêtres. Les fidèles – plus de 2000 – se pressent nombreux dans la nef et la crypte. L''extraordinaire liturgie, pour ne pas dire la liturgie extraordinaire, se déroule pour rendre à Dieu le culte qui lui est dû.

L''après-midi, les intervenants de l''Association et les Anciens remercient de très nombreuses fois le Cardinal et à travers lui le Pape Benoît XVI. Le cardinal manifeste toute sa joie d''être présent et parle beaucoup de l''extraordinaire Motu proprio. Celui-ci ne doit pas être considéré comme une petite chose, dira-t-il, c''est la "victoire de l''Eglise". Par cet acte, le Saint-Père Benoît XVI a décidé de rendre à toute l''Eglise un trésor immense de la Tradition. Ces trésors ne doivent pas rester dans les musées mais doivent être rendus à l''ensemble du peuple chrétien. Il insiste sur le fait que le Motu proprio a été voulu par le Pape lui-même pour toute l''Eglise. Il félicite aussi chaleureusement les organisateurs et pèlerins du pèlerinage "de Chrétienté" : il revient sur cette caractéristique fondamentale du pèlerinage, son "identité". "Votre pèlerinage n''est pas n''importe quel pèlerinage, c''est un pèlerinage de Chrétienté". (...) "Ce que vous faites est plus important que ce que vous pouvez imaginer". En partant, le cardinal recevra une véritable ovation et dira adieu pendant que de toutes les poitrines sort le chant de plusieurs "Je Vous salue Marie".

Merci Eminence pour vos prières, votre action, votre présence, vos encouragements ! Nous voilà pleins de zèle pour les 25 ans qui viennent !

Sursum corda et Deo gratias !

Vous pouvez voir les photos de la journée, acheter le Livre d''Or des 25 ans et le DVD du dernier pèlerinage : http://www.nd-chretiente.com

 

 

Courrier des Lecteurs

 

 

► Courrier reçu :

 

Bien que je comprenne et soutienne vos demandes, je tiens à apporter une petite précision quant à la messe célébrée selon le rite extraordinaire, ou missel du bienheureux Jean XXIII, en l''église Saint-Germain l''Auxerrois.
Réjouissons-nous que le Cardinal André Vingt-trois, Archevêque de Paris, ait pris la décision de rassembler les fidèles à la messe tridentine en cette église historique. Il faut savoir apprécier un beau cadeau et arrêter de couper les cheveux en quatre. Je connais personnellement l''abbé Dominic Schubert pour vous garantir que, pour des raisons qui lui sont propres, justifiées et fondées, ne dira jamais (bien qu''il ne faille pas employer jamais !) le canon à voix basse. Sa façon de célébrer est digne, il a été formé à bonne école et reste un prêtre de référence. Rappelons qu''il a fait ses premières années de séminaires à Seitskofen (où l''on forme une partie des prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X), qu''il a fait partie des dix fondateurs de la Fraternité Saint-Pierre et que depuis plus de quinze ans il a oeuvré avec l''abbé Albert Jacquemin auprès du Cardinal Jean-Marie Lustiger dans la lignée de ce qui allait devenir plus tard le Motu Proprio Summorum Pontificum. Rendons grâce à Dieu et arrêtons donc de faire les difficiles pour ne pas dire les enfants gâtés.

Paris

Réponse de Paix Liturgique

Merci pour votre message.

Nous nous réjouissons bien sûr ce la célébration de la messe traditionnelle à Saint-Germain l''Auxerrois et nous savons gré de cette bonne nouvelle à Monsieur le Cardinal Vingt-Trois.

Il n''est pas question de parler des qualités ou défauts de l''abbé Schubert ici ou de le juger, la personne du célébrant étant sans aucune importance comparé au Mystère que nous vivons lors de chaque messe.

Toutefois, la liturgie est le Trésor de l''Eglise et il n''appartient pas au prêtre de faire les adaptations qu''il souhaite, fussent-elles "propres", "justifiées" et "fondées".

Le Missel auquel Benoît XVI a redonné droit de cité le 7 juillet dernier indique expressément que le canon doit être dit "secrètement". Le débat semble donc limité sur la possibilité ou non de dire le canon à voix haute et qui plus est... au micro.

Si un célébrant s''estime au-dessus des lois, libre à lui alors de faire les adaptations qu''il souhaite pour lui et son confort personnel. Mais de grâce, dans ce cas, qu''on permette alors également aux fidèles d''avoir des raisons "propres", "justifiées" et "fondées" de ne pas apprécier cette manière de célébrer, de souhaiter qu''il en soit autrement et de le manifester.

Cordialement,

Paix Liturgique
 

 

Qui sommes-nous ?

 

► Ce que nous sommes

- Des catholiques romains attachés à leur Eglise.
- Des fidèles attachés au Saint-Père.
- Des diocésains qui respectent leurs évêques et qui attendent beaucoup d''eux comme des enfants de leur père.
- Des croyants soucieux de respecter l’enseignement de l’Eglise conformément aux définitions qui ont été renouvelées par le Catéchisme de l’Eglise catholique publié par Jean Paul II en 1992.
- Des chrétiens très nombreux qui désirent vivre leur foi catholique dans leur paroisse au rythme de la forme extraordinaire du rit latin de l''Eglise comme le pape Benoit XVI le propose dans son motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007.


► Ce que nous désirons

- Une application « large et généreuse » des possibilités accordées par l''Eglise en faveur des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle.
- Il est nécessaire que ces lieux soient des églises où sera célébrée chaque dimanche et fête la liturgie traditionnelle selon le missel de 1962.
- L’enseignement de la foi catholique selon les schémas définis par le catéchisme de l’Eglise catholique publié par le Vatican en 1992.
- L’accès effectif pour tous aux sacrements de la Sainte Eglise selon le missel de 1962.
- La possibilité de développer dans la paix toutes les oeuvres chrétiennes nécessaires aux besoins des fidèles (scoutisme, patronage, chorale, Conférences Saint Vincent de Paul, Domus Christiani, récollections, pèlerinage...)
- Ces communautés en communion avec l’évêque doivent être dirigées par des prêtres bienveillants, soucieux de paix et de réconciliation.

► Pourquoi nous le désirons


- Les querelles dans l’Eglise doivent cesser.
- C’est notre sensibilité et le pape a demandé que cette sensibilité soit accueillie et respectée.
- Au moment où l’Eglise traverse en France une crise grave, il est urgent de mettre en oeuvre une réconciliation entre tous les fidèles.
- C’est par ce moyen et lui seul que se renoueront des liens de dialogue, de charité fraternelle et de respect et que cesseront les invectives.
- C’est surtout répondre au précepte évangélique d’agir en tout pour l’unité des catholiques malgré leurs différences et leurs diversités.

C’est ainsi que l’on pourra véritablement prétendre favoriser l’oecuménisme et entreprendre tous ensemble la nouvelle évangélisation réclamée par l''Eglise.



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