ZENIT

Le monde vu de Rome

Service quotidien - 30 septembre 2007



ROME
Benoît XVI demande une solution pacifique pour la Birmanie
Le pape encourage le dialogue entre les deux Corées
Benoît XVI demande aux pays riches d’écouter « les peuples de la faim »
Les évêques doivent être comme des « anges » pour les autres, explique le pape
Millénaire de la Basilique de Reims : le pape appelle à une « nouvelle évangélisation »
Nomination des nouveaux directeur et sous-directeur de L’Osservatore Romano

ENTRETIEN
L’amour et les autres religions

INTERNATIONAL
Caritas appelle la Birmanie (Myanmar) à autoriser les manifestations pacifiques
Liberté religieuse en Egypte : situation juridique contradictoire

DOCUMENTS
Angélus du dimanche 30 septembre



Rome

Benoît XVI demande une solution pacifique pour la Birmanie

Alors que les manifestations se poursuivent

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a demandé ce dimanche une solution pacifique au conflit qui se poursuit en Birmanie (Myanmar). Les manifestations antigouvernementales de ces derniers jours ont fait plusieurs morts.

« Je suis avec une grande anxiété les événements très graves qui se sont déroulés ces derniers jours au Myanmar et je souhaite exprimer ma proximité spirituelle à sa chère population en ce moment d’épreuve douloureuse », a déclaré le pape.

« Je l’assure de ma prière solidaire et intense, invitant l’Eglise tout entière à faire de même, et je forme le vœu que l’on trouve une solution pacifique, pour le bien du pays », a ajouté le pape.

La Birmanie a été le théâtre d’importantes manifestations conduites par des moines bouddhistes, qui sont réprimées depuis mercredi par la Junte militaire. Au moins 16 personnes auraient trouvé la mort, dont deux étrangers et plusieurs moines.


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Le pape encourage le dialogue entre les deux Corées

Au moment où Pékin accueille les négociations

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) – Le pape encourage le dialogue pour favoriser la réconciliation entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Benoît XVI a lancé un appel après la prière de l’Angélus, ce dimanche, à Castel Gandolfo, confiant à la prière des milliers de pèlerins présents, « la situation de la péninsule coréenne, où des développements importants dans le dialogue entre les deux Corées font espérer que les efforts de réconciliation en cours puissent se consolider en faveur du peuple coréen et de la stabilité et de la paix de la région tout entière ».

L’appel du pape intervient alors que Pékin accueille les négociations entre les deux Corées en présence des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie et du Japon.

Pour poursuivre les négociations, il est actuellement demandé à la Corée du Nord de geler son programme nucléaire. Pour atteindre cet objectif, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont offert des aides énergétiques et alimentaires à la Corée du Nord.


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Benoît XVI demande aux pays riches d’écouter « les peuples de la faim »

Commentaire de l’Evangile sur l’homme riche et le pauvre Lazare

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) – Le pape a demandé ce dimanche aux peuples qui vivent dans l’opulence d’écouter le cri des peuples qui ont faim.

Benoît XVI commentait aujourd’hui, de Castel Gandolfo, l’Evangile de ce dimanche qui raconte la parabole du mauvais riche qui festoie alors qu’à sa porte, le pauvre Lazare, couvert de plaies, doit se contenter de ce qui tombe de la table du riche.

Proposant une lecture « sociale » de cette parabole, le pape a cité l’interprétation que faisait Paul VI de cette différence entre riches et pauvres, il y a quarante ans, dans l’Encyclique « Populorum progressio ».

« Les peuples de la faim interpellent aujourd'hui de façon dramatique les peuples de l'opulence », écrivait Paul VI.

Benoît XVI, qui prépare actuellement une encyclique à caractère social (confirmait en juillet le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat) estime que cet appel « conserve toute son urgence ».

« Nous ne pouvons pas prétendre ne pas savoir quel chemin prendre : nous avons la Loi et les Prophètes, nous dit Jésus dans l’Evangile. Celui qui ne veut pas les écouter ne changerait pas, même si quelqu’un revenait de chez les morts pour le réprimander », a souligné le pape.

Benoît XVI a rappelé l’objectif décrit par Paul VI dans son encyclique : « construire un monde où tout homme… puisse vivre une vie pleinement humaine… où le pauvre Lazare puisse s'asseoir à la même table que le riche ».

« Comment ne pas penser, en ce moment, spécialement aux pays de l’Afrique subsaharienne, frappés ces jours derniers par de graves inondations ? » s’est interrogé Benoît XVI.

« Mais nous ne pouvons pas oublier tant d’autres situations d’urgence humanitaire dans différentes régions du monde, dans lesquelles les conflits pour le pouvoir politique et économique viennent aggraver une situation déjà critique sur le plan de l’environnement », a-t-il ajouté.

Dans la première partie de sa méditation sur l’Evangile, le pape a rappelé que « Lazare » est l’abréviation de « Eleazare » qui signifie « Dieu l’aide ».

« Dieu n’oublie pas celui qui est oublié de tous ; celui qui ne vaut rien aux yeux des hommes est précieux aux yeux du Seigneur », a rappelé le pape.


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Les évêques doivent être comme des « anges » pour les autres, explique le pape

Messe d’ordination de six nouveaux évêques

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) - Les évêques doivent être comme des « anges » pour les autres, a déclaré le pape ce samedi au cours de la messe d’ordination de six nouveaux évêques.

Benoît XVI a imposé les mains, pour la première fois depuis qu’il est pape, à six prélats, cinq italiens et un polonais, Mgr Mieczyslaw Mokrzycki, ancien deuxième secrétaire de Jean-Paul II et de Benoît XVI lui-même. Mgr Mokrzycki sera coadjuteur du cardinal Marian Jaworski dans l’archidiocèse ukrainien de Lviv des Latins.

Les nouveaux évêques italiens sont : Mgr Gianfranco Ravasi, nouveau président du Conseil pontifical de la culture ; Mgr Tommaso Caputo, nonce apostolique à Malte et en Libye ; Mgr Giovanni Brugnaro, pasteur de l’archidiocèse italien de Camerino-San Severino, dans les Marques, Mgr Sergio Pagano, nouveau préfet des Archives secrètes du Vatican, et Mgr Vincenzo Di Mauro, secrétaire de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège. Le cardinal Tarcisio Bertone, S.D.B., secrétaire d’Etat, et le cardinal Jaworski étaient cardinaux co-consacrants.

Alors que l’Eglise célébrait samedi (29 septembre) la fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël, Benoît XVI a rappelé que dans l’Eglise antique les évêques étaient « qualifiés comme des anges » car leur service exige la même nature que ces créatures célestes.

« Ce sont des messagers de Dieu. Ils portent Dieu aux hommes, ouvrent le ciel et ainsi ouvrent la terre », a-t-il expliqué.

« Précisément parce qu’ils sont auprès de Dieu, ils peuvent aussi être très proches de l’homme. Dieu est en effet plus proche de chacun de nous que nous le sommes nous-mêmes ».

« Les anges parlent à l’homme de ce qui constitue son être véritable, de ce qui dans sa vie est si souvent couvert et enseveli. Ils l’appellent à rentrer en lui-même, en le touchant de la part de Dieu ».

« En ce sens, nous devrions nous aussi, êtres humains, devenir toujours à nouveau des anges les uns pour les autres, des anges qui nous détournent de voies mauvaises et nous orientent toujours à nouveau vers Dieu », a-t-il souligné.

Le pape estime que les évêques en particulier « doivent être des hommes de Dieu », et vivre orientés vers Dieu.

« L’évêque doit être une personne qui prie, qui intercède pour les hommes auprès de Dieu. Plus il le fait, plus il comprend aussi les personnes qui lui sont confiées et peut devenir pour eux un ange, un messager de Dieu, qui les aide à trouver leur nature véritable, elles-mêmes, et à vivre l’idée que Dieu a d’elles ».


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Millénaire de la Basilique de Reims : le pape appelle à une « nouvelle évangélisation »

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI a adressé une lettre au cardinal Godfried Danneels, son envoyé spécial pour le millénaire de la basilique de Reims, dans laquelle il demande au cardinal d’inviter tous ceux qui participeront à cette célébration, à une « nouvelle évangélisation ».

Le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, représentera le pape, le 7 octobre prochain à Reims (cf. Zenit du 16 août), pour le millénaire de la construction de la Basilique de Saint-Rémi, l’un des symboles de l’histoire du christianisme en France.

La salle de presse du Saint-Siège précisait hier que la Mission qui accompagnera le cardinal Danneels sera composée de Mgr Jules Massin, chanoine titulaire, archiprêtre émérite de la Basilique Saint-Rémi et ancien chancelier de l’archevêché et du père André Rousselle, archiprêtre émérite de la Basilique Saint-Rémi.

Dans sa lettre, en latin, adressée au cardinal Danneels, le pape demande par ailleurs au cardinal de transmettre son salut à tous ceux qui participeront à cette célébration.

La Basilique de Saint-Rémi conserve le tombeau du saint évêque de Reims (460-532), patron de la ville et du diocèse.

Pour tout renseignement complémentaire, cf. http://www.millenairesaintremi.fr


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Nomination des nouveaux directeur et sous-directeur de L’Osservatore Romano

Giovanni Maria Vian et Carlo Di Cicco

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI a nommé Giovanni Maria Vian nouveau directeur du quotidien du Vatican « L’Osservatore Romano », a confirmé ce samedi le bureau de presse du Saint-Siège.

Il succédera le 27 octobre à Mario Agnes qui occupait ce poste depuis 1984 et qui a été nommé par le pape, directeur émérite.

Le Saint-Siège annonce par ailleurs la nomination du sous-directeur de L’Osservatore Romano. Il s’agit du journaliste italien Carlo Di Cicco.

Le premier exemplaire de « L’Osservatore Romano » fut publié le 1er juillet 1861. Il existe actuellement une édition quotidienne en italien, des éditions hebdomadaires en italien, français, anglais, espagnol, allemand et portugais, et une édition mensuelle en polonais.

Giovanni Maria Vian est né à Rome le 10 mars 1952. Il est spécialisé dans l’histoire du christianisme. Il est professeur de philologie patristique à l’Université de Rome « La Sapienza » et à l’Université « Vita-Salute San Raffaele » de Milan où il enseigne l’histoire de la tradition et de l’identité chrétienne.

Il est membre du Comité pontifical des sciences historiques. Il a poursuivi des études sur le judaïsme et le christianisme antiques, l’histoire de la tradition chrétienne et la papauté contemporaine.

Depuis 1976 il est rédacteur et conseiller scientifique de l’Institut de l’Encyclopédie italienne.

Il est éditorialiste du quotidien italien « Avvenire » et du « Giornale di Brescia » et collaborateur de différents journaux dont la revue de l’Université catholique du Sacré-Cœur « Vita e Pensiero ». Il a également collaboré à « L’Osservatore Romano » entre 1977 et 1987.

En 1984 il a épousé Margarita Rodríguez qui est décédée prématurément en l’an 2000.

Carlo Di Cicco, nommé sous-directeur, est né le 9 juillet 1944. Il est journaliste depuis le début des années 70. Il fut rédacteur en chef de l’agence italienne ASCA chargé de l’information sociale et vaticane.

Collaborateur de nombreuses publications religieuses italiennes, il fut chargé de la rédaction à « Vidimus Dominum » le premier organe d’information internationale quotidien sur Internet sur la vie consacrée.

Il est l’auteur de nombreuses publications (spiritualité, information, nouvelles technologies). Il est marié et père de deux enfants.


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Entretien

L’amour et les autres religions

Entretien avec un expert du dialogue avec le bouddhisme

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) - Le christianisme étant la religion de l’amour, le dialogue, pour les chrétiens, n’est rien de moins que la mise en pratique de l’amour de Dieu.

C’est ce qu’affirme Cinto Busquet, prêtre du mouvement des Focolari spécialisé dans la théologie des religions, qui a vécu 17 ans au Japon.

Dans son ouvrage « Tra Oriente et Occidente. Alla ricerca di un senso » (Città Nuova, 222 pages, 12 euros) (« Entre l’Orient et l’Occident. A la recherche d’un sens »), Cinto Busquet explore la diversité culturelle, la recherche et la relation avec Dieu, le sens de la souffrance et de la mort.

Zenit - Dialoguer avec les autres nous permet-il de mieux nous comprendre ?

P. C. Busquet - Certainement. Mais le dialogue, quand on est religieux, ne se limite pas à un simple échange d’informations. Pour nous chrétiens, le Dieu qui s’est révélé à nous définitivement en Jésus Christ est un Dieu qui veut « dialoguer » avec nous et c’est pour cela que sa « Parole » établit sa demeure parmi nous. C’est le Dieu qui est en soi un « dialogue », car il est la communion parfaite de cet amour entre le Père, le Fils et le Saint Esprit.

Donc, même s’il s’agit d’un dialogue avec des fidèles d’autres religions ou avec des personnes n’ayant pas une appartenance religieuse précise, il suffit que ce dialogue se réalise dans l’amour et dans le signe du don et de l’écoute mutuelle, pour être expérience de Dieu, de son esprit, qui rend possible notre « rencontre » dans une relation d’amour réciproque.

Zenit - Dans votre voyage entre l’orient et l’occident, vous vous définissez une personne heureuse. Que vous ont appris ces 17 ans de vie au Japon ?

P. C. Busquet - Beaucoup. Il est difficile de le dire en quelques mots. Quand tout à coup on se retrouve à vivre dans un contexte totalement différent de celui où l’on est né et où l’on a grandi, notre vision des choses s’élargit.

En tant que chrétien, j’ai dû réfléchir plus intensément à ma propre foi, pour essayer de la rendre accessible à mon entourage. Il a d’abord fallu que je m’ouvre aux catégories culturelles et religieuses du monde qui m’accueillait, sans préjugés et sans être pressé d’arriver à des conclusions.

Et puis, je pense que la sensibilité orientale a accentué cet amour que j’ai pour le silence et pour tous les petits gestes chargés de symboles, que cela m’a rendu plus intuitif et plus attentif aux autres, dans le respect de leur diversité par rapport à moi …

Zenit - Comment percevez-vous le rôle des religions en Asie ?

P. C. Busquet - Selon notre foi, l’amour universel de Dieu ne connaît pas de frontières : Dieu est notre Père à tous. La Rédemption que Jésus Christ est venu accomplir s’étend à tous les hommes. L’Esprit Saint agit dans le cœur de tout homme et l’ouvre au bien.

Donc, avant même l’annonce explicite de l’Evangile aux divers peuples, Dieu a été, et il est, à l’œuvre parmi eux.

Les religions sont la plus haute expression des différentes cultures, et apprendre à les connaître signifie enrichir son esprit et s’ouvrir encore plus à l’immensité du Mystère de Dieu et à la vérité sur l’homme.

Les religions d’Asie sont imprégnées de spiritualité et de sagesse. Elles peuvent, sans aucun doute, être un stimulant, une aide, pour nous aussi les chrétiens.

De plus, pour une inculturation efficace de l’Evangile en Asie, on ne peut ignorer ce que les traditions religieuses de ce continent ont élaboré après des millénaires d’histoire ; au contraire, comme nous y invite clairement le récent magistère de l’Eglise, nous devons reconnaître « tout ce qui est vrai et saint dans ces religions » (Nostra Aetate n.2).

Zenit - Ce n’est qu’en aimant que l’on peut faire l’expérience de Dieu. Est-ce que dans les autres religions que vous avez connues (bouddhisme, shintoïsme et autres), l’amour a une importance aussi centrale ?

C. Busquet - Oui et non. Toutes les religions enseignent à faire le bien, à faire preuve de compassion, à dominer ses propres instincts égocentriques pour se mettre au service d’autrui ; nous pourrions donc dire que l’amour, vu comme une attitude du cœur humain qui souhaite et accomplit le bien envers son prochain, est important pour toutes les religions.

Toutefois, je pense que l’on peut dire, en toute certitude, qu’aucune religion ne met autant l’amour au centre de sa propre doctrine et de sa propre pratique religieuse que le christianisme.

Toute la révélation de Dieu à travers nos saintes écritures pourrait se résumer en ces quelques mots : « Dieu est amour » de la première lettre de Jean.

L’amour, pour le chrétien, n’est pas quelque chose qui renvoie simplement à une action extérieure ou à notre volonté : c’est la participation à la vie même de Dieu, qui est amour.

Le commandement que nous a laissé Jésus est celui de nous aimer, mais comme nous le rappelle Benoît XVI dans son encyclique « l’amour peut être commandé car il est avant tout donné ». Autrement dit, même si dans le bouddhisme, par exemple, la ‘compassion’ illimitée envers l’autre est considérée comme le sommet de la vie religieuse, elle n’a certes pas le caractère central que possède l’agape dans le christianisme.


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International

Caritas appelle la Birmanie (Myanmar) à autoriser les manifestations pacifiques

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) - Caritas Internationalis lance un appel demandant la fin de la violence au Myanmar alors que les autorités répriment les manifestations pacifistes des moines bouddhistes.

Depuis un mois, le Myanmar est le théâtre de marches pacifiques emmenées par les moines du pays.

La junte militaire a recouru à un usage de plus en plus brutal de la force face aux manifestants.

Caritas demande instamment au gouvernement du Myanmar de respecter les droits de l’homme, y compris le droit des civils de manifester pacifiquement.

Caritas exhorte la communauté internationale à user de son influence auprès du gouvernement du Myanmar pour trouver une issue non violente à la situation actuelle. Caritas déclare que la Chine, l’Inde et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) pourraient faire davantage pression sur le Myanmar.

Lesley-Anne Knight, secrétaire générale de Caritas Internationalis, a déclaré : « Nous condamnons la répression violente des manifestations pacifiques et sommes solidaires avec le peuple du Myanmar ».

« La communauté internationale doit continuer à suivre de très près les évènements qui se déroulent au Myanmar en ce moment mais aussi dans les prochains jours où nous craignons de nouvelles répercussions sur les moines et la population civile », a-t-elle ajouté.

Caritas se félicite de l’appel lancé par le secrétaire général Ban Ki-moon aux autorités pour qu’elles trouvent une solution pacifique à la crise. Cet appel doit être traduit dans les faits.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit assumer ses responsabilités et manifester son soutien au peuple du Myanmar, et poursuivre ses efforts visant à trouver une issue pacifique à la crise.


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Liberté religieuse en Egypte : situation juridique contradictoire

Déclarations du patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) - Au cours d’une récente visite au siège de l’organisme « Aide à l’Eglise en détresse » (AED), sa béatitude Antonios Naguib, patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques, a expliqué combien la situation juridique contradictoire du pays en matière de religion constitue une entrave à l’action de l’Eglise en Egypte.

D’un côté, a-t-il expliqué, la Constitution garantit la liberté religieuse et la liberté de conscience, mais de l’autre, cette même constitution stipule que l’islam est religion d’Etat et la loi islamique « la base fondamentale du système juridique ».

Selon le patriarche, la plupart des musulmans vivent selon la « sharia » (la « loi islamique » selon laquelle un musulman ne peut se convertir à une autre religion, sous peine d’être puni, voire même condamné à mort).

A cela s’ajoute, toujours selon l’Eglise en Egypte, un autre grave problème dû à cette situation confuse au niveau juridique et qui entraîne de nombreuses difficultés au moment d’obtenir une autorisation pour construire des temples.

L’Eglise doit beaucoup insister pour obtenir ces autorisations, a expliqué le patriarche. Le problème est lié à une loi du XIXème siècle toujours en vigueur dans le pays, qui entrave la construction d’édifices de culte pour les chrétiens.

Malgré cela, l’évêque reconnaît que, dans la société, certaines voix se sont élevées pour demander le changement de cette norme, et que plusieurs intellectuels musulmans ont pris position en faveur de droits égaux pour tous les citoyens. Le patriarche Naguib espère que les choses changeront bientôt.

Quoiqu’il en soit, il déplore que ces questions soient actuellement traitées de façon très arbitraire, expliquant que leurs solutions dépendent, dans une large mesure, des personnes qui en ont la charge.

Il arrive parfois que la personne qui détient l’autorité sur un problème particulier, ait fréquenté une école catholique. On peut alors espérer en sa « bonne volonté », souligne-t-il dit. Cette circonstance montre par ailleurs l’importance des écoles tenues par l’Eglise, qui accueillent également beaucoup de jeunes musulmans, a-t-il ajouté

Le patriarche a expliqué que généralement, les personnes qui ont fréquenté ces écoles lorsqu’elles étaient enfants et qui y ont fait une bonne expérience, peuvent faire preuve d’une meilleure compréhension et favoriser la cohabitation, dans les relations entre musulmans et chrétiens.

La très grande majorité de la population égyptienne (près de 80 millions d’habitants) est musulmane. L’Eglise copte orthodoxe compte environ 8 millions de fidèles, l’Eglise copte catholique seulement 250.000.

L’Eglise catholique comprend sept diocèses pour un total de 11 évêques et 150 prêtres. Bien qu’elle ne représente qu’une toute petite minorité, elle gère de nombreuses écoles et institutions sociales, toutes ouvertes également aux membres d’autres religions.


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Documents

Angélus du dimanche 30 septembre

ROME, Dimanche 30 septembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte de la méditation que le pape a prononcée ce dimanche avant la prière de l’Angélus, en présence des pèlerins réunis dans la cour intérieure de la résidence pontificale de Castel Gandolfo.

AVANT L’ANGELUS

Chers frères et soeurs,

Aujourd’hui, l’Evangile de Luc présente la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (Lc 16, 19-31). Le riche incarne l’utilisation injuste des richesses de la part de qui les utilise pour un luxe effréné et égoïste, pensant uniquement à sa propre satisfaction, sans se soucier le moins du monde du mendiant qui se trouve à sa porte. Le pauvre en revanche incarne la personne dont seul Dieu s’occupe : contrairement au riche, il a un nom, Lazare, abréviation de Eleazare qui signifie précisément « Dieu l’aide ». Dieu n’oublie pas celui qui est oublié de tous ; celui qui ne vaut rien aux yeux des hommes est précieux aux yeux du Seigneur. Le récit montre comment l’iniquité terrestre est renversée par la justice divine : après la mort, Lazare est accueilli « dans le sein d’Abraham », c’est-à-dire dans la béatitude éternelle, alors que le riche finit en enfer, « en proie à la torture ». Il s’agit d’un nouvel état de chose sans appel et définitif. C’est donc pendant sa vie qu’il faut se repentir. Le faire après ne sert à rien.

Cette parabole se prête également à une lecture sur le plan social. Celle que livra le pape Paul VI, il y a tout juste quarante ans, dans l’encyclique Populorum progressio est restée mémorable. Parlant de la lutte contre la faim, il écrivit : « Il s'agit de construire un monde où tout homme… puisse vivre une vie pleinement humaine… où le pauvre Lazare puisse s'asseoir à la même table que le riche (n. 47). L’encyclique rappelle que ce sont d’une part « les servitudes qui viennent des hommes » et de l’autre « une nature insuffisamment maîtrisée » (ibid.), qui provoquent les nombreuses situation de misère.

Malheureusement, certaines populations souffrent de ces deux facteurs à la fois. Comment ne pas penser, en ce moment, spécialement aux pays de l’Afrique subsaharienne, frappés ces jours derniers par de graves inondations ? Mais nous ne pouvons pas oublier tant d’autres situations d’urgence humanitaire dans différentes régions du monde, dans lesquelles les conflits pour le pouvoir politique et économique viennent aggraver une situation déjà critique sur le plan de l’environnement. L’appel que lança alors Paul VI : « Les peuples de la faim interpellent aujourd'hui de façon dramatique les peuples de l'opulence » (Populorum progressio, 3) conserve toute son urgence. Nous ne pouvons pas prétendre ne pas savoir quel chemin prendre : nous avons la Loi et les Prophètes, nous dit Jésus dans l’Evangile. Celui qui ne veut pas les écouter ne changerait pas, même si quelqu’un revenait de chez les morts pour le réprimander.

Que la Vierge Marie nous aide à profiter du temps présent pour écouter et mettre en pratique cette parole de Dieu. Qu’elle nous obtienne de devenir plus attentifs à nos frères dans le besoin, pour partager avec eux l’abondance ou le peu que nous avons, et contribuer, en commençant par nous-mêmes, à répandre la logique et le style de la solidarité authentique.

APRES L’ANGELUS

Je suis avec une grande anxiété les événements très graves qui se sont déroulés ces derniers jours au Myanmar et je souhaite exprimer ma proximité spirituelle à cette chère population en ce moment d’épreuve douloureuse. Je l’assure de ma prière solidaire et intense, invitant l’Eglise tout entière à faire de même, et je souhaite vivement que l’on trouve une solution pacifique, pour le bien du pays.

Je recommande également à votre prière la situation de la péninsule coréenne, où des développements importants dans le dialogue entre les deux Corées font espérer que les efforts de réconciliation en cours puissent se consolider en faveur du peuple coréen et de la stabilité et de la paix de la région tout entière.

Le pape a salué les pèlerins rassemblés dans la cour de la résidence, en différentes langues. Voici ce qu’il a dit en français :

C’est avec joie que je vous salue, chers pèlerins francophones venus pour la prière de l’Angélus, notamment le Séminaire français de Rome, qui achève sa retraite spirituelle. Que l’exhortation de l’Apôtre Paul dans la liturgie vous aide à vivre dans la foi et l’amour, dans la persévérance et la douceur ; vous demeurerez ainsi plus proches du Christ et vous serez des témoins courageux de la Bonne Nouvelle. Avec ma Bénédiction apostolique.

[© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana]


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